Présentation

L’ASCETE

Une association pour les orthoptéristes et les entomocénoticiens

1. Les buts scientifiques

1-1. Entomocénotique

L’ASCETE¹ se propose de développer d’une part l’inventaire des entomocénoses (celles-ci étant caractérisées, plus ou moins, sur des bases statistiques), et d’autre part l’étude de leur déterminisme écologique (identification des facteurs efficaces) complétée par celle des enchaînements dynamiques (reconstitution des séries climaciques), de l’extension géographique, voire de la mise en place historique.

Plusieurs méthodes peuvent être mises en œuvre pour caractériser des synusies (# associations) d’Insectes : analyse en composantes principales, analyse factorielle des correspondances, classification ascendante hiérarchique, etc. Mais celle que préconise B. Defaut à travers l’ASCETE consiste, pour l’essentiel, à appliquer aux Insectes la méthode des phytosociologues : les relevés de terrain qui se ressemblent par leur composition faunistique sont réunis pour former une synusie, les synusies qui se ressemblent constituent une alliance, les alliances qui se ressemblent constituent un ordre, et ainsi de suite avec les classes et les divisions. On élabore ainsi un système syntaxonomique hiérarchisé à partir des relevés de terrain, lesquels constituent les seuls objets concrets de cette démarche entomocénotique. Bien entendu les relevés de terrain doivent avoir été effectués sur des surfaces faunistiquement homogènes.

On peut constater ensuite que les unités syntaxonomiques de rang supérieur, divisions, classes, ordres, sont généralement corrélées avec des paramètres chorologiques ou climatiques (notamment les indices d’aridité annuelle et la température moyenne annuelle) et que les unités de rang inférieur, alliances et synusies, le sont avec des paramètres stationnels (en particulier l’arido-humidité, le pourcentage de sol dénudé, le pourcentage de recouvrement arboré, la hauteur et la densité de la strate herbacée).

Ainsi l’entomocénotique permet un regard réellement synthétique sur le monde entomologique. Et cela est fort satisfaisant sur le plan intellectuel. B. Defaut décrit en détail cette méthode d’étude appliquée aux insectes Orthoptères dans un ouvrage édité il y a quelques années².

1-2. Orthoptères

Lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 6 avril 2002 il a été décidé d’étendre le champ d’activité de l’ASCETE à l’étude des Orthoptères de France et des pays francophones limitrophes. Les thèmes traités en priorité, notamment dans la revue, sont énumérés à la page Publications.

2. Les buts conservatoires

Les décisions d’ordre conservatoire s’appuient habituellement sur la découverte d’espèces remarquables au plan régional ou local, à l’occasion d’inventaires faunistiques.

L’approche cénotique ajoute à la notion d’espèce remarquable celle de combinaison d’espèces remarquables. Cela concerne en particulier les synusies endémiques, c’est à dire à extension géographique restreinte (la présence d’espèces elles-mêmes endémiques n’y est pas obligatoire), et les synusies relictuelles (qui peuvent fort bien être dépourvues d’espèces relictuelles). Par ailleurs la liste d’espèces d’une synusie, son chiffre spécifique moyen, son coefficient de rareté, le coefficient de similitude et le coefficient d’originalité de chacun de ses relevés constitutifs, sont autant d’outils pour le gestionnaire, qu’il s’agisse de l’évaluation de l’état de santé des milieux, du choix de ceux qui seront à protéger, ou encore des modes de gestion à adopter, et de leur suivi.

B. Defaut a montré dans quelques-unes de ses études récentes comment on pouvait utiliser ces outils (se reporter à la liste complète des articles de la revue, et aussi à : L’entomocénotique en tant qu’outil de gestion conservatoire. Patrimoines Naturels, 1996, 25, 97-105.

3. La revue (Matériaux Entomocénotiques pour les tomes 1 à 7, Matériaux Orthoptériques et Entomo-cénotiques depuis le tome 8)

Elle constitue actuellement le ciment le plus concret de l’ASCETE. Sa parution est annuelle. Elle est destinée prioritairement à accueillir les articles des orthoptéristes et des entomocénoticiens francophones. (voir la page « Publications« )

4. Les autres publications

4-1. Le Synopsis des Orthoptères de France

Voir la page Synopsis

4-2. Contribution à la connaissance des Cigales de France : géonémie et écologie des populations (Hemiptera, Cicadidae)

Voir la page Cigales

5. Montant des cotisations

Actuellement les tarifs sont les suivants :

Cotisations individuelles :

  • 5 euros pour l’adhésion simple.
  • 20 euros pour l’adhésion couplée avec l’abonnement à la revue.

Tarif des cotisations des personnes morales (associant obligatoirement adhésion et
abonnement) :

Lors de la dernière Assemblée Générale les tarifs suivants ont été adoptés :

  • Réserves Naturelles, Bibliothèques, Bureaux d’études et associations loi 1901 comportant de 1 à 500 membres : 20 euros, correspondant à l’envoi d’un numéro.
  • Associations comportant de 501 à 1 000 membres : 35 euros, correspondant à l’envoi de deux numéros.
  • Associations comportant plus de 1 000 membres : 50 euros, correspondant à l’envoi de trois numéros.

Pour adhérer, consulter la page « Adhésion« 

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¹ ASsociation pour la Caractérisation et l’ETude des Entomocénoses.

² Les synusies orthoptériques en région paléarctique occidentale. Publication ANA, « Cottes », 09240 La Bastide-de-Sérou, 1994.