Résumés

Résumés accompagnant les articles
de la revue Matériaux Orthoptériques et Entomocénotiques

 

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Tome 7 (2002).

Braud Yoan, Eric Sardet & Didier Morin – Actualisation du catalogue des Orthoptéroïdes de l’île de Corse (France). Pages 5-22.

Résumé. Les auteurs proposent une actualisation commentée du catalogue des Orthoptéroïdes de Corse (SuperOrdre comprenant les Ordres des Orthoptères, Dermaptères, Phasmoptères, Mantoptères et Blattoptères), sur la base de plus de 1 500 données compilées à partir de la littérature disponible et de leurs propres observations (550 données inédites). Au total, 107 Orthoptéroïdes sont aujourd’hui connus en Corse, dont 4 espèces nouvelles pour l’île récemment découvertes par les auteurs : Acheta domestica (Orthoptera : Gryllinae), Omocestus petraeus, Omocestus viridulus (Orthoptera : Gomphocerinae) et Iris oratoria (Mantodea : Mantinae). Par ailleurs, 5 espèces considérées comme citées par erreur sont retirées de la faune de l’île : Rhacocleis baccettii, Tmethis cisti, Sphingonotus rubescens, Acrotylus fischeri et Chorthippus jacobsi
La répartition taxonomique entre les différents Ordres (stricto sensu) est composée de 80 Orthoptères, 7 Blattes, 7 Mantes, 11 Dermap-tères et 2 Phasmes. Les espèces endémiques (6 Orthoptères et 1 Blattoptère) représentent 6,5 % de la faune insulaire. Par ailleurs, cette actualisation est l’occasion de préciser la systématique parfois confuse des Orthoptères de Corse, en particulier pour les genres Rhacocleis, Acrotylus et Chorthippus. Quelques considérations biogéographiques, propres aux systèmes insulaires, sont également abordées.

Mots clés : Orthoptéroïdes (Orthoptères, Dermaptères, Phasmoptères, Mantoptères et Blattoptères), Corse, catalogue, biogéographie.

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Sardet Eric & Christelle Jager – Étude des peuplements orthoptériques de la Réserve Naturelle de Montenach (Moselle, France). Pages 89-108.

Résumé. La Réserve Naturelle de Montenach (Moselle) comprend une quarantaine d’hectares de pelouses calcicoles sèches réparties sur six collines qui représentent une surface totale de 107 ha. Ces pelouses sont gérées par moto fauchage (fréquence annuelle à quin-quennale) ; ce mode de gestion très contraignant, permet difficilement d’atteindre l’objectif principal de la Réserve Naturelle, soit la con-servation des pelouses sèches typiques. Le gestionnaire du site va mettre en place une gestion par pâturage ovin / équin, à partir de l’année 2001.
Cette étude présente d’une part, un bilan de l’impact de 11 années de gestion par fauche sur les cortèges orthoptériques et d’autre part constitue un « état 0 » de référence avant la mise en place d’un pâturage ovin / équin. Ainsi la démarche scientifique utilisée pour appré-hender les orthoptérocénoses permet un suivi dans le temps des populations afin d’évaluer l’impact du pâturage sur ce groupe d’insectes. La méthodologie retenue, basée sur la description des peuplements orthoptériques, confirme une nette évolution des pelouses calcicoles qui sont en cours de fermeture. Cette tendance évolutive de la végétation est également reflétée dans la composition des relevés orthoptériques par la dominance d’une espèce, Gomphocerippus rufus. De plus, on constate que la fauche hivernale des pelouses a un impact largement positif sur les orthoptérocénoses.

Mots clés : Orthoptères, peuplements, pelouses sèches, gestion, impact, fauche, pâturage.

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Tome 8 (2003).

Boitier Emmanuel – Auto-écologie des Orthoptères de la Réserve Naturelle du Rocher de la Jaquette (Puy-de-Dôme, France). Pages 5-19.

Résumé. -Le peuplement des Orthoptères a été étudié en 1999 et 2000 dans la Réserve Naturelle du Rocher de la Jaquette (Puy-de-Dôme, France). L’altitude moyenne est de l’ordre de 1 000 m et les surfaces échantillonnées correspondent à des milieux mésophiles à xérophiles. Au total, 40 relevés ont permis de recenser 32 espèces, tout en consignant les paramètres structurels de la végétation en terme de recouvrement et de hauteur. Outre des exigences d’ordre apparemment thermique, les Orthoptères dans leur ensemble réagissent in-dubitablement et en premier lieu à la prise de hauteur de la végétation et à sa complexité, ou à l’inverse à leur diminution. Des comporte-ments de spécialistes ou au contraire de généralistes, avec tout un panel de comportements intermédiaires, apparaissent alors clairement. L’auto-écologie des espèces est ainsi déterminée vis-à-vis de la physionomie de la végétation : pour chacune est précisée la valeur du ba-rycentre et l’amplitude d’habitat le long du continuum. L’analyse multivariée apporte en complément un regard objectif sur une situation écologique nettement organisée et non purement aléatoire. Au final, la formation optimale à la Jaquette semble être la pelouse mésother-mophile de hauteur moyenne, continue, de pente faible à modérée, bien exposée et comptant quelques arbustes. Située dans la partie su-périeure de la Réserve, cette formation est en effet celle qui abrite le plus grand nombre d’espèces par relevé, avec des valeurs presque toujours supérieures ou égales à 10.

Mots clés. Orthoptera, auto-écologie, structure de la végétation, Puy-de-Dôme, France.

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Sardet Eric & Bernard Defaut – Méthodologie générale pour la constitution de listes d’Orthoptères menacés en France. Pages 21-25.

Résumé. Pour l‘essentiel la méthode proposée ici pour élaborer des listes rouges d‘Orthoptères est celle utilisée antérieurement par d‘autres auteurs pour les Lépidoptères. Il s‘agit de croiser le degré de déclin des espèces (6 classes) avec leur degré de rareté (6 classes) et d‘en déduire un rang de priorité de surveillance (4 classes).

Mots clés. Liste rouge, Orthoptères menacés.

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Defaut Bernard – Liste rouge et espèces déterminantes en Midi-Pyrénées : 1. règles pratiques pour les Orthop-tères. Pages 27-37.

Résumé. Sont exposées les règles pratiques qui ont été mises en œuvre pour l’élaboration de la liste rouge des Orthoptères (la méthodologie générale est exposée ailleurs : SARDET & DEFAUT, 2003), et pour l’élaboration de la liste des espèces déter-minantes (la méthodologie générale a été imposée par le Ministère de l’Environnement), tout cela dans le cadre régional de Midi-Pyrénées.

Mots clés. Espèces déterminantes, espèces menacées, liste rouge, ZNIEFF.

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Defaut Bernard – Liste rouge et espèces déterminantes en Midi-Pyrénées : 1. résultats pour les Orthoptères.

Résumé. Sont exposés les résultats concrets en ce qui concerne la valeur patrimoniale des Orthoptères à l’échelle de la Région Midi-Pyrénées entière, et au sein de ses subdivisions. Sur les 119 espèces qui ont été identifiées avec certitude dans la Région, 53 ont une certaine valeur patrimoniale ; parmi ces dernières, 27 peuvent être considérées comme menacées (6 ont peut-être même disparu). Le dé-tail des connaissances actuelles, espèce par espèce, est présenté sous forme de tableaux.

Mots clés. Espèces déterminantes, espèces menacées, espèces disparues, liste rouge, ZNIEFF.

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CLOUPEAU Roger – Nouvelles données sur les Orthoptères d’Indre-et-Loire. Complément à la Liste commentée des Orthoptères de la région Centre [Insecta : Orthoptera]. Pages 75-82.

Résumé. Cette note a pour objet de compléter la liste des Orthoptères observés en Indre-et-Loire et d’actualiser le commentaire qui en a été donné dans la « Liste commentée des Orthoptères de la région Centre » (CLOUPEAU & al., 2000). Elle est basée sur les prospections réalisées en 2000, 2001 et 2002 dans le cadre de l’inventaire régional en cours. Les observations rapportées ici ne concernent toutefois que les espèces nouvelles pour le département ou « remarquables » au sens donné à ce terme dans le travail cité ci-dessus. Ces données supplémentaires permettent une discussion biogéographique plus documentée sur la présence d’espèces méridionales en limite d’aire dans le sud de la région Centre. Cette discussion inclut, mais ne valide pas, l’hypothèse d’un effet récent du réchauffement climatique global sur la répartition des Orthoptères thermophiles dans cette région.

Mots clés. Orthoptères, faunistique, biogéographie, réchauffement climatique, Indre-et-Loire, région Centre.

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ILBERT Nicolas & Josane MENEGAUX – Répartition et statut de Platystolus monticolus (SERVILLE, 1839) en Aquitaine (Orthoptera, Tettigoniidae, Ephippigerinae). Pages 89-94.

Résumé. A la suite de la découverte de Platystolus monticolus (SERVILLE, 1839) à basse altitude, de nouvelles observations, situées en plaine, ont été effectuées dans le département des Landes, à plus de 100 kilomètres des Pyrénées.
Cet article, basé sur de nombreuses données inédites, aborde la biogéographie de l’espèce en Aquitaine et sa répartition Franco-Ibérique. Dans un second temps, les observations réalisées au cours des deux dernières années sont comparées à la bibliographie, et certains as-pects biologiques et écologiques (habitats préférentiels, altitudes, …) sont décrits.
Enfin, une discussion tente d’expliquer la découverte tardive de l’espèce dans les Landes et de présenter les potentialités d’expansion de l’espèce au niveau régional.

Mots clés. Orthoptères, Platystolus monticolus, Biogéographie, Aquitaine, Ecologie.

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Defaut Bernard – Eléments pour la faune de France des Caelifères : 1. Sur la légitimité taxonomique de Myrmeleotettix maculatus (Thunberg, 1815) ssp hispanicus Harz 1975 (Orthopteroidea, Caelifera). Pages 95-96.

Résumé. Les mâles pyrénéens de Myrmeleotettix maculatus et peut-être ceux d’Espagne centrale semblent s’écarter des individus plus septentrionaux par des caractéristiques morphologiques et comportementales. Si cela venait à être confirmé, il faudrait sans doute re-légitimer le taxon Myrmeleotettix maculatus hispanicus Harz 1975.

Mots clés. Myrmeleotettix maculatus hispanicus, morphologie tegminale, comportement acoustique.

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Defaut Bernard – Eléments pour la faune de France des Caelifères : 2. Sur la localité type de Chorthippus bino-tatus saulcyi (Krauss 1888) (Orthopteroidea, Caelifera). Pages 97-98.

Résumé. Chorthippus binotatus saulcyi est actuellement introuvable sur la localité type (Pla Guilhem, 2 300 m), et même sur le reste de la commune qui contient la localité type (F-66500 Vernet les Bains). Des populations existent en versant Sud du Canigou (commune de Prats de Mollo), mais elles ne dépassent pas l’altitude de 2 100 m.
Le réchauffement climatique global ne peut être invoqué puisqu’il devrait au contraire provoquer une remontée des espèces en altitude.

Mots clés. Chorthippus binotatus saulcyi, localité type.

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Defaut Bernard – Les Sphingonotus du groupe rubescens en France et en Espagne continentale (Caelifera, Acri-didae, Oedipodinae). Pages 99-127.

Résumé. Sphingonotus corsicus doit être considéré comme une espèce à part entière, plutôt que comme une sous-espèce de Sphingono-tus caerulans. C’est très probablement par confusion avec Sphingonotus rubescens que Sphingonotus corsicus a été cité en Espagne continentale. Finalement les cinq taxons du groupe S. rubescens présents sur l’aire envisagée sont S. uvarovi Chopard (Corse), S. corsi-cus Chopard (Corse), Sphingonotus caerulans caerulans (Linnaeus) (France centrale et méridionale, et une grande partie de l’Espagne continentale), Sphingonotus caerulans cyanopterus (Charpentier) (France septentrionale, littoral atlantique français, littoral méditerra-néen français occidental) et Sphingonotus rubescens (Walker) (Espagne méridionale : Almeria !, à confirmer ailleurs). Le meilleur critère pour différencier les espèces est fourni par la densité de la denticulation sur la nervure intercalée des mâles.

Mots clés. Sphingonotus groupe rubescens, France, Corse, Espagne continentale, nervure intercalée.

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Defaut Bernard – Le note Sur la présence en Corse du phytoclimat subaxérique frais (SX 4). Pages 129-130.

Résumé. Les pinèdes corses à Pinus laricio représentent probablement l’étage phytoclimatique subaxérique frais, SX4 (= étage monta-gnard de type sec sensu Gaussen), malgré que GAMISANS (1999) les ait rangées dans les Fagetalia sylvaticae, et non dans les Pino-Juniperetea.

Mots clés. Phytoclimatologie, Corse.

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Tome 9 (2004).

PUISSANT Stéphane – Les orthoptères comme outil d’aide a la gestion des sites de reproduction du grand tétras (massif du Canigou, Pyrénées-Orientales). Première contribution. Pages 5-14.

Résumé. Le peuplement orthoptérique de cinq stations du Massif du Canigou (Pyrénées-Orientales, 66) a été échantillonné à la suite d’opérations de gestion visant à améliorer le milieu de vie du Grand Tétras. Pour les cinq stations, neuf milieux furent caractérisés du point de vue de leur structure de végétation ; les stations relèvent toutes de l’étage de végétation boréo-montagnard. Quatre de ces mi-lieux ont subi une opération de défrichage durant les années 1996-1998 et cinq servirent de référence pour la comparaison des résultats, puisque vierges de toute intervention anthropique récente. Les campagnes d’échantillonnages menées en septembre 2002 et juillet 2003 permirent de constater qu’aucune espèce d’Orthoptère n’est présente sous couvert forestier quel que soit le degré d’ouverture des mi-lieux, ces derniers ayant subi ou non une opération de défrichage. Les milieux situés en bordure forestière immédiate abritent trois à huit espèces représentées par de très faibles effectifs et c’est dans les landes hautes fermées que la faune orthoptérique est la moins pauvre. Les résultats indiquent que les opérations de défrichages s’avèrent être insuffisantes afin de créer les conditions écologiques requises pour un peuplement orthoptérique riche et diversifié. Afin d’augmenter les effectifs des populations d’Orthoptères, les rendant ainsi plus facilement disponibles comme biomasse alimentaire pour le Grand Tétras durant les quinze premiers jours de nourrissage des oisillons, il est préconisé de mener entre fin novembre et fin mars un brûlage dirigé de faible intensité sur plusieurs hectares jouxtant le milieu fo-restier.

Mots clés. Orthoptera, Tetrao urogallus, défrichage, brûlage dirigé, Pyrénées orientales, France.

Abstract. Grasshopper’s populations of five stations in the Massif of the Canigou (Pyrénées-Orientales, 66) have been sampled after operations of management led with the purpose of improving the life middle quality of Capercaillie. For the five stations, nine habitats were characterized from the point of view of their vegetation structure; all stations being in the boreal montane class of vegetation. Four of these habitats were reclaimed during years 1996-1998 and five served as reference for the comparison of results, since exempt from all recent human intervention. Periods of samplings led in September 2002 and July 2003 permitted to note that no Orthoptera species is present under covered forest whatever degree of habitat opening, even though these last were reclaimed. Habitats situated in near forest border have three to eight species represented by populations at very low density and it is in the closed high shrublands that grasshop-pers fauna is the least poor. Results indicate that reclamations were insufficient in order to create the requisite ecological conditions for varied populations at high density. In order to increase grasshoppers populations, being thus more easily available as food for Capercail-lie during the first fifteen days of fledgling feeding, it is recommended to do between end November and end of March a controlled burning of low intensity on several hectares near the forest.

Key-words. Orthoptera, Tetrao urogallus, reclamation, controlled burning, eastern Pyrenees, France.

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Defaut Bernard – A propos de la détermination des espèces et sous-espèces de Dociostaurus gr. genei (Ocskay, 1832) (Caelifera, Acrididae, Gomphocerinae). Pages 15-19.

Résumé. Les meilleurs critères pour séparer D. genei (Ocskay) de D. jagoi (Soltani) sont l’allure des valves apicales du pénis (élancées chez D. genei, trapues chez D. jagoi), le nombre de dents stridulatoires aux fémurs postérieurs des mâles (22 à 35 pour D. genei, 38 (34) à 76 pour D. jagoi) et la forme du bord externe des deux lobes médians sur le dernier tergite abdominal des mâles (atténué progres-sivement chez D. genei, s’arrêtant abruptement ou même en angle rentré chez D. jagoi). Pour séparer les deux sous-espèces de D. jagoi la longueur du pénis est peut-être un bon critère (mais il faudrait établir les fourchettes des valeurs), de même que la silhouette des valves apicales du pénis (proportionnellement plus large à la base chez la ssp nominale ; mais ce serait à vérifier sur un grand nombre d’exemplaires).

Mots clés. Dociostaurus genei, Dociostaurus jagoi, caractérisation morphologique.

Abstract. The best characters to distinguish D. genei (Ocskay) from D. jagoi (Soltani) are shape of apical penis valves (slender in D. genei, thickset in D. jagoi), number of stridulatory pegs on posterior femora in the males (22 to 35 in D. genei, 38 (34) to 76 in D. jagoi), and shape of the median lobes’external slide, on the last abdominal tergit in the male (progressively reduced in D. genei, and sharply sloped or angularly outcurved in D. jagoi). To distinguish the two ssp of D. jago, the penis’ length maybe is a good character (but it would be necesary to establish the values’ range) ; and the shape of apical penis valves seems broader in D. j. jagoi (but this must be checked from more samples).

Key words. Dociostaurus genei, Dociostaurus jagoi, mophological characterization.

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Defaut Bernard – La distinction pratique d’Acrotylus i. insubricus et d’Acrotylus fischeri en France (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae). Pages 21-35.

Résumé. Les meilleurs critères pour séparer les exemplaires français d’Acrotylus insubricus de ceux d’Acrotylus fischeri sont relatifs au raccourcissement des tegmina par rapport aux fémurs postérieurs chez la deuxième espèce. D’autres paramètres peuvent être utilisés en complément, notamment la forme du bord postérieur du pronotum, la gibbosité de la prozone (chez la femelle), la rugosité de la méta-zone, mais ils ne sont pas complètement fiables.
Cette faible caractérisation morphologique des deux taxons, du moins sur le sol français, pourrait conduire à s’interroger sur leur statut taxonomique ; cependant il y a de solides arguments pour conserver un rang spécifique à Acrotylus fischeri.

Mots clés. Acrotylus insubricus, Acrotylus fischeri, France, Espagne, Maghreb.

Abstract. The best criteria to separate french samples of Acrotylus insubricus and of Acrotylus fischeri are relating to tegmina’ s short-ening in relation to hind femurs in the second species. Other parameters may be used to supplement, especially morphology of the pro-notum’s posterior edge, gibbousity of prozona (in the female), roughness of metazona, but they are not entirely reliable.
This weak characterisation of the two taxa in France couldto lead to wonder about their taxonomic status. Therefore there are strong ar-guments to keep a specific status for Acrotylus fischeri.

Key words. Acrotylus insubricus, Acrotylus fischeri, France, Spain, Maghreb.

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Defaut Bernard – Eléments pour la faune de France des Caelifères : 3. La position générique de Tetrix de-pressa Brisout, 1849 (Orthopteroidea, Caelifera). Pages 37-38.

Résumé. L’espèce Tetrix depressa Brisout, 1849, paraît mieux rangée dans le genre Depressotetrix Karaman (1960) que dans le genre voisin Uvarovitettix Bazyluk & Kis, 1960, lequel contient Mesotettix transsylvanicus Bazyluk & Kis, 1960, et Tettix nodulosa Fieber, 1853 (synonyme : Tettix nobrei Bolivar, 1887).

Mots clés. Tetrix depressa, Uvarovitettix, Depressotetrix, Mesotettix.

Abstract. The species Tetrix depressa Brisout, 1849, seems better put in the genera Depressotetrix Karaman (1960) than in the related genera Uvarovitettix Bazyluk & Kis, 1960, which contains Mesotettix transsylvanicus Bazyluk & Kis, 1960, and Tettix nodulosa Fieber, 1853 (synonym : Tettix nobrei Bolivar, 1887).

Key words. Tetrix depressa, Uvarovitettix, Depressotetrix.

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CLOUPEAU Roger – Le département d’Indre-et-Loire dans l’Atlas des Orthoptères et des Mantides de France (2003). Pages 39-42.

Résumé. Cette note propose un commentaire sur la cartographie des Orthoptères du département d’Indre-et-Loire, telle qu’elle apparaît dans l’Atlas des Orthoptères et Mantides de France (2003).

Mots clés. Orthoptères, atlas, France, Indre-et-Loire.

Abstract. This paper presents a commentary on orthopteran’s cartography of Indre-et-Loire départment, such that it shows in the Atlas des Orthoptères et Mantides de France (2003).

Key words. Orthopteran, atlas, France, Indre-et-Loire.

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BOITIER Emmanuel – Caractérisation écologique et faunistique des peuplements d’orthoptères en montagne au-vergnate. Pages 43-77.

Résumé. 237 relevés réalisés entre 1999 et 2002 ont permis de caractériser écologiquement et faunistiquement les peuplements d’Or-thoptères en montagne auvergnate. L’influence déterminante ou non de différents facteurs abiotiques (altitude, exposition, hygrotrophie édaphique) et de la structure de la végétation a été examinée d’un point de vue global, avec la richesse spécifique comme variable à expli-quer, et d’un point de vue autoécologique, en examinant la distribution des espèces à titre individuel. L’altitude est un facteur net d’appau-vrissement spécifique : on constate en particulier une véritable discontinuité de part et d’autre de la cote théorique de 1300 m. Plus que par l’apparition substantielle d’éléments orophiles (d’un point de vue spécifique et fréquentiel), la prise d’altitude se caractérise bien da-vantage en montagne auvergnate par la disparition des éléments collinéens. Les résultats liés à l’exposition suggèrent une recherche ac-tive des expositions orientales (est et sud-est) et occidentales (ouest et sud-ouest) chez les Orthoptères en altitude, de même que l’analyse hygrotrophique permet de noter une réorganisation spatiale des espèces en faveur de milieux plus frais en altitude, à l’inverse de ce que l’on observe en plaine. On constate par ailleurs que les Orthoptères s’accommodent (voire recherchent) des végétations de plus en plus hautes et de plus en plus fournies au fur et à mesure de l’élévation altitudinale. Tous ces résultats généraux s’accordent pour désigner si-non un véritable tropisme de fraîcheur chez les Orthoptères en montagne auvergnate, mais au moins un évitement des milieux les plus secs et les plus ensoleillées, évitement d’autant plus marqué que l’on gagne les plus hautes altitudes. Par ailleurs, l’identité faunistique et écologique des différents peuplements a été établie : nous avons identifié six synusies montagnardes et une synusie subalpine. Nous avons comparé pour ce faire l’efficacité respective des méthodes mathématiques multivariées, d’une part, et de la méthode entomocéno-tique dérivée de la phytosociologie et mise au point par DEFAUT, d’autre part. Ces deux méthodes s’avèrent parfaitement complémen-taires. Les peuplements d’Orthoptères, à l’instar des espèces végétales, ont également un fonctionnement propre et autonome dans un es-pace à n dimensions (paramètres environnementaux), et sont structurés par des lois fonctionnelles et évolutives. Au final, on peut donc bel et bien parler de véritables entités en ce qui concerne ces peuplements : ils constituent de ce fait un élément supplémentaire et infor-matif pour l’étude et la compréhension des écosystèmes d’altitude.

Mots clés. Orthoptera ; autoécologie ; synécologie ; peuplements ; altitude ; exposition ; hygrotrophie ; structure de végétation ; Au-vergne.

Abstract. We characterised ecological constraints and faunistic composition of Orthoptera communities in Auvergne mountains by the analysis of 237 samplings performed between 1999 and 2002. We tested the influence of vegetation structure and abiotic factors (alti-tude, exposition, edaphic hygrotrophy) on global richness and on the distribution of each species. The main results concerning global specific richness (GSR) are as follows: (i) GSR clearly decreases with altitude, particularly above 1,300 m ASL where fauna composi-tion and community parameters change. The decrease of GSR with growing altitude is mainly due to the reduction of collinean species, weakly balanced by orophile fauna. (ii) The Orthoptera are preferentially located in east (E and SE) or west (W or SW) orientation at higher altitudes but in south orientation at collinean stage. Likewise, GSR increases with increasing hygrotrophy above 1,300 m ASL, in contrast to the situation observed below, where dry conditions are preferred. (iii) Elevating altitude is linked to an active finding of refu-gee in higher and more compact vegetation. Community structure and composition were studied with the help of two complementary methods: multivariate analyses (factor analysis and hierarchical classification) and Defaut’s entomocenotic method (derived from the principles of phytosociology). We described six mountain synusies and one subalpine synusy. We demonstrated that each orthoptera community, as for plants, shows particular and autonomous reactions against the environmental parameter constraints in a n-dimension space, revealing functional and evolutive laws. As a result, these communities constitute important entities to a better defining and un-derstanding of mountain ecosystems.

Key words. Orthoptera ; autoecology ; synecology ; communities ; altitude ; exposition ; hygrotrophy ; vegetation structure ; Auvergne.

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Defaut Bernard – Etude des synusies orthoptériques dans les milieux ouverts et semi-ouverts de la réserve natu-relle de Jujols (F-66360). Pages 79-124.

Résumé. Cinquante six relevés orthoptériques ont été effectués dans la Réserve Naturelle de Jujols (France, Pyrénées-Orientales) en 2002 et 2003, et rapportés à 8 synusies (communautés) ; quelques-unes ont une forte valeur patrimoniale. Ces synusies sont intégrées à un synsystème hiérarchisé, comprenant notamment un nouvel ordre, endémique de la partie orientale des Pyrénées, et quatre nouvelles alliances. Toutes ces entités syntaxonomiques sont repérées bioclimatiquement.
Des paramètres cénotiques sont établis pour chaque relevé orthoptérique : nombre d’espèces, indice de similitude, indice d’originalité, densité cénotique, régularité (ou équitabilité) ; ils permettent ensuite de comparer l’état de santé actuel des milieux, et de le mettre en re-lation avec le passé des parcelles ; ils permettront à l’avenir d’apprécier l’impact des modes de gestion, notamment l’utilisation du feu di-rigé.

Mots clés. Espèces patrimoniales, gestion, feu dirigé, orthoptérocénotique, orthoptéroclimatologie, synsystème, synusie.

Abstract. Fifty six samplings have been carried out in the Jujols’ Nature Reserve (France Pyrénées-Orientales), in 2002 and 2003. Eight communities were recognized, some of them having an important patrimonial value. Those communities are integrated into a syn-system, which comprises a new order (endemic to the oriental part of the Pyrenees), and four new alliances. All those syntaxonomic en-tities are bioclimatically located.
The following cenotic parameters were recorded for each orthopteric sampling : number of species, similarity index, originality index, cenotic density, evenness index ; these parameters have allowed to compare the actual health of the studied environments, in relation to the past of the plots. In the future they will help in conducting the mode of management, specially by the use of monitored fire.

Key Words. Community, monitored fire, management, orthopterocenotic, orthopteroclimatology, patrimonial species, synsystem.

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SARDET Eric & Bernard Defaut – Les Orthoptères menacés en France. Liste rouge nationale et listes rouges par domaines biogéographiques. Pages 125-137.

Résumé. Ce travail a été mené d’une part à l’échelle nationale, d’autre part à l’échelle des huit domaines biogéographiques, selon une méthodologie ajustée collectivement. A l’échelle nationale, la faune française des Orthoptères (sensu stricto : Ensifera et Caelifera) comprend 216 espèces et sous-espèces. 10 d’entre elles sont proches de l’extinction ou sont déjà éteintes (priorité de surveillance 1), 23 sont fortement menacées d’extinction (priorité 2), et 46 sont à surveiller (priorité 3).

Mots clés. Liste rouge, Orthoptères, Caelifera, Ensifera, France.

Abstract. This work has been conducted on the one hand on a national scale, on the other hand on a eight biogeographic field scales, according to a collectively changed methodology. On a national scale, the french Orthoptera fauna (sensu stricto : Ensifera and Caelif-era) comprises 216 species and subspecies. Ten of them are close to extinction or are already extinct (watch priority 1), 23 are highly threatened of extinction (priority 2) and 43 must be surveyed (priority 3).

Key-words. Red List, Orthoptera, Caelifera, Ensifera, France.

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Tome 10 (2005).

PETIT Daniel – Données récentes sur la phylogénie moléculaire des Acrididae, spécialement les Oedipodinae et les Gomphocerinae. Pages 7-18.

Résumé. 1) La phylogénie des Acrididae présents en Europe occidentale a été revue par l’analyse de gènes mitochondriaux disponibles dans GenBank (ARN 12S, 16S, CytB and COI). Deux combinaisons de 2 jeux de gènes, ARN 12S et 16S d’une part et de COI et CytB d’autre part permettent de revisiter la classification des Acrididae. A l’intérieur de cette famille, plusieurs sous-familles à pointe prosternale (les Catantopidae au sens de Chopard) se sont différenciées. 2) Parmi ces sous-familles a pris naissance l’ensemble mono-phylétique des Oedipodinae, Acridinae et Gomphocerinae (OAG = Acrididae au sens de Chopard). Les Oedipodinae sont très voisins des Acridinae alors que les Gomphocerinae sont plus éloignés. Une nouvelle classification des Oedipodinae et Gomphocerinae au ni-veau des tribus est proposée.

Mots clés. Acrididae, Phylogénie moléculaire, Oedipodinae, Acridinae, Gomphocerinae.

Abstract. 1) The phylogeny of West European Acrididae was reassessed by the analysis of 4 mitochondrial genes, available in Gen-bank (ARN 12S, 16S, CytB and COI). Two combinations of 2 gene sets (ARN 12S and 16S) from one hand, and COI and CytB on the other, allow to revisit the classification of Acrididae. Within this family, several sub-families harboring a prosternal spur (« Catan-topidae » sensu Chopard) first differentiated. 2) Among these subfamilies, the monophyletic group comprising Oedipodinae, Acridinae and Gomphocerinae (AOG = « Acrididae » sensu Chopard) has arisen. The Oedipodinae are very close to Acridinae, whereas Gom-phocerinae are more distant. A new classification of Oedipodinae and Gomphocerinae at the tribe level is proposed.

Key Words. Acrididae, molecular phylogeny, Oedipodinae, Acridinae, Gomphocerinae.

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Defaut Bernard – L’appartenance générique de Gryllus azurescens Rambur (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae). Pages 19-23.

Résumé. 1) Le genre Pseudosphingonotus, créé par SHUMAKOV (1963) pour regrouper les espèces de l’ancien genre Sphingonotus qui sont munies d’un appareil stridulatoire particulier, est valide ; ce genre a pour espèce type Sphingonotus paradoxus Bey-Bienko, 1948, identifiée par erreur comme Sphingonotus savignyi Saussure, 1883, dans la description originale par SHUMAKOV (1963). 2) Le vocable Neosphingonotus Benediktov, 1998, est en un synonyme plus récent (syn. n.). 3) De par la conformation de son appareil stridulatoire (une série de 11 à 13 nervules transverses, épaissies et saillantes entre les nervures R et M sur les tegmina de l’holotype), Gryllus azu-rescens Rambur, 1838, n’appartient pas au genre Sphingonotus Fieber, mais au genre Pseudosphingonotus Shumakov : Pseudosphin-gonotus azurescens (Rambur, 1838), comb. n.

Mots clés. Acrididae, Gryllus azurescens, Neosphingonotus, Pseudosphingonotus, synonymie.

Abstract. 1) The genus Pseudosphingonotus, created by SHUMAKOV (1963) to bring together the species from the genus Sphingonotus which have a special stridulatory apparatus, is valid; the type species of this genus is Sphingonotus paradoxus Bey-Bienko, 1948, misi-dentified as Sphingonotus savignyi Saussure, 1883, in the original designation by SHUMAKOV (1963). 2) The term Neosphingonotus Benediktov, 1998, is a synonymous more recent (syn. n.). 3) Because of the conformity of his stridulatory apparatus (a series of 11 to 13 thickened transversal veinules between the R and M veins on the tegmina of the holotype), Gryllus azurescens Rambur, 1838, does not belong to the genus Sphingonotus Fieber, but to the genus Pseudosphingonotus Shumakov : Pseudosphingonotus azurescens (Rambur, 1838), comb. n. .

Key Words. Acrididae, Gryllus azurescens, Neosphingonotus, Pseudosphingonotus, synonymy.

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Defaut Bernard – Considérations taxonomiques sur Oedipoda arenaria Lucas. Pages 25-33.

Résumé. 1) Ce qui a été appelé jusque là « Sphingonotus » arenarius (Lucas) en Péninsule Ibérique est attribuable à Pseudosphin-gonotus azurescens (Rambur), en réalité. 2) Le taxon Oedipoda arenaria Lucas, d’Algérie orientale (localité type : El Kala), est soit un simple synonyme d’azurescens, soit peut-être (comme le supposait déjà HARZ, 1975) une sous-espèce particulière, dont la répartition se-rait maghrébine orientale (Algérie orientale et Tunisie).

Mots clés. Acrididae, Oedipodinae, Pseudosphingonotus, « Sphingonotus » arenarius, « Sphingonotus » azurescens.

Abstract. 1) What has been called under « Sphingonotus » arenarius (Lucas) in the Iberian peninsula until now is in fact Pseudosphin-gonotus azurescens (Rambur). 2) The taxon Oedipoda arenaria Lucas, from oriental Algeria (type locality : El Kala) is either a pure synonym of azurescens, or possibly a subspecies of this last taxon, the geographical distribution of which would be eastern Algeria and Tunisia.

Key Words. Acrididae, Oedipodinae, Pseudosphingonotus, « Sphingonotus » arenarius, « Sphingonotus » azurescens.

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BARATAUD Julien – Eléments sur le peuplement orthoptérique de la haute vallée d’Asco Corse, France). Pages 35-40.

Résumé. Des inventaires dans une vallée du centre de la Corse, réalisés en 2001 et 2002, ont permis de trouver 33 espèces. Parmi celles-ci figure Rhacocleis bonfilsi, espèce endémique non retrouvée depuis sa découverte en 1957.
Des données sur les limites altitudinales et les milieux fréquentés dans cette vallée ont été recueillies pour toutes les espèces, apportant quelques informations sur leurs exigences écologiques, en complément à ce qui était connu.
La pratique d’inventaires nocturnes grâce à un détecteur d’ultrasons a donné de très bons résultats pour les ensifères émettant sur de hautes fréquences (Rhacocleis, Antaxius,…) et cette méthode mériterait d’être généralisée pour inventorier ces groupes.

Mots clés. Orthoptères, Asco (Corse), inventaire, détecteur d’ultrasons.

Abstract. Inventories in a valley of central Corsica, carried out in 2001 and 2002, have permitted to find 33 species. Among these ones the most remarkable is Rhacocleis bonfilsi, an endemic species not found since it had been discovered in 1957.
We recorded in this valley the altitudinal limits and habitats of all species, bringing additional information to what was known about their ecological needs.
Nocturnal inventories with ultrasound detectors yielded very good results for high frequencies Ensifera species (Rhacocleis, An-taxius,…), so it would be efficient to generalize it.

Key Words. Orthoptera, Asco (Corsica), inventory, ultrasound detector.

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Defaut Bernard – Acrotylus braudi, nouvelle espèce de corse (France) (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae). Pages 41-48.

Résumé. L’étude des échantillons d’Acrotylus collectés en Corse par Yoan Braud permet de conclure que l’espèce identifiée jusque là comme Acrotylus insubricus est en réalité une espèce nouvelle : Acrotylus braudi sp. nov.
Les critères distinctifs avec l’autre espèce présente en Corse, Acrotylus patruelis, sont nombreux ; en particulier, les mâles d’A. braudi se distinguent au premier coup d’œil par la tache alaire brune qui est distante du bord postérieur (chez les mâles d’Acrotylus patruelis elle est contiguë ou sub-contiguë au bord postérieur). Les différences avec A. insubricus portent sur la largeur moindre du vertex (en va-leur absolue et relativement à la longueur de l’œil), le plus grand allongement des tegmina en valeur absolue (mais avec un léger chevau-chement) et aussi relativement à la longueur du pronotum et relativement à la longueur des fémurs postérieurs, l’étroitesse des fémurs postérieurs, l’étroitesse des tegmina. La ressemblance avec Acrotylus fischeri, taxon non encore signalé de Corse, est plus lointaine.
Une clef pour les espèces d’Acrotylus présentes en Corse et en France continentale est proposée.

Mots clés. Acrotylus braudi sp. n., Acrotylus patruelis, Acrotylus insubricus, Acrotylus fischeri, Corse.

Abstract. The study of the Acrotylus’ samples collected in Corsica by Yoan Braud allows to conclude that the species identified until now as Acrotylus i. insubricus is a new species: Acrotylus braudi sp. nov.
The diagnosis criteria separating this new species from the only other species present in Corsica, Acrotylus patruelis, are numerous; in particular, the males of A. braudi are immediately recognizable by the brown mark on the hind wing which is more distant from the edge.
It differs from Acrotylus i. insubricus by the minor width of vertex (in absolute, and in relation with eye’s length), by the larger exten-sion of the tegmina (in absolute and in relation to pronotum’s length and to hind femur’s length), and by the narrowness of hind femurs and of tegmina. The new species is more distantly related to Acrotylus fischeri.
A key for the Acrotylus species present in Corsica and continental France is provided.

Key words. Acrotylus braudi sp. n., Acrotylus patruelis, Acrotylus insubricus, Acrotylus fischeri, Corsica.

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Defaut Bernard – Pseudosphingonotus morini sp. n. et P. lluciapomaresi sp. n., deux espèces nouvelles en Espagne (Acrididae, Oedipodinae). Pages 49-55.

Résumé. 1) Une espèce proche de Pseudosphingonotus azurescens se rencontre, parfois en mélange avec elle, en Espagne septentrio-nale dans la Province de Huesca (Sierra de Alcubierre) et dans le Nord de celle de Zaragoza (Desierto de los Monegros) : Pseudos-phingonotus morini, sp. nov.
2) Une autre espèce relativement proche de Pseudosphingonotus azurescens a été récoltée (une seule femelle) dans la Province d’Almeria, vers Velez Rubio : Pseudosphingonotus lluciapomaresi, sp. nov.

Mots clés. Acrididae, Oedipodinae, Pseudosphingonotus morini, sp. nov., Pseudosphingonotus lluciapomaresi, sp. nov.

Abstract. 1) A species related to Pseudosphingonotus azurescens may be found in Spain, mixed with it, in the province of Huesca (Si-erra de Alcubierre) and in the North of the one of Zaragoza (Desierto de los Monegros) : Pseudosphingonotus morini, sp. nov.
2) A relatively related other species has been collected in the province of Almeria, near Velez Rubio (only one female) : Pseudosphin-gonotus lluciapomaresi, sp. nov.

Key Words. Acrididae, Oedipodinae, Pseudosphingonotus morini, sp. nov., Pseudosphingonotus lluciapomaresi, sp. nov.

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Defaut Bernard – Une espèce proche de Sphingonotus maroccanus Uvarov en Galice (Espagne) (Caelifera, Acri-didae, Oedipodinae). pages 57-62.

Résumé. Un spécimen mâle affine de S. maroccanus Uvarov a été récolté en 1972 en Galice (Espagne) ; il avait primitivement été déterminé comme Pseudosphingonotus azurescens (collection du Natural History Museum de Londres : « Sphingonotus » azurescens). C’est apparemment la première fois qu’un Sphingonotus du groupe maroccanus Uvarov est indiqué en Europe occidentale.

Mots clés. Acrididae, Oedipodinae, Galice, Sphingonotus maroccanus Uvarov.

Abstract. One male specimen related to S. maroccanus Uvarov has been collected in 1972 in Galicia (Spain) ; it had been determined initially as Pseudsphingonotus azurescens (collection of the Natural History Museum of London: « Sphingonotus » azurescens). Apparently, this is the first record for Sphingonotus group maroccanus in Western Europe.

Key-words. Acrididae, Oedipodinae, Galicia, Sphingonotus maroccanus Uvarov.

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Defaut Bernard – Note complémentaire sur les Sphingonotus du groupe rubescens en région paléarctique occi-dentale (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae). Pages 63-72.

Résumé. Comme suite à une étude précédente (DEFAUT 2003), 34 nouveaux spécimens de Sphingonotus du groupe rubescens (Walker) ont été examinés, dont les types de Sphingonotus rubescens, Sphingonotus caerulans caerulans et Sphingonotus caerulans cyanopte-rus, ainsi que divers exemplaires ibériques identifiés par les récolteurs comme « Sphingonotus caerulans corsicus ». Il se confirme au-jourd’hui que Sphingonotus corsicus n’existe très probablement pas sur le territoire ibérique (confusion avec Sphingonotus rubescens le plus souvent, parfois avec Sphingonotus c. caerulans). Par ailleurs la caractérisation morphologique et la répartition géographique des différents taxons en présence sont précisées ; en particulier, l’extension géographique de Sphingonotus caerulans cyanopterus jusque sur la côte atlantique marocaine et jusque sur le littoral grec est envisagée, à titre d’hypothèse demandant encore a être étayée.

Mots clés. Corse, Espagne continentale, France, nervure intercalée, Sphingonotus groupe rubescens.

Abstract. As an addition to a previous study (DEFAUT 2003), 34 new specimens belonging to the Sphingonotus rubescens (Walker) group have been examined, including the types of Sphingonotus rubescens, Sphingonotus caerulans caerulans and Sphingonotus caer-ulans cyanopterus, as well as several Iberian individuals identified by the collectors as « Sphingonotus caerulans corsicus ». It appears now that Sphingonotus corsicus does not probably exist on the Iberian Peninsula (mixed-up most often with Sphingonotus rubescens, sometimes with Sphingonotus c. caerulans). Moreover, we characterized morphological criteria and geographic areas of the different taxa; as for Sphingonotus caerulans cyanopterus, its possible distribution from the coasts of Atlantic Morocco to Greece is a working hypothesis needing further investigations.

Key-words. Corsica, France, intercalata vein, Spanish mainland, Sphingonotus group rubescens.

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SARDET Eric, Sylvain HUGEL, Laurent SCHWEBEL, Gilles CARRON & ReynoldTREIBER – Nouvelles observations de Phaneroptera nana Fieber (1853) (Orthoptera, Phaneropteridae) en Alsace et dans le reste de l’Europe occiden-tale et centrale. Pages 73-81.

Résumé. La sauterelle Phaneroptera nana était considérée comme disparue d’Alsace depuis presque un siècle, la dernière observation datant de 1914. Plusieurs découvertes récentes laissent penser que sa supposée absence durant le dernier siècle est due à un manque d’observations de terrain. Nous profitons de cette actualisation de la répartition de Phaneroptera nana en Alsace pour répertorier les autres stations isolées de cette espèce, qui semble résolument en extension vers le nord / nord-est de la France, ainsi qu’en Allemagne où l’espèce était encore inconnue jusqu’en 2003. Cette sauterelle méridionale profite des conditions climatiques plus favorables des zones urbanisées mais probablement aussi du réchauffement climatique.

Mots clés. Phaneroptera nana, distribution, Alsace, France, Allemagne, Suisse, écologie, dynamique d’extension.

Abstract. The bush katydid Phaneroptera nana was thought to have disappeared from Alsace for almost a century, since the last record in 1913. The believed absence of this species seems to have been due to a lack of sampling, as suggested by its recent rediscovery in several localities. Taking advantage of our new observations in Alsace, we have compiled all available reports of isolated geographical occurrences of this species. The compiled data indicate an apparent extension of Phaneroptera nana distribution towards the North / Northeast in France, and also Germany where this species was unknown until recently. For its spread to northern areas, this bush katy-did is clearly taking advantage of the mild urbanized environment and probably of the current global warming trend.

Keywords. Phaneroptera nana nana, distribution, Alsace, France, Germany, Switzerland, ecology, dynamics of range extension.

Zusammenfassung. Die Vierpunktige Sichelschrecke Phaneroptera nana galt im Elsaß seit fast einem Jahrhundert als „ausgestorben“, der letzte Fund stammt aus dem Jahr 1913. Mehrere Aktuelle Nachweise lassen nun vermuten, dass dies an fehlenden Geländebeobach-tungen liegt. Anhand der Aktualisierung der Verbreitung im Elsaß werden isoliert liegende Vorkommen verständlicher. Phaneroptera nana breitet sich aktuell in den Norden Frankreichs sowie nach Deutschland und in die Schweiz aus, wo die Art bisher unbekannt war. Die mediterrane Art profitiert von den günstigeren Klimabedingungen der Städte, ebenso wie vom trockenheißen Jahren.

Schlüsselworte: Phaneroptera nana nana, Verbreitung, Elsass, Frankreich, Deutschland, Schweiz, Ökologie, Ausbreitungsdynamik.

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Defaut Bernard – Eléments pour la faune de France des Caelifères : 4. A propos des sous-espèces françaises d’Epacromius tergestinus (Charpentier) (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae). Pages 83-85.

Résumé. KRUSEMAN (1982), et plusieurs auteurs à sa suite, ont considéré que les populations alpestres d’Epacromius tergestinus (Charpentier) relevaient de la sous-espèce ponticus Karny ; probablement à tort puisque celle-ci a été décrite de la rive européenne de la Mer Noire. De surcroît, les populations des Alpes françaises ne semblent pas différer morphologiquement des populations du littoral atlantique ; mais ce point demande à être confirmé.

Mots clés. Epacromius tergestinus tergestinus, Epacromius tergestinus ponticus.

Abstract. KRUSEMAN (1982), and other previous authors, have admitted than alpine populations of Epacromius tergestinus (Charpen-tier) belong to the sub-species ponticus Karny; this is probably erroneous since this taxon has been described from the European shore of the Black Sea. Moreover, the populations of French Alps do not seem to differ morphologically from the populations of the Atlantic coast, but further examination is needed.

Key words. Epacromius tergestinus tergestinus, Epacromius tergestinus ponticus.

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Defaut Bernard, 2005 – Sur la répartition de Locusta migratoria migratoria Linné en France (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae). Pages 87-92.

Résumé. L’étude biométrique de 54 échantillons de Locusta migratoria provenant du Sud-est de la France et de Corse permet de con-firmer l’hypothèse émise par REMAUDIERE en 1948 : les grands individus de Locusta présent sur le littoral languedocien, et connus sous le nom de « criquet de Palavas », sont attribuables non pas à une grande forme locale de Locusta migratoria cinerascens, comme le croyait HARZ (1975), mais à une implantation ancienne de Locusta migratoria migratoria. Par ailleurs, deux nouvelles populations de Locusta m. migratoria ont été découvertes récemment sur le littoral corse. Enfin, il semble bien que Locusta « migratoria » cinerascens ne soit pas une sous-espèce de Locusta migratoria, comme il est généralement admis, mais une espèce distincte ; toutefois, ce dernier point demande à être confirmé dans le cadre d’une révision générale du genre Locusta.

Mots clés. Locusta migratoria migratoria, Locusta migratoria cinerascens, « criquet de Palavas”.

Abstract. The morphometric study of 54 adults of Locusta migratoria collected in Southeast of France and in Corsica supports the hy-pothesis emitted by REMAUDIÈRE in 1948: the big individuals of Locusta found on the coast of the Languedoc, and known under the name “locust of Palavas”, are attributable not to a local form of Locusta migratoria cinerascens, as HARZ believed (1975), but to an an-cient settlement of Locusta migratoria migratoria. Besides, two new populations of Locusta m. migratoria were recently discovered on the Corsican coast. Finally, it seems well that Locusta “migratoria” cinerascens is not a subspecies of Locusta migratoria, as it is gen-erally admitted, but a different species; however, this last point needs to be confirmed within the framework of a general revision of the genus Locusta.

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Defaut Bernard. Les espèces et sous-espèces françaises du sous-genre Pararcyptera Tarbinsky (Acrididae, Gom-phocerinae). Pages 93-101.

Résumé. Arcyptera (Pararcyptera) kheili stat. n. est une espèce distincte et non un synonyme d’Arcyptera microptera, malgré la pa-renté des stridulations. Arcyptera (Pararcyptera) brevipennis également est une espèce distincte, en dépit de sa grande ressemblance morphologique avec Arcyptera kheili. Arcyptera (Pararcyptera) carpentieri mérite bien le statut de sous-espèce de Arcyptera micropte-ra, comme déjà admis par certains auteurs. La légitimité de la sous-espèce Arcyptera brevipennis vicheti n’est toujours pas établie.

Mots clés. Arcyptera, Pararcyptera, Arcyptera microptera microptera, Arcyptera microptera carpentieri, Arcyptera brevipennis, Ar-cyp-tera brevipennis vicheti, Arcyptera kheili.

Abstract. Arcyptera (Pararcyptera) kheili stat. n. is not synonym of Arcyptera microptera but is a distinct species, in spite of similari-ty of their stridulations. Arcyptera (Pararcyptera) brevipennis is also a distinct species, although its characters are very close to Arcyp-tera kheili. Arcyptera (Pararcyptera) carpentieri is a subspecies of Arcyptera microptera, as it was yet admitted by some authors. The legitimacy of the subspecies Arcyptera brevipennis vicheti is not yet proved.

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Defaut Bernard – Aiolopus puissanti, espèce nouvelle proche d’Aiolopus thalassinus (Fabricius) (Acrididae, Oe-dipodinae). Pages 103-113.

Résumé. Ce qui a été identifié jusque là par les orthoptéristes comme Aiolopus t. thalassinus (Fabricius, 1781) dans le domaine méditer-ranéen occidental relève la plupart du temps d’une autre espèce, en réalité : Aiolopus puissanti sp. nov. Relativement à A. t. thalassinus la silhouette générale d’A. puissanti est plus étroite, les tegmina dépassent davantage les fémurs postérieurs (surtout chez le mâle) et ils sont plus allongés relativement au pronotum (surtout chez la femelle) ; enfin le sillon sous-oculaire est moins long et le vertex moins large relativement à la longueur de l’œil (dans les deux sexes).

Mots clés / Key Words. Aiolopus puissanti sp. nov., Aiolopus thalassinus, Acrididae, Oedipodinae.

Abstract. What has been identified until now as Aiolopus t. thalassinus (Fabricius, 1781) in the occidental Mediterranean region almost always corresponds to Aiolopus puissanti sp. nov. Respecting to A. t. thalassinus, the general shape of A. puissanti is slender, with tegmina more overhanging the postfemora (especially in the males), and longer in respect to the pronotum (especially in the females); otherwise, subocular furrow isshorter and vertex is narrower in relation with eye length (in both sexes).

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PUISSANT Stéphane & Bernard DEFAUT. Les synusies de cigales en France (Hemiptera, Cicadidae) en France. Premières données. Pages 115-129.

Résumé. Un système syntaxonomique est élaboré à partir de 103 relevés cicadologiques précédemment effectués en France par PUISSANT (2003) ; malgré le petit nombre de taxons (17), nous avons pu établir un synsystème comprenant 4 divisions, 4 classes, 2 alliances, 12 synusies et 2 groupements. Les paramètres les plus discriminants sont la nature du bioclimat et surtout la structure de la végétation. On remarque un important déséquilibre géographique dans la réparti-tion des synusies et groupements, puisque le tiers sud de la France regroupe à lui seul 12 synusies et un groupement, contre un seul groupement pour les deux tiers nord du pays.

Mots clés. Synusies cicadéennes, biogéographie, bioclimat, habitat, Cicadidae, France.

Abstract. Factors intrinsic to the ecology of species were considered in an effort to understand the species associations and their biogeography. A syntaxonomical system is elaborated from 103 cicadological samplings previously per-formed in France by PUISSANT (2003); in spite of the small number of taxa (17) we have established a synsystem in-cluding 4 divisions, 4 classes, 2 alliances, 12 synusies and 2 groupings. The most discriminative parameters are climatic features and especially structure of vegetation. We point out an unequal distribution of synusies and groupings: the third south of France harbouring 12 synusies and one grouping, against only one grouping in the two north third of the country.

Key-words. Species association, biogeography, climatic features, habitat, Cicadidae, France.

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Tome 11 (2006).

Études.

LLUCIÀ-POMARES David – Sphingonotus rubescens (Walker, 1870) en el territorio Ruscínico (Girona, España / Pyrénées-Orientales, Francia): primera cita para Francia continental (distribución, ecología, biología y algunas notas taxonómicas) (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae). Pages 5-21.

Resumen. Se aporta información concreta sobre el descubrimiento de un importante núcleo de población de la especie Sphingonotus rubescens (Walker, 1870), en el extremo norte del litoral del Alt Empordà (Girona, España) y Côte Rocheuse del Rosellón (Pyrénées-Orientales, Francia). Las localidades aquí citadas de Cerbère y Port Vendrés, suponen las primeras referencias de la especie para Francia continental y la confirmación de su presencia en el país. Por su parte, las citas de Cadaqués, Colera, el Port de la Selva y Rosas, son, igualmente, las primeras para la provincia española de Girona. Estas localidades pueden considerarse, junto a la de Pamplona (Navarra) (HERRERA, 1979), como el límite septentrional de distribución de la especie en Europa occidental. Se incluye, asimismo, información concreta sobre la distribución, ecología y algunos aspectos de la biología de S. rubescens en este sector geográfico que, en algunos ca-sos, es inédita. Finalmente, se aportan datos concretos sobre algunos caracteres morfológicos y biométricos para cada uno de los ejem-plares estudiados en esta área geográfica, tanto de S. rubescens como de S. caerulans caerulans (Linnaeus, 1767), comparándose éstos, con los detallados por DEFAUT (2003, 2005) en sus trabajos de revisión del grupo para el área paleártico-occidental.

Palabras clave. Sphingonotus rubescens, S. caerulans caerulans, territorio Ruscínico, primera cita, Pyrénées-Orientales, Francia, Gi-rona, España, distribución, ecología, morfología, taxonomía.

Résumé. Ci-joint une information concrète concernant la découverte d’un important centre de population de l’espèce Sphingonotus ru-bescens (Walker, 1870), dans l’extrême Nord du littoral du Haut Empourdan (Girone, Espagne) et sur la Côte Rocheuse du Roussillon (Pyrénées-Orientales, France). C’est à Cerbère et Port Vendres que sont localisées les premières références de l’espèce pour la France continentale ainsi que la confirmation de sa présence dans le pays. Les notes référentes à cette espèce sont retrouvées à Cadaques, Colle-ra, Port de la Selva et Rosas pour ce qui est de la province espagnole de Gérone. Ces localités peuvent être considérées, avec celle de Pampelune (Navarre) (HERRERA, 1979), comme étant la limite septentrionale de la répartition de l’espèce en Europe Occidentale. Il est en outre inclus des informations concrètes sur la répartition, l’écologie et certains aspects de la biologie de S. rubescens dans ce secteur géographique qui, dans certains cas, sont inédites. Enfin, s’y trouvent également des renseignements concrets sur certains caractères morphologiques et biométriques pour chacun des exemplaires étudiés dans cette zone géographique, tant à propos du S. rubescens qu’à propos du S. caerulans caerulans (Linnaeus, 1767), comparés aux données détaillées par DEFAUT (2003, 2005) dans ses travaux de ré-vision du groupe pour la zone palearctique-occidentale.

Mots clés : Sphingonotus rubescens, S. caerulans caerulans, territoire Ruscinic, première rencontre, Pyrénées-Orientales, France, Gé-rone, Espagne, répartition, écologie, morphologie, taxomomie.

Abstract. Specific information is given about the finding of a population of the species Sphingonotus rubescens (Walker, 1870), in the northern littoral of the Alt Empordà (Girona, Spain) and in the Côte Rocheuse in Rosellón (Pyrénées-Orientales, France). The two sites of Cerbère and Port Vendres that are mentioned in this paper suggest that these are the first records on this species for continental France and the further confirmation of its presence in the country. Concerning the findings in Cadaqués, Colera, el Port de la Selva and Rosas, these are also the first for the Spanish province of Girona. These locations can be considered, together with Pamplona (located in Navarra) (HERRERA, 1979), as the northern frontier of the species distribution in Occidental Europe. As a novelty, information on the precise distribution, ecology and some aspects of S. rubescens biology in this geographic sector is given. Finally, specific data on some of the morphological and biometrical characters for each one of the specimens studied in this geographical area is given for S. rubescens as well as for S. caerulans caerulans (Linnaeus, 1767), comparing these with those specified by DEFAUT (2003, 2005) in the reviews of the group for the occidental Palearctic area.

Key words : Sphingonotus rubescens, S. caerulans caerulans, Ruscinic territory, first records, Pyrénées-Orientales, France, Girona, Spain, distribution, ecology, morphology, taxonomy.

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Defaut Bernard – Révision préliminaire des Oedipoda ouest-paléarctiques (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae). Pages 23-48.

Résumé. Une étude biométrique menée sur 285 échantillons mâles et 250 échantillons femelles, en provenance de France continentale, Corse, Sardaigne, Espagne, Grèce, Maroc et Algérie, a conduit aux conclusions suivantes : 1). Oedipoda miniata (Pallas), Oedipoda charpentieri (Fieber) et Oedipoda caerulescens (L.) forment un groupe d’espèces distinct de l’autre groupe constitué par Oedipoda germanica (Latreille) et Oedipoda fuscocincta (Lucas). Chez les espèces du premier groupe les carènes latérales de la métazone du pro-notum sont complètes, ou presque, alors qu’elles sont nulles ou réduites chez celles du second groupe ; la carène médiane de la prozone est bien saillante et étroite (avec des exception chez O. charpentieri et O. caerulescens de Corse), tandis qu’elles sont peu saillantes, et larges à la base chez le second groupe ; les tegmina tendent à être proportionnellement plus étroits dans le premier groupe, et la bande alaire sombre s’étend moins loin dans le champ anal. 2). Au Maghreb, Oedipoda miniata mauretanica Lucas a des dimensions plus fortes que la sous-espèce nominative européenne, et surtout les rapports longueur de l’œil / largeur du vertex et longueur de l’œil / lon-gueur du sillon sous-oculaire ont des valeurs plus faibles. Pour cette raison, Oedipoda miniata mauretanica est peut-être une espèce à part entière ; mais il serait nécessaire d’étudier davantage cette question pour pouvoir adopter définitivement une telle conclusion. – 3). Oedipoda caerulescens (L.) est représenté en Corse et en Sardaigne par une sous-espèce particulière, vicariante d’O. caerulescens caerulescens : Oedipoda caerulescens sardeti ssp. nov. ; chez ce taxon, le prolongement cubital de la bande alaire noire est moins étendu que chez la sous-espèce nominative, surtout chez les mâles ; d’autre part la valeur moyenne des rapports œil/vertex et œil/sillon sous-oculaire est plus basse, et les tarses postérieurs sont rouges ou brun rouge. Il n’est pas exclu qu’il s’agisse là d’une « bonne » es-pèce. – 4). Au Maghreb les exemplaires d’Oedipoda caerulescens ont les ailes habituellement jaunes ou jaune verdâtre, exceptionnelle-ment bleues, alors qu’en Europe c’est exactement le contraire ; par ailleurs l’occiput est constamment très rugueux au Maghreb, tandis que la rugosité est très variable en Europe. Ces éléments permettent d’accepter un statut sous-spécifique pour le taxon maghrébin : Oe-dipoda caerulescens sulfurescens Saussure. – 5). Oedipoda miniata var. coerulea Saussure est considéré depuis plus de cinquante ans comme une sous-espèce d’Oedipoda fuscocincta Lucas (« Oedipoda fuscocincta coerulea Saussure ») ; mais dans cette étude il se ré-vèle plus proche d’Oedipoda germanica (Latreille) : en comparaison avec à O. fuscocincta, la métazone du pronotum est plus courte chez O. germanica et chez O. coerulea, proportionnellement à la prozone, les tegmina sont raccourcis proportionnellement aux fémurs postérieurs, et le rapport œil/vertex) est plus faible. – 6). O. coerulea se distingue nettement d’O. germanica par la coloration bleue des ailes (non rouge), et par le prolongement cubital de la bande alaire sombre bien plus faible. La situation strictement parapatrique de ces deux taxons (le contact passe dans les Pyrénées) permet d’accorder à O. coerulea un statut d’espèce à part entière, vicariante d’Oedipoda germanica (Latreille) : Oedipoda (superspecies germanica) coerulea Saussure, stat. nov., comb. nov. – 7). Ce qu’on a identifié jusqu’à maintenant en Corse et en Sardaigne comme Oedipoda fuscocincta sicula ou comme O. fuscocincta coerulea, selon les auteurs, est en réalité un taxon nouveau : Oedipoda fuscocincta morini ssp. nov., distinct d’Oedipoda fuscocincta fuscocincta et d’Oedipoda fuscocincta sicula par la coloration bleu verdâtre des ailes postérieures.
Concernant le territoire français (Corse comprise), on rencontre finalement les taxons suivants : Oedipoda charpentieri (Fieber), Oe-dipoda caerulescens caerulescens (Linnaeus), Oedipoda caerulescens sardeti ssp. nov., Oedipoda (germanica) germanica (Latreille), Oedipoda (germanica) coerulea Saussure et Oedipoda fuscocincta morini ssp. nov.

Mots clés. Oedipoda caerulescens sardeti ssp. nov. ; Oedipoda (germanica) coerulea Saussure, stat. nov., comb. nov. ; Oedipoda fus-cocincta morini ssp. nov. ; domaine paléarctique occidental.

Abstract. Biometric study on 285 male samples and 250 female samples from continental France, Corsica, Sardinia, Spain, Greece, Morocco and Algeria allows the following results: 1). Oedipoda miniata (Pallas), Oedipoda charpentieri (Fieber) and Oedipoda caer-ulescens (L.) form a group of species distinct from the other group consisted of Oedipoda germanica (Latreille) and Oedipoda fuscocincta (Lucas). At the species of the first group, the side keels of the metazona are complete, or almost, whereas at those of the sec-ond group they are null or reduced; the median keel of the prozona is quite projecting and narrow (with some exceptions at O. charpen-tieri and O. caerulescens of Corsica), whereas at the second group it is not very projecting, and it is broad at the base; the tegmina tend to being proportionally narrower at the first group, and the dark wing band extends less further in the anal field. – 2). In the Maghreb, Oedipoda miniata mauretanica Lucas has dimensions stronger than the European nominative subspecies; and especially the ratios length of the eyes / width of the vertex, and length of the eye / length of the subocular furrow, have lower values. So Oedipoda miniata mauretanica is perhaps a “good” species; but it would be necessary to more study this question to be able to adopt such a conclusion definitively. – 3). Oedipoda caerulescens (L.) is represented in Corsica and Sardinia by a particular subspecies, vicarious of O. caer-ulescens caerulescens: Oedipoda caerulescens sardeti ssp. nov. ; at this taxon, the cubital prolongation of the dark wing band is less extended than at the nominative subspecies, above all in the males; in addition, the average values of the ratios length of the eyes / width of the vertex and length of the eyes / length of the subocular furrow are lower, and the posterior tarsi are red or brown red. It is not ex-cluded that it is a “good” species. – 4). In the Maghreb the specimens of Oedipoda caerulescens have the wings usually yellow or greenish yellow, exceptionally blue, whereas in Europe it is exactly the opposite; in addition the occiput is constantly strongly rugose in the Maghreb, while roughness is very variable in Europe. These elements make it possible to accept a under-specific statute for the Ma-ghrebi taxon: Oedipoda caerulescens sulfurescens Saussure. – 5). Oedipoda miniata var. coerulea Saussure has been regarded for more than fifty years as a subspecies from Oedipoda fuscocincta Lucas (“Oedipoda fuscocincta coerulea Saussure”); but in this study it appears closer to Oedipoda germanica (Latreille): compared to O. fuscocincta, the metazona of the pronotum is shorter (proportionally with the prozona) at O. germanica and at O. coerulea, the tegmina are shortened (proportionally with the posterior femurs), and the ratio length of the eye / width of the vertex is lower. – 6). O. coerulea is distinguished clearly from O. germanica by the blue colouring of the wings (not red), and by the cubital prolongation of the wing band very much weaker.The strictly parapatric situation from these two taxa (the contact makes in the Pyrenees) allows to grant to O. coerulea a statute of “good” species, vicarious of Oedipoda germanica (Latreille): Oedipoda (superpecies germanica) coerulea Saussure, stat. nov., comb. nov. – 7). What has been identified until now in Corsica and Sardinia as Oedipoda fuscocincta sicula or as O. “fuscocincta” coerulea, according to the authors, is in reality a new taxon: Oedipoda fuscocincta morini ssp. nov., distinct from Oedipoda fuscocincta fuscocincta and Oedipoda fuscocincta sicula by the green-ish blue colouring of the posterior wings.
After all, the following taxa may be found in France (including Corsica): Oedipoda charpentieri (Fieber), Oedipoda caerulescens caer-ulescens (Linnaeus), Oedipoda caerulescens sardeti ssp. nov., Oedipoda (germanica) germanica (Latreille), Oedipoda (germanica) coerulea Saussure and Oedipoda fuscocincta morini ssp. nov.

Keywords. Oedipoda caerulescens sardeti ssp. nov.; Oedipoda (germanica) coerulea Saussure, stat. nov., comb. nov.; Oedipoda fuscocincta morini ssp. nov.; western palearctic region.

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SARDET Eric. – Acrida turrita L., 1758 absent de France (Orthoptera : Acridoidea : Acridinae). Pages 49-57.

Résumé. Acrida turrita a régulièrement été cité de Corse par erreur, en raison de l’utilisation de mauvais critères de détermination. Il s’agit en réalité d’Acrida ungarica ssp. mediterranea, unique espèce d’Acrida présente en Corse, ainsi qu’en France continentale. Une analyse morphométrique est réalisée à partir de matériel en collection, provenant de France continentale, de Corse, de Sardaigne, de Si-cile, d’Espagne, du Maroc et d’Algérie (au total 68 ♂♂ & 43 ♀♀), dans l’objectif de définir des critères de détermination fiables. Il en ressort que le critère le plus utilisé dans les clés – à savoir, la position du sillon typique, placé au milieu du pronotum chez A. ungarica ssp. mediterranea, et distinctement en arrière du milieu chez A. turrita – est tout à fait aléatoire, puisque plus de la moitié des individus étudiés ne peuvent être déterminés avec certitude (58% des ♂♂ et 52% des ♀♀). En réalité les critères les plus pertinents sont (1) la forme de la plaque sous-génitale des mâles, (2) la forme générale de l’espace mésosternal (large chez A. ungarica et étroit chez A. turri-ta) et (3) dans une moindre mesure, les mensurations du corps, des tegmina et du pronotum (A. turrita est généralement plus grand). Une clé de détermination est proposée.

Mots clés. Orthoptera, Acridinae, Acrida turrita, Acrida ungarica ssp. mediterranea, faune de France, Corse, morphométrie, clé de dé-termination.

Abstract. Acrida turrita has regularly been quoted from Corsica by mistake, using bad identification criteria. It is actually Acrida un-garica ssp. mediterranea, the only Acrida species in Corsica, and in continental France. A morphometric analysis was carried out based on collection material , coming from continental France, Corsica, Sardinia, Sicily, Spain, Morocco and Algeria (68 males & 43 females overall), in order to define reliable identification criteria. This study has revealed that the most used criterion in the keys – i.e. the position of the typical groove, placed in the middle of the pronotum for A. ungarica ssp. mediterranea and distinctly after the middle for A. turri-ta – is completely random, since over half the studied individuals cannot be named with certainty using this criterion (58% of the males and 52% of the females). The most relevant criteria are (1) the shape of the male subgenital plate, (2) the general shape of the mesosternal space (broad in A. ungarica and narrow in A. turrita) and (3) to a lesser extent, measurements of the body, tegmina and pronotum (A. turrita is usually larger). An identification key is proposed.

Key-words. Orthoptera, Acridinae, Acrida turrita, Acrida ungarica ssp. mediterranea, fauna of France, Corsica, morphometry, identi-fication key.

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DEFAUT Bernard – Eléments pour la Faune de France des Caelifères : 5. A propos de Locusta migratoria cineras-cens (Fabricius, 1781) (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae). Pages 59-61.

Résumé. Dans une thèse récente (CHAPUIS, 2006) il a été montré que la population de Locusta migratoria migratoria Linnaeus (1758) présente sur le littoral languedocien, dans la région de Palavas (Hérault), était isolée génétiquement des populations de Locusta migrato-ria cinerascens environnantes. Cela conforte l’hypothèse suggérée précédemment (DEFAUT, 2005), sur des bases morphologiques, se-lon laquelle Gryllus cinerascens Fabricius (1781) risque fort d’être une espèce à part entière, distincte de Locusta migratoria Linnaeus (1758). Mais il vaut sans doute mieux attendre le résultat des expérimentations projetées par le CIRAD avant d’accepter définitivement cette conclusion.

Mots clés. Locusta migratoria migratoria Linnaeus (1758), Locusta migratoria cinerascens (Fabricius, 1781), Locusta migratoria ga-llica (Remaudière, 1947).

Abstract. In a recent thesis (CHAPUIS, 2006) it was showed that the population of Locusta migratoria migratoria Linnaeus (1758) pre-sent on the Languedocien littoral, in the area of Palavas (Herault), is isolated genetically from the surrounding populations of Locusta migratoria cinerascens. That consolidates the assumption suggested previously (DEFAUT, 2005), on morphological basis, according to which Gryllus cinerascens Fabricius (1781) could be a true species, distinct from Locusta migratoria Linnaeus (1758). But it is un-doubtedly to better await the result of the experiments projected by the CIRAD before accepting this conclusion definitively.

Keywords. Locusta migratoria migratoria Linnaeus (1758), Locusta migratoria cinerascens (Fabricius, 1781), Locusta migratoria gallica (Remaudière, 1947).

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MAUREL Hélène – L’apport de Roger PASQUIER à la compréhension des pullulations de Dociostaurus marocca-nus (Thunberg, 1815) en Algérie (Orthoptera, Acrididae). Pages 63-64.

Résumé. Roger Pasquier (1901- 1973), acridologue à l’Institut Agricole d’Algérie (Alger), a mis au point dans la première moitié du XXe siècle, une méthode de lutte contre les dégâts d’un acridien grégariapte Dociostaurus maroccanus (Thunb.) : surveillance régulière des foyers de grégarisation, et destruction des populations larvaires lorsqu’elles présentent une coloration sombre, annonciatrice de bandes grégaires. Cette méthode est à la fois très efficace, économe, et relativement respectueuse de l’environnement.

Mots clés. Acridiens grégaires, Dociostaurus maroccanus, lutte rationnelle, Algérie.

Abstract. Roger Pasquier (1901- 1973), acridologist at the Institut Agricole d’Algérie (Alger), has established in the first half of the XXth century a new approach for the control of the pest Dociostaurus maroccanus (Thunb.) : regular surveillance of the outbreak are-as, and destruction of the larval populations when they are dark colored, which is the mark of gregarious swarms. This method is very efficient, sparing and not very prejudicial for the environment.

Key-words. Gregarious acridids, Dociostaurus maroccanus, rational control, Algeria.

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SARDET Eric & Gilles JACQUEMIN – Catalogue commenté des Orthoptères de la région lorraine. Pages 65-86.

Résumé. A partir des données bibliographiques et inédites (plus de 8500 données au total), les auteurs établissent une liste de 66 Or-thoptéroïdes signalés dans les limites de la région Lorraine, comprenant 65 Orthoptères au sens strict (29 Ensifères et 36 Caelifères), et 1 Mantoptère (Mantis religiosa). L’analyse critique de cette liste amène à considérer que 3 espèces ne sont pas indigènes (espèces synan-thropes) et que 5 autres doivent encore être considérées comme douteuses (pas d’exemplaire conservé en collection), certaines ayant peut-être disparu. Parmi les espèces remarquables (niveau 1 ou 2 de la Liste Rouge pour le domaine biogéographique auquel appartient la Lorraine) présentes de façon certaine, on citera : Barbitistes serricauda, Polysarcus denticauda, Decticus verrucivorus, Metrioptera saussuriana, Metrioptera brachyptera, Gryllotalpa gryllotalpa, Psophus stridulus, Oedipoda germanica, Omocestus petraeus, Omocestus haemorrhoidalis, et Chorthippus montanus. Ce premier catalogue commenté permet de faire le point des connaissances or-thoptériques lorraines. Il permettra notamment d’orienter les recherches futures pour combler les lacunes, dans l’objectif d’un atlas à ve-nir.

Mots clés. Orthopteroidea, Ensifera, Caelifera, Mantoptera, faunistique, région Lorraine, France.

Summary. Based on more than 8500 data (most recent and unpublished), a list of 66 species of Orthopteroids is drawn up in the region of Lorraine (N-E France), including 65 true Orthoptera (29 Ensifera and 36 Caelifera) and 1 Mantodea (Mantis religiosa). A critical analysis of the list leads to consider 3 species as non-native (synanthropic species), and 5 others as doubtful, some of them possibly ex-tinct (no voucher in collection). Among the most remarkable elements, one can mention: Barbitistes serricauda, Polysarcus, denticauda, Decticus, verrucivorus, Metrioptera saussuriana, Metrioptera brachyptera, Gryllotalpa gryllotalpa, Psophus stridulus, Oedipoda germanica, Omocestus petraeus, Omocestus haemorrhoidalis, and Chorthippus montanus. This first commented faunistic survey of the Orthopteroids in Lorraine should allow to orientate future field-works in order to fill the gaps, for a future distribution atlas.

Key words. Orthopteroidea, Ensifera, Caelifera, Mantoptera, faunistic, region Lorraine, North-Eastern France

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PUISSANT Stéphane – Première contribution à l’étude des Orthoptères, Phasmes et Mantes du projet de Réserve na-turelle du Massif de Fontfroide (Aude-11). Pages 87-95.

Résumé. A la demande de l’Office national des Forêts, un premier inventaire entomique comprenant les Orthoptères, les Phasmes et les Mantes fut réalisé durant l’année 2006, les 3-4-5 juillet et 19-20-21 septembre, au sein du périmètre du projet de Réserve naturelle de Fontfroide (Aude-11). Malgré l’uniformité du contexte phytoclimatique au sein duquel s’inscrit le périmètre d’étude, ce ne sont pas moins de 40 taxons qui purent être notés : 18 Ensifères, 18 Caelifères, un Phasme et 3 Mantes. Sont distinguées 5 espèces patrimo-niales, trois d’entre elles faisant également partie de la liste des ZNIEFF dites « deuxième génération » de la région Languedoc-Roussillon.

Mots clés. Orthoptera, Phasmoptera, Mantoptera, répartition, biodiversité, Réserve naturelle, Aude, France.

Abstract. In order to answer to an Office national des Forêt (ONF) request and to improve faunistic knowledge of grasshoppers, Phasmids and Mantises, a first inventory of these insects was achieved in the Massif of Fontfroide (Aude-11). Because the study area lays in a Mediterranean phytoclimatic context (SH3 following DEFAUT, 1996, 2001), two fieldwork periods were selected (3-4-5 July and 19-20-21 September 2006). The study area is inside the perimeter of a future natural reserve. Forty taxa were collected: 18 Ensifera, 18 Caelifera, one Phasmid and three Mantises. Five species show a national interest. Among these five species, three belongs to the list of the ZNIEFFS “second generation” from the Languedoc-Roussillon region.

Keywords. Orthoptera, Phasmoptera, Mantoptera, distribution, biodiversity, natural Reserve project, Aude, France.

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BRAUD Yoan & Eric SARDET – Catalogue des Orthoptéroïdes de Corse : seconde actualisation (Orthoptères, Man-toptères, Blattoptères, Dermaptères et Phasmoptères). Pages 97-111.

Résumé. La faune des Orthoptéroïdes de Corse fait l’objet de nombreux travaux depuis quelques années. Suite à un premier catalogue (BRAUD & al., 2002), les auteurs présentent une nouvelle synthèse de l’avancement de l’inventaire des Orthoptéroïdes (Orthoptères, Mantoptères, Blattoptères, Dermaptères et Phasmoptères) de l’île, dans l’objectif d’un atlas de répartition à venir. Quatorze taxons s’ajoutent à ce catalogue, tandis que huit autres sont supprimés. Une espèce est signalée pour la première fois en France : la blatte Phyl-lodromica sardea. Une présentation détaillée (cartes de répartition, sonogrammes, critères d’identification, informations éthologiques, méthodes de capture) est proposée pour quelques espèces particulièrement méconnues : Acrometopa servillea, ssp. italica, Metaplastes pulchripennis, Platycleis albopunctata ssp. monticola, Rhacocleis bonfilsi, R. corsicana, Steropleurus chopardi, Uromenus brevicollis ssp. insularis, Petaloptila andreinii.

Mots clés. Orthoptéroïdes (Orthoptera, Dermaptera, Mantoptera, Blattoptera, Phasmoptera), Corse, inventaire, acoustique.

Abstract. Many studies have recently been led about Orthopteroid insects in Corsica. After the synthesis compiled by BRAUD & al. (2002), the authors present the advance of the check-list of Orthoptera, Mantoptera, Blattoptera, Dermaptera and Phasmoptera species in the island. Fourteen taxa are added, while eight are removed. A cockroach is announced for the first time in France : Phyllodromica sardea. Special informations (maps, ocillogramms, morphologic information for identifying, ethology, catching) are given about the least known species : Acrometopa servillea, ssp. italica, Metaplastes pulchripennis, Platycleis albopunctata ssp. monticola, Rhacocleis bonfilsi, R. corsicana, Steropleurus chopardi, Uromenus brevicollis ssp. insularis, Petaloptila andreinii. Distribution maps will be led soon.

Key words. Orthopteroid insects (Orthoptera, Dermaptera, Mantoptera, Blattoptera, Phasmoptera), Corsica, check-list, acoustics.

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Brèves notes faunistiques.

MAUREL Hélène – Pamphagulus bodenheimeri Uvarov, genre et espèce nouveaux pour l’Algérie (Orthoptera, Acridoidea, Dericorythidae). Pages 113-114.

Résumé. La faune orthoptérique d’Algérie est enrichie d’un nouveau genre et espèce, un petit Dericorythidae steppique, récolté en 1986 non loin de Tolga (Algérie orientale) : Pamphagulus bodenheimeri Uvarov (1929).

Mots clés. Orthoptera, Dericorythidae, Pamphagulus, Algérie orientale.

Abstract. The orthopteric fauna from Algeria is enriched with a new genera and species, a small steppic Dericorythidae collected in 1986 not far from Tolga : Pamphagulus bodenheimeri Uvarov (1929).

Keywords. Orthoptera, Dericorythidae, Pamphagulus, Eastern Algeria.

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MAUREL Hélène – Deux taxons nouveaux pour les hautes montagnes de Kabylie (Algérie), Paraeumigus sp. et Omocestus (Dreuxius) lecerfi Chopard (1936) (Orthoptera, Pamphagidae, Acrididae). Pages 115.

Résumé. 1) Une espèce indéterminée appartenant au genre Paraeumigus Bolivar (1914) a été capturée dans le Djurdjura (Atlas Tellien). Le genre est nouveau pour l’Algérie. 2) Omocestus (Dreuxius) lecerfi Chopard (1936) a été capturé dans le Djurdjura. C’est une espèce nouvelle pour l’Algérie.

Mots clés. Acridoidea, Pareumigus, Omocestus lecerfi, Algérie.

Abstract. 1) A specimen not specified but belonging to genus Paraeumigus Bolivar (1914) has been collected in Djudjura. The genus is new for Algeria. 2) Omocestus (Dreuxius) lecerfi Chopard (1936) has been collected in Djurdjura. This species is new for the country.

Key-words. Acridoidea, Pareumigus, Omocestus lecerfi, Algeria.

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Tome 12 (2008) [2007].

Études.

Defaut Bernard –Validité et champs d’application de divers vocables taxonomiques de la famille Acrididae (Or-thoptera). Pages 5-14.

Résumé. 1. LEHMANN (2004) a élevé Tetrix bipunctata kraussi (Saulcy) au rang d’espèce distincte de T. bipunctata (L.) ; cette option est confortée a posteriori par la sympatrie des deux taxons, établie en plusieurs localités. 2-1a. Le vocable Monopterus Fischer von Waldheim, 1846, dans lequel vient se ranger l’espèce européenne Gryllus frigidus Boheman, 1846, est un homonyme plus récent, et donc invalide, de Monopterus Lacepède, 1800 (Poisson SYNBRANCHIDAE) ; 2-1b. Des études génétiques récentes montrent que Gryllus frigidus Boheman doit être rangé dan le genre essentiellement néarctique Melanoplus Stål (dont Bohemanella devient alors synonyme) ; 2-2. Deux épithètes spécifiques se rapportant à la même espèce, Gryllus frigidus Boheman, et Monopterus gracilis Fischer von Wal-dheim, ont été créées la même année (1846) ; c’est la première qui est la plus utilisée, et à ce titre elle mérite d’être conservée, en atten-dant que la Commission prenne une décision. 3. Le vocable LOCUSTINAE Kirby, 1825, a priorité sur le vocable synonyme plus récent OEDIPODINAE Walker, 1870. 4. Le vocable Psophus Fieber 1853 (non 1852 !) n’est pas identique au vocable Psopha Fieber 1852 ; il est donc valide. 5. Le vocable de rang famille PARAPLEURINI Brunner von Wattenwyl, 1893, est disponible parce que construit sur le nom de genre Parapleurus Fischer, 1853 ; MECOSTHETINI Hébard, 1924, VICHETINI Harz, 1975, et CERACRINI Yin, 1984, sont des sy-nonymes plus récents. 6. Le vocable générique Euthystira, créé par Fieber en 1853, est souvent utilisé au rang sous-générique ; cepen-dant, la conformation de son ovipositeur peut légitimer son maintien à un rang générique. 7. Stenobothrus stigmaticus (Rambur, 1838) étant aujourd’hui absent de sa localité type (Sierra Nevada, Espagne) et le type étant perdu, on peut penser que ce vocable se rapporte en fait à Omocestus panteli (Bolivar, 1887) ; il est donc nécessaire de demander à la Commission de maintenir les usages prédominants. 8. Le vocable Crotalacris Chopard, 1952, semble bien n’être qu’un synonyme plus récent, et donc invalide, du vocable Stenobothrodes Tarbinsky, 1848. 9. Aucune épithète spécifique ancienne n’étant disponible pour désigner valablement le Gryllus miniatus de Charpen-tier (= Stenobothrus rubicundus auctores, non Goeze, 1778, nec Germar, 1817), il a fallu bâtir un nom entièrement neuf : ce fut rubi-cundulus, créé par KRUSEMAN & JEEKEL (1967b). 10. Il est nécessaire de demander à la Commission de lever la contradiction entre l’article 16.2 du C.I.N.Z. (qui fait obligation, lors de la création d’un vocable de rang famille, de citer le genre type, avec nom d’auteur et date), et la Recommandation 16.B (qui se limite à le « conseiller »). 11. Pour savoir par quelle sous-espèce Aeropedellus variegatus (Fischer von Waldheim) est représenté dans les Alpes françaises, il sera nécessaire en premier lieu de désigner un néotype pour la sous-espèce nominative, et d’en préciser les caractéristiques morphologiques.

Mots clés. Code International de Nomenclature Zoologique ; Tetrix bipunctata kraussi ; Monopterus gracilis ; Bohemanella frigida ; Melanoplus ; LOCUSTINAE ; OEDIPODINAE ; Psophus ; Acridium ; PARAPLEURINI ; Euthystira ; Stenobothrus stigmaticus ; Crotalacris ; Stenobothrodes rubicundulus ; OMOCESTINA ; Aeropedellus variegatus.

Abstract. 1. LEHMANN (2004) raised Tetrix bipunctata kraussi (Saulcy) to species distinct from T. bipunctata (L.); this option is con-solidated a posteriori by the sympatry of both taxa, known in several localities. 2-1a. The name Monopterus Fischer von Waldheim, 1846, whom the European species Gryllus frigidus Boheman, 1846, pertains, is a more recent homonym, and thus not valid, of Monop-terus Lacepède, 1800 (Poisson SYNBRANCHIDAE); 2-1b. Recent genetic studies show that Gryllus frigidus Boheman must be put in the Nearctic genus Melanoplus Stål (with which Bohemanella becomes synonymous, then); 2-2. Two specific epithets referring to the same species, Gryllus frigidus Boheman, and Monopterus gracilis Fischer von Waldheim, were created on the same year (1846); the first one is used more, and for this reason it must to be preserved, waiting for a decision from the Commission. 3. The name LOCUSTINAE Kirby, 1825, is prioritary over the younger synonymous name OEDIPODINAE Walker, 1870. 4. The name Psophus Fieber 1853 (not 1852!) is not identical to the name Psopha Fieber 1852; it is thus valid. 5. The family-group name PARAPLEURINI Brunner von Wattenwyl, 1893, is available because it is built on the genus name Parapleurus Fischer, 1853; MECOSTHETINI HÉBARD, 1924, VICHETINI HARZ, 1975, and CERACRINI YIN, 1984, are younger synonyms. 6. The genus-group name Euthystira, created by Fieber in 1853, is often used at the sub-genus level; however, the conformation of its ovipositor can to apologise to keep it at the genus level. 7. Stenobothrus stigmaticus (Rambur, 1838) is missing today in the type locality (Nevada Sierra, Spain), and the type is lost; then, one can think that this name refers in fact to Omocestus panteli (Bolivar, 1887); it is thus necessary to ask for the Commission to maintain the current spelling. 8. The name Crotalacris Chopard, 1952, seems to be no more than a younger synonym, and thus invalidate, of the name Stenobothrodes Tarbinsky, 1848. 9. No old specific epithet being available to validly refer to Gryllus miniatus Charpentier (= Stenobothrus rubicundus auctores, not Goeze, 1778, nec Germar, 1817), it was necessary to forge an entirely new name: it was rubicundulus, created by KRUSE-MAN & JEEKEL (1967b). 10. It is necessary to ask the Commission to solve contradiction between Article 16.2 of the I.C.Z.N. (which requires, for the creation of a name of family group, to fix the type genus, with name of author and date), and the Recommendation 16.B (which only “advises” it). 11. To know by which subspecies Aeropedellus variegatus (Fischer von Waldheim) is represented in the French Alps, it will be necessary initially to designate a neotype for the nominate subspecies, and to specify its morphological char-acteristics.

Keywords. International Code of Zoological Nomenclature; Tetrix bipunctata kraussi; Monopterus gracilis; Bohemanella frigida; Mel-anoplus; LOCUSTINAE; OEDIPODINAE; Psophus; Acridium; PARAPLEURINI; Euthystira; Stenobothrus stigmaticus; Crotalacris; Steno-bothrodes rubicundulus; OMOCESTINA ; Aeropedellus variegatus.

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Defaut Bernard – A propos des espèces d’Euchorthippus Tarbinsky d’Europe occidentale et du Maghreb, et plus spécialement de France (Caelifera, Acrididae). Pages 15-18.

Résumé. 1. Euchorthippus gallicus elegantulus Zeuner est synonyme d’E. gallicus gallicus Mařan ; en conséquence ce taxon doit être appelé Euchorthippus elegantulus Zeuner. 2. Euchorthippus declivus (Brisout) est une espèce fortement individualisée par rapport aux six autres espèces présentes en Europe occidentale. 3. E. elegantulus Ramme (= E. gallicus Mařan), E. siculus Ramme (= E. alboli-neatus siculus) et E. sardous Nadig forment un groupe d’espèces affines, mais néanmoins distinctes. 4. E. albolineatus (Lucas) (= E. albolineatus albolineatus), E. angustulus Ramme et E. chopardi Descamps forment un autre groupe d’espèces affines ; E. angustulus est peut-être une sous-espèce d’E. albolineatus. 5. Une clé de détermination est proposée pour les quatre espèces présentes ou poten-tielles en France.

Mots clés. Nomenclature, affinités morphologiques et éthologiques, Euchorthippus Tarbinsky, Europe occidentale, France.

Abstract. 1. Euchorthippus gallicus elegantulus Zeuner is synonymous with E. gallicus gallicus Mařan; consequently this taxon must be called Euchorthippus elegantulus Zeuner. Euchorthippus declivus (Brisout) is a species strongly individualized compared to the other six species present in Western Europe. 3. E. elegantulus Ramme (= E. gallicus Mařan), E. siculus Ramme (= E. albolineatus sicu-lus) and E. sardous Nadig form a group of species closely related, but nevertheless distinct. 4. E. albolineatus, E. angustulus and E. chopardi form another group of species closely related; E. angustulus is perhaps a subspecies of E. albolineatus. 5. A determination key is proposed to the four species present or potential in France.

Keywords. Nomenclature, morphological and ethological affinities, Euchorthippus Tarbinsky, Western Europe, France.

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Defaut Bernard – Quel statut taxonomique pour Sphingonotus cyanopterus (Charpentier, 1825) ? (Caelifera, Acrididae, Locustinae). Pages 19-23.

Résumé. Les six hypothèses que l’on peut faire sur le statut taxonomique de Sphingonotus cyanopterus (Charpentier, 1825), relative-ment à Sphingonotus caerulans (L., 1767), sont examinées : variété aléatoire, accommodat, sous-espèce écologique, sous-espèce géo-graphique, espèce parapatrique distincte, espèce sympatrique distincte. Aujourd’hui il n’est pas possible de choisir.

Mots clés. Sphingonotus cyanopterus (Charpentier, 1825), Sphingonotus caerulans (L., 1767), statut taxonomique.

Abstract. The six assumptions that one can make about the taxonomic statute of Sphingonotus cyanopterus (Charpentier, 1825), in rela-tion with Sphingonotus caerulans (L., 1767), are examined: random variety, accommodement, ecological subspecies, geographical sub-species, distinct parapatric species, distinct species. Today it is not possible to choose.

Keywords. Sphingonotus cyanopterus (Charpentier, 1825), Sphingonotus caerulans (L., 1767), taxonomic statute.

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Defaut Bernard – La détermination pratique des femelles de Chorthippus du groupe biguttulus (L.) en France (Caelifera, Acrididae, Gomphocerinae). Pages 25-28.

Résumé. Les femelles de Chorthippus biguttulus biguttulus (L.) et de C. brunneus brunneus (Thunberg) en provenance du territoire français peuvent être identifiées en collection en utilisant des paramètres biométriques, notamment la longueur des tegmina, la position du stigma tegminal, et l’écart séparant l’apex des genoux postérieurs (en position horizontale) de l’apex des tegmina. Au contraire, aucun critère n’a pu être mis en évidence pour séparer les femelles de Chorthippus mollis mollis (Charpentier) de celles de Chorthippus bigut-tulus biguttulus, du moins dans le périmètre géographique considéré (Sud de la France). Par ailleurs, il apparaît que des paramètres bio-métriques, tels que le rapport longueur de l’œil / largeur du vertex, permettent peut-être de séparer des populations géographiques au sein du territoire européen de Ch. brunneus.

Mots clés. Détermination pratique ; Chorthippus biguttulus biguttulus (L.) ; C. brunneus brunneus (Thunberg) ; Chorthippus mollis mollis (Charpentier) ; France.

Abstract. Females of Chorthippus biguttulus biguttulus (L.) and of C. brunneus brunneus (Thunberg) from the French territory can be separated in collection by biometric parameters, the length of tegmina, particularly the position of the tegminal stigma, and the distance between the apex of the posterior knees (in horizontal position) from the apex of the tegmina. But no criterion could be found to separate females of Chorthippus mollis mollis (Charpentier) from females of Chorthippus biguttulus biguttulus, at least in the geographical pe-rimeter considered (South of France). In addition, it appeared that biometric parameters, in particular the ratio between the length of the eye and the width of the vertex, might allow to separate distinct geographical populations within the European territory of Ch. brunneus.

Keywords. Practical determination ; Chorthippus biguttulus biguttulus (L.) ; C. brunneus brunneus (Thunberg) ; Chorthippus mollis mollis (Charpentier) ; France.

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Defaut Bernard – La faune de France des Caelifera (Orthopteroidea) sur le référentiel Taxref (I.N.P.N.). Compa-raison avec la base de données Fauna Europaea (Univ. d’Amsterdam coord.) et l’atlas de l’I.N.P.N. Pages 29-34.

Résumé. Le référentiel TAXREF du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (MNHN) s’appuie sur la base de données Fauna Europaea. Il comporte des erreurs pour ce qui concerne l’ordre Caelifera : 10 espèces sont abusivement attribuées à la faune de France, alors que 8 manquent. D’un autre côté on peut déplorer que les sous-espèces ne soient pas prises en compte.

Mots clés. Caelifera ; I.N.P.N. ; MNHN ; référentiel Fauna Europaea ; référentiel TAXREF.

Abstract. Reference frame TAXREF of the Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (MNHN) is based on the data base Fauna Europaea. It comprises errors concerning the Caelifera order: 10 species are wrongly allotted to the French fauna, whereas 8 species are missing. On another side one can deplore that the subspecies are not taken into consideration.

Keywords. Caelifera; I.N.P.N.; MNHN; Reference frame Fauna Europaea; Reference frame TAXREF.

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PUISSANT Stéphane – Mise au point de la liste rouge et de la liste des espèces déterminantes d’orthoptères pour la région Languedoc-Roussillon (Ensifera, Caelifera). Pages 35-44.

Résumé. Suite à la demande de la Direction régionale de l’Environnement du Languedoc-Roussillon (DIREN LR) via l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE-LR), la mise en place d’une liste rouge des Orthoptères du Languedoc-Roussillon fut réalisée en vue de mener à bien l’élaboration de la liste d’espèces déterminantes de ce groupe pour les ZNIEFF dites « deuxième génération ». La méthodologie appliquée aboutit à l’inscription de 33 taxons comme espèces dite déterminantes pour la région Languedoc-Roussillon. Des informations sur la géonémie, les biotopes et les degrés de menaces, sont livrées pour chacune de ces espèces.

Mots clés. Orthoptères, espèces menacées, liste rouge, espèces déterminantes, ZNIEFF, Languedoc-Roussillon, France.

Abstract. To answer a request of the Direction régionale de l’Environnement du Languedoc-Roussillon (DIREN LR) via the Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE-LR), a first red list of Orthoptera species from Languedoc-Roussillon is drawn up. This list is the basis for listing meaningful species of this group in the so called “second generation” ZNIEFF zones. The methodology cho-sen leads to the registration of 33 taxa called “meaningful species” for the Languedoc-Roussillon region. Information about repartition, habitat and degrees of threat are given for each species.

Keywords. Orthoptera, endangering species, red list, meaningful species, ZNIEFF, region Languedoc-Roussillon, France.

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SARDET Eric – Tetrix bolivari Saulcy in Azam, 1901, espèce mythique ou cryptique ? (Caelifera, Tetrigoidea, Tetrigidae). Pages 45-54.

Résumé. Tetrix bolivari est une espèce particulièrement délicate à déterminer, souvent considérée comme un taxon intermédiaire de Tetrix subulata et Tetrix ceperoi. Les données historiques et bibliographiques sont peu nombreuses et pas toujours fiables. Le point sur la répartition française est réalisé, à partir de 54 stations passées en revue : 49 stations sont validées sur le contrôle d’exemplaires en col-lection, 2 sont invalidées (données publiées dont la détermination est erronée) et 3 n’ont pas été contrôlées, mais sont jugées dignes de confiance. Ces résultats amènent à relativiser la rareté de T. bolivari en France, qui semble assez commun au sud de l’axe Nantes-Lyon. Sa rareté présumée provient de confusions fréquentes avec les proches espèces T. subulata et T. ceperoi, mais également d’une réticence à identifier une espèce à la réputation mythique. Des éléments sur son écologie et sa biologie sont apportés.

Mots clés. Orthoptera, Caelifera, Tetrix bolivari, France, chorologie, biologie, écologie.

Abstract. Tetrix bolivari is a particularly awkward species to identify, often considered to be an intermediate taxon between Tetrix su-bulata and Tetrix ceperoi. There is little historical and bibliographical data and it is not always reliable. The species’ distribution in France is assessed, based on 54 reviewed localities : 49 localities were validated by controlling collection specimens, 2 were invalidated (published data based on mistaken identification) and 3 were not controlled, but are considered trustworthy. These results lead us to re-consider the rarity of T. bolivari in France, that seems fairly common south of a Nantes-Lyon axis. Its presumed rarity comes from the frequent confusions with the closely related species T. subulata and T. ceperoi, but also from a reluctance to identify a species with a mythical reputation. Elements of its ecology and its biology are given.

Keywords. Orthoptera, Caelifera, Tetrix bolivari, France, distribution, biology, ecology.

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SARDET Eric – Contribution à l’atlas UEF : observations 2006-2007 d’Orthoptères rares en France continentale ou dans des régions peu documentées (Ensifera, Caelifera). Pages 55-64.

Résumé. Dans le cadre de l’atlas permanent de l’Union de l’Entomologie Française (UEF) sur les Orthoptères, en cours de finalisation (DEFAUT, SARDET & BRAUD, coord., en préparation), j’ai apporté un certain nombre de données inédites, dont je commente une partie. Cette contribution présente uniquement des observations personnelles réalisées en 2006 et 2007. Elle concerne 8 régions administratives de France continentale, avec des données ponctuelles (espèces rares ou nouvelles) pour 6 d’entre elles : Alsace, Bourgogne, Haute-Normandie, Lorraine, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Rhône-Alpes. Pour les 2 dernières régions, Île-de-France et Poitou-Charentes, les données publiées sont rares, je présente alors les données sous forme de catalogue d’espèces. Une attention plus particulière est apportée à la famille des Tetrigidae, trop souvent négligée en France.

Mots clés. Contribution à l’atlas UEF (DEFAUT, SARDET & BRAUD, coord., en préparation), données 2006-2007 de l’auteur, Orthoptères (Ensifera, Caelifera), régions peu documentées de France continentale.

Abstract. Contribution to the UEF atlas : 2006-2007 sightings in continental France of rare Orthoptera or from little docu-mented regions (Ensifera, Caelifera)
As part of the French Entomology Union’s (UEF) permanent atlas on Orthoptera being finalised (DEFAUT, SARDET & BRAUD, coord., in preparation), I have contributed a number of new data, part of which I comment here. This contribution only mentions personal sight-ings made in 2006 and 2007. 8 administrative regions of continental France are concerned, with localised sightings (rare or new species) given for 6 of them : Alsace, Bourgogne, Haute-Normandie, Lorraine, Provence-Alpes-Côte-d’Azur and Rhône-Alpes. For the last 2 regions, Île-de-France and Poitou-Charentes, the published data is sparce, I then show the data as a species catalogue. A particular atten-tion is given to the Tetrigidae family, too often neglected in France.

Keywords. Contribution of UEF atlas (DEFAUT, SARDET & BRAUD, coord., in preparation), 2006-2007 data of the author, Orthoptera (Ensifera, Caelifera), regions little documented in continental France.

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BRAUD Yoan – Sur la présence de Rhacocleis germanica (Herrich-Schaeffer, 1840) et de Rhacocleis poneli Harz et Voisin, 1987 en France continentale (Orthoptera, Ensifera, Decticinae). Pages 65-72.

Résumé. La sauterelle Rhacocleis germanica, présumée disparue de France continentale, a été retrouvée sur sept stations dans la région de Saint-Tropez (Var). Une campagne ciblée de prospections, incluant les stations où l’espèce avait anciennement été signalée, permet de dresser un état de conservation assez défavorable (populations de petite taille et en voie d’isolement). Les habitats fréquentés sont princi-palement des fourrés mésophiles situés à l’interface de ripisylves et de prairies naturelles. Toutes les stations ont été découvertes lors de prospections diurnes. Avec le matériel acoustique utilisé, la distinction des stridulations nocturnes de Rhacocleis germanica et Rhacocleis poneli (taxon très abondant dans les mêmes stations) s’est avérée impossible.
En France, Rhacocleis poneli semble quant à elle connaître une dynamique favorable, au point qu’on puisse se demander si cette espèce découverte récemment (1983) ne pourrait avoir été introduite. L’examen de la collection Azam permet cependant d’affirmer que l’espèce était déjà présente dans le Var en 1895.

Mots clés. Rhacocleis germanica, Rhacocleis poneli, France, bio-histoire, écologie, état de conservation, acoustique

Abstract. The bush-cricket Rhacocleis germanica, supposed to be extinct in continental areas of France, was discovered on seven sites near Saint-Tropez (Var). Thanks to new field prospections, we note that the conservation status of this species is bad (small sized popu-lations, insulation). The habitats are mainly low thickets and bushes making interface between wet forests and oligotrophical meadows. This bushcricket was found during diurnal researches. Acoustical identification was impossible (the song of Rhacocleis poneli, an abundant species in the same stations, is similar).
In France, Rhacocleis poneli gets reputation to be an invasive taxa. The examination of the Azam’s collection proves that this species was already present in France in 1895.

Keywords. Rhacocleis germanica, Rhacocleis poneli, France, bio-history, ecology, conservation, acoustic

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MORIN Didier – Quelques orthoptères intéressants à Païolive, a Montselgues, et dans leurs environs (France, Ardèche). Pages 73-79.

Résumé. Des relevés orthoptériques ont été effectués pour le CREN de la région Rhône-Alpes à Montselgues, Ardèche ; à cette occa-sion d’autres prospections ont été réalisées dans la montagne ardéchoise ainsi que dans les environs du Bois de Païolive. Barbitistes serricauda (F.), Tetrix bolivari Saulcy, Calliptamus wattenwylianus (Pantel) et Arcyptera microptera carpentieri Azam sont nouveaux pour le département. Ces espèces nouvelles sont commentées, ainsi que les espèces rares ou en limite d’aire dans le département.

Mots clés. Orthoptera, Mantoptera, faunistique, Païolive, Ardèche, France.

Abstracts. Otthopteric inventory at Montselgues (Ardèche, France) were achieved by the order of CREN from the Rhône-Alpes re-gion; in this time, other research were made in the montane part of South Ardèche as in the neighbouring of the Bois de Païolive. Barbi-tistes serricauda (F.), Tetrix bolivari Saulcy, Calliptamus wattenwylianus (Pantel) and Arcyptera microptera carpentieri Azam are new for the department. These new species are commented on, as well as species which are rare or in limit of area in the department.

Key words. Orthoptera, Mantoptera, faunistic, Païolive, Ardèche, France.

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HOUARD Xavier – Inventaire des communautés d’Orthoptéroïdes dans le cadre de la gestion conservatoire des co-teaux calcaires du bassin aval de la Seine (Haute-Normandie). pages 81-88.

Résumé. Dans le cadre de la gestion écologique mise en œuvre sur des coteaux calcaires du bassin aval de la Seine , le Conservatoire des Sites Naturels de Haute-Normandie a souhaité mettre en place une démarche de suivi scientifique de la gestion des sites. Ainsi de-puis 2003, plusieurs coteaux calcaires des vallées de la Seine et de l’Eure ont été inventoriés et analysés du point de vue de leur faune or-thoptérique. Cet article expose les résultats de ces inventaires et rend compte des méthodes envisagées par le CSNHN pour évaluer l’impact de sa gestion sur l’entomofaune caractéristique des pelouses calcicoles.

Mot-clés. Coteaux calcaires, Vallée de la Seine, Communautés, Orthoptéroïdes, Gestion conservatoire.

Abstract. The Conservatoire des Sites Naturels de Haute-Normandie (French BTCV in Haute-Normandie region) is leading the ecolog-ical management of the chalk hillsides of the river Seine’s lower basin and, as part of it, introduced a scientific monitoring policy of the sites’ management. This is how, since 2003, inventories and analysis focused on the grasshoper fauna have been achieved on various chalk hillsides of the rivers Seine and Eure valleys. This article will give the results of those inventories and present the approaches thought of by the CSNHN in order to measure the impact of its management on the distinctive entomofauna of chalk grasslands.

Keywords. Chalk grass land, Seine valley, Community, Grasshoper fauna, ecological management.

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STALLEGGER Peter & Bernard DEFAUT – Etude des peuplements d’orthoptères des prairies de fauche de la basse-vallée de la Risle, avec description d’une synusie normande (Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, Eure). Pages 89-103.

Résumé. L’étude des orthoptères des prairies inondables de fauche de la basse-vallée de la Risle (Eure) a permis de recenser 15 espèces d’orthoptères, dont 11 au sein même des parcelles. Une nouvelle synusie propre aux prairies humides de Normandie est décrite à partir des relevés réalisés sur le site, et d’autres réalisés ailleurs en Normandie par les membres de la Coordination Orthoptères Normandie.

Mots clés. Orthoptera, prairies de fauche, Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande, Normandie, synusie orthoptérique

Abstract. The study of the orthoptera fauna of flood-meadows of the lower valley of the river Risle (Eure, Normandy, France) permit-ted to find out 15 species of orthoptera in the whole study area, and 11 in the center of the meadows. A new orthoptera synusy of wet meadows specific to Normandy is described from datas of the first author (PS) in the lower Risle valley, and members of the Coordina-tion Orthoptères Normandie in other places of Normandy.

Keywords. Orthoptera ,mowing meadows, Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande, Normandy, orthoptera synusy.

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Tome 13 (2008).

Études.

Defaut Bernard & Stéphane JAULIN – Nouvelles données taxonomiques et chorologiques sur Aiolopus puissanti Defaut et A. thalassinus (F.) (Orthoptera, Acrididae). Pages 5-23.

Résumé. Les auteurs ont mesuré ou calculé 33 paramètres biométriques chez 133 mâles, et 28 paramètres chez 136 femelles d’Aiolopus groupe thalassinus provenant du domaine paléarctique occidental. Des analyses en composantes principales et des diagrammes de dis-persion ont été établis, qui permettent de préciser les caractères distinctif d’A. puissanti Defaut par rapport à A. thalassinus (F.), et de proposer une nouvelle sous-espèce d’A. thalassinus en Corse. Des cartes de répartition géographique des deux espèces sont présentées.

Mots clés. Acrididae, Aiolopus puissanti Defaut ; Aiolopus thalassinus (F.) ; domaine paléarctique occidental ;

Abstract. The authors measured or calculated 33 biometric parameters in 133 males, and 28 parameters in 136 females of Aiolopus group thalassinus coming from the Western palearctic region. Principal component analyses and scatter diagrams were established, which make it possible to specify the characters distinctive of A. puissanti Defaut compared to A. thalassinus (F.), and to propose a new subspecies of A. thalassinus for Corsica. Geographical distribution maps of the two species are presented.

Key Words. Acrididae, Aiolopus puissanti Defaut ; Aiolopus thalassinus (F.) ; Western palearctic region.

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Defaut Bernard – Comparaison du « Sphingonotus arenarius (Lucas) » récolté par J. Azam à Tourves (Var) avec d’autres Sphingonotus (sensu stricto) à ailes tachées en Europe occidentale (Caelifera, Acrididae, Locustinae). Pages 25-28.

Résumé. 1. L’exemplaire de « Sphingonotus arenarius (Lucas) » récolté autrefois par Azam à Tourves, dans le Var (France), appartient au genre Sphingonotus Fieber sensu stricto, et non au genre Pseudosphingonotus Shumakov. 2. Malgré la présence d’une bande alaire sombre, cet échantillon est biométriquement plus proche de S. caerulans caerulans que de S. caerulans cyanopterus. 3. On connaît quelques rares autres individus récoltés en France intérieure (c’est-à-dire loin du littoral) qui présentent aussi une bande alaire sombre ; leurs caractéristiques biométriques les rapprochent tantôt de S. caerulans caerulans, tantôt de S. caerulans cyanopterus. 4. Tous ces exemplaires sont nettement distincts de l’espèce ibérique S. lluciapomaresi Defaut (elle aussi pourvue d’une bande alaire sombre), du fait de la serrulation beaucoup plus lâche de la nervure intercalée.

Mots clés. Biométrie, France, Pseudosphingonotus Shumakov, Sphingonotus Fieber.

Abstract. 1. The specimen of “Sphingonotus arenarius (Lucas)” formerly collected by Azam in Tourves (Var, France), belongs to the genus Sphingonotus Fieber sensu stricto, and not to the genus Pseudosphingonotus Shumakov. 2. In spite of the presence of a dark wing band, this specimen is biometrically more closely related to S. caerulans caerulans than to S. caerulans cyanopterus. 3. Some rare other samples collected in interior France (i.e. far from the littoral) which present also a dark wing band, are known; sometimes their bi-ometrical characteristics made them closely related to S. caerulans caerulans, sometimes to S. caerulans cyanopterus. 4. All these spec-imens are definitely distinct from the Iberian species S. lluciapomaresi Defaut (which has also a dark wing band), because of serrulation of the intercalata vein much looser.

Keywords. Biometry, France, Pseudosphingonotus Shumakov, Sphingonotus Fieber.

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Defaut Bernard – Sur la signification du vocable générique Pseudosphingonotus Shumakov, 1963 (Caelifera, Acrididae, Locustinae). Pages 29-31.

Résumé. Le genre Pseudosphingonotus Shumakov est a priori distinct du genre Sphingonotus Fieber par son système stridulatoire par-ticulier (caractère apomorphe). Mais constatant que le genre Sphingonotus ne possède pas lui-même de caractère apomorphe, Hochkirch & Husemann (2008) ont synonymisé ces deux vocables, le vocable Sphingonotus ayant priorité parce que plus ancien. Cependant si on accepte que le genre Sphingonotus était taxonomiquement légitime avant l’émergence du genre Pseudosphingonotus, on doit accepter qu’il l’est encore aujourd’hui. En attendant le résultat d’autres études phylogénétiques en cours on peut au moins admettre Pseudosphin-gonotus au rang de sous-genre.
D’autre part les mêmes auteurs indiquent que Sphingonotus savignyi Saussure possède l’un ou l’autre des deux systèmes stridulatoires, selon les individus ; cela pourrait conduire à sa mise en synonymie avec Sphingonotus paradoxus (Bei-Bienko) ; et comme paradoxus est l’espèce type du sous-genre Pseudosphingonotus, il serait alors nécessaire de trouver un nom de remplacement pour ce sous-genre, et de désigner une nouvelle espèce type.

Mots clés. Sphingonotus ; Pseudosphingonotus ; synonymie ; espèce type.

Abstract. The genus Pseudosphingonotus Shumakov is a priori different from the genus Sphingonotus Fieber because of his special stridulatory system (which is an apomomorphic character). But noticing that the genus Sphingonotus does not possess no one apo-morphic character, Hochkirch & Husemann (2008) have synonymised these two words (the word Sphingonotus having priority, be-cause older). However if we accept that the genus Sphingonotus was homogeneous, legitimate, before the emergence of the genus Pseu-dosphingonotus, we have to accept that it is it even today. While waiting for the result of other phylogenetic studies in hand one could at least admit Pseudosphingonotus at a sub-genus level.
In addition the same authors indicate that Sphingonotus savignyi Saussure has one or the other of the two stridulatory systems, accord-ing to individuals’; that could lead to its setting in synonymy with Sphingonotus paradoxus (Bei-Bienko, 1948); and as paradoxus is the type species of the sub-genus Pseudosphingonotus, it would be then necessary to find a name of replacement for this sub-genus, and to choose a new type species.

Keywords. Sphingonotus ; Pseudosphingonotus ; synonymy ; type species.

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Maurel Hélène – Premier inventaire des Orthoptères de la « collection systématique » du Laboratoire de zoologie de l’Institut Na-tional Agronomique d’El Harrach (Algérie) (Ensifera, Caelifera). Pages 33-42.

Résumé. Roger Pasquier (1901-1973) et ses collaborateurs ont constitué deux collections d’orthoptères à l’Institut National Agrono-mique d’El Harrach (près d’Alger). La « collection biologique » comprend seulement 2 espèces grégariaptes du Maghreb et de Corse (Schistocerca gregaria et Dociostaurus maroccanus), représentées chacune par plusieurs milliers d’individus ; la « collection systéma-tique » comprend plus de 7 500 individus du Maghreb (Ensifera : près de 800, Caelifera : plus de 6 800), répartis en 60 genres (Ensife-ra : 15, Caelifera : 45) et 122 espèces (Ensifera : 26, Caelifera : 96). C’est l’inventaire détaillé de cette deuxième collection, dressé dès 1984, qui est rendu public ici pour la première fois.

Mots clés. Caelifera, collection d’orthoptères, Ensifera, Institut Agricole d’Alger, Roger Pasquier.

Abstract. Roger Pasquier (1901-1973) and his collaborators constituted two collections of the orthoptera at the Institut National Agronomique from El Harrach (close to Algiers). The “biological collection” includes only 2 species of locust pests from Maghreb and Corsica (Schistocerca gregaria and Dociostaurus maroccanus), each one of them represented by several thousands of individuals; the “systematic collection” includes more than 7.500 individuals from Maghreb (Ensifera: nearly 800, Caelifera: more than 6.800), divided into 60 genera (Ensifera: 15, Caelifera: 45) and 122 species (Ensifera: 26, Caelifera: 96). The inventory of this second collection, drawn up in 1984, is made public here for the first time.

Key-words. Caelifera, collection of orthoptera, Ensifera, Institut Agricole d’Alger, Roger Pasquier.

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Puissant Stéphane – Contribution à l’étude des Orthoptères, Phasmes et Mantes de la Réserve naturelle de Py (Pyrénées-Orientales, 66). Pages 43-63.

Résumé. Trente trois stations ont été échantillonnées sur la Réserve naturelle de Py (France, Pyrénées-Orientales) en 2007 et 2008. Cinquante quatre espèces d’Orthoptères furent relevées sur le territoire d’étude ainsi qu’une espèce de phasme et une de mante, ce qui porte le nombre total de taxons à cinquante six. Douze sont patrimonialement intéressantes dont huit sont également déterminantes pour les ZNIEFF dites de « deuxième génération ». Une espèce est nouvelle pour le département des Pyrénées-Orientales. La représentation graphique du signal d’appel d’Eugryllodes pipiens (Dufour, 1820) est donnée. Une première évaluation des étages orthoptériques de la Réserve est livré, ainsi qu’une approche des répercussions du pâturage sur le peuplement orthoptérique.

Mots clés. Espèces patrimoniales, acoustique, pâturage, orthoptéroclimatologie, Pyrénées-Orientales, France.

Abstract. Thirty-three localities were sampled within the nature Reserve of Py (France, Pyrenees-Orientals) during years 2007 and 2008. Fifty-four orthoptera species were recorded within the survey territory as well as one phasmid and one praying mantis. The total number of taxa was raised therefore to 56. Twelve species were considered as patrimonial. Among them, eight are also « meaningful species » for the second generation ZNIEFF zones. One species was new for the department of Pyrenees-Orientals. The graphical repre-sentation of the Mountains cricket call signal is provided. A first evaluation of the orthoptera stratification within the Reserve is given as well as a first analysis of grazing consequences on the orthoptera community.

Key words. Patrimonial species, acoustic, grazing, orthopteroclimatology, orthoptera community, Pyrenees-Orientales, France.

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Braud Yoan, Christian Roesti & Eric Sardet – Petaloptila aliena (Brunner von Wattenwyl, 1882), nouvelle espèce pour la France (Orthoptera, Gryllidae). Pages 65-68.

Résumé. Petaloptila (Petaloptila) aliena, jusqu’alors signalé d’Espagne orientale et, probablement par erreur, du Portugal, est mention-né pour la première fois en France, dans les Pyrénées-Orientales. Cette espèce a été découverte en Cerdagne, vallée orientée vers l’Espagne, ce qui favorise des remontées subméditerranéennes ibériques. Une clé illustrée d’identification des deux espèces françaises de Petaloptila est proposée.

Mots clés. Petaloptila aliena ; Orthoptera ; Gryllidae ; France ; Pyrénées ; Cerdagne.

Abstract. Petaloptila (Petaloptila) aliena, until now only recorded from eastern Spain and (probably incorrectly) from Portugal, is an-nounced for the first time for France (Pyrénées-Orientales). This species was found in the Cerdagne valley. This valley is oriented to-wards Spain, a fact that permits the existence of iberic taxa. An illustrated identification key of the two Petaloptila species is presented.

Keywords. Petaloptila aliena ; Orthoptera ; Gryllidae ; France ; Pyrenees ; Cerdagne.

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PUISSANT Stéphane – Sur la présence en France d’Omocestus navasi Bolivar, 1908, avec description d’une nouvelle sous-espèce (Caelifera, Acrididae, Gomphocerinae). Pages 69-73.

Résumé. Omocestus navasi Bolivar, 1908 est cité pour la première fois de France. Les différences morphologiques observées condui-sent à la description d’un nouveau taxon : O. navasi bellmanni ssp. nov. Un premier relevé des caractéristiques stationnelles et des es-pèces compagnes sont livrés. Son étage orthoptérique est défini.

Mots-clés. Omocestus navasi, sous-espèce nouvelle, étages orthoptériques, Pyrénées-Orientales, France.

Abstract. Omocestus navasi Bolivar, 1908 is reported for the first time in France. Morphological differences lead to the description of a new taxa: Omocestus navasi bellmanni ssp. nov. The first local characteristics are given as well as the species present within the same habitat.

Keywords. Omocestus navasi, new sub-species, orthoptera community, Pyrenees-Orientales, France.

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Defaut Bernard – Deux synusies orthoptériques en milieux ouverts sur le Causse Comtal (France, Aveyron). Pages 75-87.

Résumé. Vingt huit relevés orthoptériques ont été effectués dans la réserve de chasse du Causse Comtal (France, Aveyron, commune de La Loubière) en septembre 2008. Vingt quatre espèces sont présentes sur le Causse, dont trois ont une certaine valeur patrimoniale, au moins localement (Gampsocleis glabra, Decticus verrucivorus et Stenobothrus nigromaculatus). En même temps, deux synusies (= communautés) ont été caractérisées, l’une typique des pelouses mésoxériques en fonds de doline (Euchorthippetum elegantuli, qui est présente aussi en région Centre), l’autre typique des pelouses écorchées, xériques, à la surface du Causse (Omocestetum petraeae). Ces synusies sont intégrées à un synsystème hiérarchisé, dont les entités sont repérées faunistiquement, écologiquement et bioclimatique-ment.

Mots clés. Synusies orthoptériques, Causse Comtal, Aveyron, région Centre.

Abstract. Twenty eight orthopterical readings were taken in the hunting preserve of the Causse Comtal (France, Aveyron, commune of La Loubière) in September 2008. Twenty four species are present on the Causse, of which three have a certain patrimonial value, at least locally (Gampsocleis glabra, Decticus verrucivorus and Stenobothrus nigromaculatus). At the same time two communities were char-acterized, one typical of the mesoxeric lawns in sinkhole bottoms (Euchorthippetum elegantuli, which is present also in the region Cen-tre), other typical xeric, scratched lawns on the surface of the Causse (Omocestetum petraeae). These synusies are integrated into a hi-erarchically graded synsystem, whose entities are faunistically, ecologically and bioclimatologically located.

Key Words. Orthopterical communities, Causse Comtal, Aveyron, région Centre.

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Brèves notes faunistiques.

ROCHELET Benoît – Seconde mention de Sepiana sepium (Yersin, 1854) en Charente-Maritime (17) (Orthoptera, Tettigoniidae). Pages 89-90.

Résumé. Des prospections entomologiques réalisées en 2007 sur la commune de Jonzac (17) ont permis la découverte d’une population de Sepiana sepium (Yersin, 1854). Il s’agit de la seconde mention charentaise maritime de cette espèce qui se situe, d’après les connais-sances actuelles de sa répartition, en aire disjointe dans la région.

Mots clés. Orthoptères, Sepiana sepium, répartition, Charente-Maritime, France.

Abstract. Entomological prospectings realized in 2007 on the municipality of Jonzac (17) allowed the discovery of a population of Se-piana sepium (Yersin, 1854). It is about the second mention in Charente-Maritime of this species which is situated, according to the cur-rent knowledge of its distribution, in area separated in the region.

Keywords. Orthoptera, Sepiana sepium, distribution, Charente-Maritime, France.

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LEPLEY Michel – un cas possible de polychromatisme chez Oedipoda coerulea Saussure, 1884 (Orthoptera, Cae-lifera). Pages 91-92.

Résumé. Des Oedipodinae dont les critères correspondent à l’espèce Oedipoda coerulea Saussure ont été capturés sur un site français pyrénéen. Sur 60 individus, 8 avaient les ailes rouges et un les avait jaunes. Tous les autres avaient les ailes normalement bleues. Au-cune autre espèce d’Oedipodinae n’a été observée sur ce site, ce qui exclut toute possibilité d’hybridation. Cependant, des cas similaires ont été observés auparavant dans l’aire de contact avec Oedipoda germanica, et montrent que la possibilité d’hybridation n’est pas exclue.

Abstract. Some Oedipodinae for which criterion correspond to the Oedipoda coerulea Saussure species were catched on a French Pyr-enean site. Out of 60 individuals, 8 had red wings and one yellow. All the others had normal blue wings. No other species of Oedipo-dinae was observed on this site, which excludes any possibility of hybridization. However, similar cases were previously observed in the contact range with Oedipoda germanica, and show that the possibility of hybridization is not excluded.

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Tome 14 (2009).

Études.

ASCETE – liste des orthoptères de France (Orthoptera, Phasmatodea, Mantodea). Pages 5-16.

Résumé. La liste des Orthoptères de France établie par l’association ASCETE est consultable sur le site www.ascete.org/, où elle est te-nue à jour régulièrement depuis 2005. Elle est publiée ici pour la première fois (d’autres éditions suivront).

Mots clés. Caelifera, Ensifera, liste des Orthoptères de France, Mantodea, Phasmatodea.

Abstract. The list of Orthoptera from France established by the association ASCETE is available for consultation on the site www.ascete.org/, where it is held up to date regularly since 2005. It is published for the first time here (other editions will follow).

Keywords. Caelifera, Ensifera, list of Orthoptera from France, Mantodea, Phasmatodea.

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David MORICHON & Didier MORIN — Rétablissement du statut spécifique de Chorthippus sampeyrensis Nadig, 1986 et description de la première localité connue de France (Acrididae, Gomphocerinae). Pages 17-31.

Résumé. Chorthippus (Glyptobothrus) sampeyrensis NADIG, 1986 a été mis en synonymie avec Chorthippus (Glyptobothrus) cialan-censis NADIG, 1986 par RAGGE & REYNOLDS en 1998. L’examen biométrique d’individus collectés dans le vallon de l’Oronaye cet au-tomne (dans les Alpes-de-Haute-Provence, première localité connue de France) et dans des localités italiennes, confronté aux publica-tions antérieures sur le sujet, permet de rétablir le statut d’espèce pour ce taxon : Chorthippus sampeyrensis stat. nov. Ceci fait, nous décrivons la nouvelle localité française.

Mots-clefs. Chorthippus sampeyrensis stat. nov., Chorthippus cialancensis, vallon de l’Oronaye, Larche, Alpes de Haute-Provence, France, taxonomie.

Abstract. Chorthippus (Glyptobothrus) sampeyrensis NADIG, 1986 was synonymize with Chorthippus (Glyptobothrus) cialancensis NADIG, 1986 by RAGGE & REYNOLDS in 1998. The biometric examination of individuals collected in the Vallon de l’Oronaye this au-tumn (in the Alpes-de-Haute-Provence, the first known locality of France) and in Italian localities, confronted with the former publica-tions on the subject, makes it possible to restore the statute of species for this taxon: Chorthippus sampeyrensis stat. nov. This made, we describe the new French locality.

Key-words. Chorthippus sampeyrensis stat. nov., Chorthippus cialancensis, vallon de l’Oronaye, Larche, Alpes de Haute-Provence, France, taxonomy.

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Eric SARDET & Christian ROESTI — Chorthippus cialancensis Nadig, 1986, espèce nouvelle pour la France (Cae-lifera, Acrididae, Gomphocerinae). Pages 33-35.

Résumé. Chorthippus cialancensis, jusqu’alors connu d’Italie dans les Alpes cottiennes, est mentionné pour la première fois en France, dans les Hautes-Alpes (région Provence-Alpes-Côte d’Azur). L’espèce a été découverte sur la commune d’Abriès, au lieu-dit de la « Tête de Frappier » à 2 640 m d’altitude. Cette localité est en continuité avec l’aire de distribution italienne.

Mots clés. Chorthippus cialancensis ; Caelifera ; Gomphocerinae ; nouveau pour la France ; Alpes cottiennes.

Abstract. Chorthippus cialancesis, which was known until now only from the Italian part of the Cottic Alps, is recorded for the first time in France, in the region of Provence-Alpes-Côte d’Azur. The species was found in the municipality of Abriès, at a site called “Tête de Frappier” in 2,640 m asl. The locality is in immediate vicinity of the Italian distribution area.

Keywords. Chorthippus cialancensis ; Caelifera ; Gomphocerinae ; first record in France; Cottish Alpes.

Zusammenfassung. Chorthippus cialancesis, bisher nur aus dem italienischen Teil der Cottischen Alpen bekannt, wurde erstmals in Frankreich, in der Region Provence-Alpes-Côte d’Azur festgestellt. Die Art wurde in der Gemeinde Abriès, am sogenannten “Tête de Frappier” in 2.640 m Seehöhe entdeckt. Der Fundort stellt eine Fortsetzung des italienischen Verbreitungsgebietes dar.

Keywords. Chorthippus cialancensis ; Caelifera ; Gomphocerinae ; Erstnachweis in Frankreich; Cottische Alpen.

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Bernard DEFAUT — Découverte de l’holotype de Chorthippus albomarginatus (De Geer, 1773) (Caelifera, Acridi-dae, Gomphocerinae). Pages 37-40.

Résumé. La collection « De Geer » du Musée d’histoire naturelle de Stockholm contient l’holotype de Chorthippus albomarginatus (De Geer, 1773), qui est un exemplaire femelle. Une analyse contextuelle permet d’établir que la localité type est en Suède (probable-ment les environs de Lövstabruck).

Mots clés. Chorthippus albomarginatus (De Geer) ; holotype ; localité type.

Abstract. The De Geer’s collection from the Swedish Museum of natural history contains the holotype of Chorthippus albomarginatus (De Geer, 1773), which is a female sample. A contextual analysis allows establishing than the type locality is into Sweden (probably the vicinity of Lövstabruck).

Keywords. Chorthippus albomarginatus (De Geer); holotype ; type locality.

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David LLUCIÀ-POMARES & Jorge IÑIGUEZ — Descripción de una nueva especie del género Canariola Uvarov, 1940, de la Serrania de Ronda (Málaga, SE Península Ibérica) (Orthoptera: Tettigoniidae: Meconematinae). Pages 41-52.

Resumen. Se describe una nueva especie de Meconematinae (Ensifera: Tettigoniidae) perteneciente al género Canariola Uvarov, 1940 de la Serranía de Ronda (Málaga, SE Península Ibérica). Canariola quinonesi sp. nov. se diferencia claramente del resto de especies de su género por la mayor proyección de los cercos masculinos respecto a la placa subgenital, así como por distintas particularidades mor-fológicas referidas a la forma del margen posterior del X terguito y placa subgenital de ambos sexos y forma y dimensiones del oviscap-to femenino.
Se incluyen datos sobre la distribución geográfica y ecológica de la nueva especie, así como una clave dicotómica que permite la identifi-cación de las cuatro especies conocidas del género.

Palabras clave. Tettigonioidea; Meconematinae; Canariola quinonesi sp. nov; X terguito; placa subgenital; Serranía de Ronda; Málaga; SE Península Ibérica.

Résumé. Une nouvelle espèce de Meconematinae (Ensifera: Tettigoniidae) dans le genre Canariola Uvarov, 1940 est décrite de la Ser-ranía de Ronda (Málaga, sud-est de la Péninsule ibérique). Canariola quinonesi sp. nov. se distingue nettement des autres espèces du genre par une projection plus grande des cerques au-delà de la plaque subgénitale mâle, et par des caractéristiques morphologiques diffé-rentes, relatives a la forme du bord postérieur du 10e tergite abdominale et de la plaque sous-génitale des deux sexes, ainsi que de la forme et des dimensions de l’ovipositeur de la femelle.
Sont incluses notamment des données sur la répartition géographique et écologique de l’espèce nouvelle et une clé dichotomique qui permet l’identification des quatre espèces connues du genre.

Mots clés. Tettigonioidea ; Meconematinae ; Canariola quinonesi sp. nov. ; 10e tergite abdominal ; plaque sous-génitale ; Serranía de Ronda ; Málaga ; sud-est de la Péninsule Ibérique.

Abstract. A new species of Meconematinae (Ensifera: Tettigoniidae) in the genus Canariola Uvarov, 1940 is described from Serranía de Ronda (Málaga, SE Iberian Peninsula). Canariola quinonesi sp. nov. is clearly distinguished from other species of its genus by a greater projection of the cerci beyond the male subgenital plate, and by different morphological characteristics including the shape of the posterior margin of the 10th abdominal terguite and subgenital plate of both sexes and the shape and dimensions of the female oviposi-tor.
Data on geographical and ecological distribution of the new species, and a dichotomous key for the identification of the four known spe-cies of this genus are included.

Key words. Tettigonioidea; Meconematinae; Canariola quinonesi sp. nov; 10th abdominal terguite; subgenital plate; Serranía de Ron-da; Málaga; SE Iberian Peninsula.

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Amaria MEKKIOUI & Lotfi MESLI — Etude préliminaire des Orthoptères Caelifères de deux stations dans la ré-gion de Hafir (Monts de Tlemcen, Ouest Algérien). Pages 53-60.

Résumé. Le travail que nous avons mené a pour objectif l’étude de la faune orthoptérique de deux stations à Hafir (Monts de Tlemcen, Algérie) ; l’une de ces stations est à exposition nord, l’autre à exposition sud. Notre inventaire a révélé la présence de 19 espèces d’Orthoptères, dont 17 Caelifera et seulement 2 Ensifera. Ces espèces sont communes aux deux stations, sauf les espèces Ramburiella hispanica et Acrotylus patruelis qui sont propres à la station à exposition sud. Les relevés, faits au cours de l’année 1992, nous ont per-mis de suivre l’évolution temporelle des différentes espèces ; ils ont permis aussi une exploitation des données par les indices écolo-giques.

Mots clés. Orthoptera ; Monts de Tlemcen ; exposition sud ; exposition nord ; aperçu bioécologique.

Abstracts. The work we carried out has for objective to study orthopterical wildlife in two stations from Hafir (Tlemcen Mountains, Algeria); one of these stations is Northern exposure, the other is Southern exposure. Our inventory revealed the presence of 19 species of Orthoptera, including 17 Caelifera and only 2 Ensifera. These species are present in both stations, except Ramburiella hispanica and Acrotylus patruelis, species which are specific to the Southern exposure. Statements made during the year of study (1992) have moni-tored the temporal evolution of different species. These also permit us to use data by the environmental indices.

Key words. Orthoptera; Tlemcen Mountains; Southern exposure; Northern exposure; bio-ecological overview.

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Pascal DUBOIS — Les Orthoptères du Parc naturel régional du Pilat, un premier aperçu. Pages 61-71.

Résumé : Cet article présente les résultats de 6 années de prospections dans le Parc naturel régional du Pilat (France). Une liste de 66 espèces d’orthoptères et de mantes est commentée.

Mots clés : Pilat ; Rhône-Alpes ; Orthoptera.

Abstract : This paper presents the results of 6 years of prospecting in the Parc naturel régional du Pilat (France). A list of 66 species of grasshoppers and mantids is discussed.

Keywords : Pilat ; Rhône-Alpes ; Orthoptera.

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Bernard DEFAUT, Eric SARDET & Yoan BRAUD — Actualisation du « catalogue permanent de l’entomofaune. Sé-rie nationale, fascicule 7. Orthoptera : Ensifera et Caelifera » (édité par l’U.E.F. en février 2009). 1. Corrections. Pages 73-75.

Résumé. Des erreurs relevées dans la première édition du « Catalogue permanent de l’entomofaune, 7: Orthoptera” (DEFAUT, SARDET & BRAUD, 2009) sont corrigées ici.

Mots clés. Atlas de répartition, France, Orthoptères.

Abstract. Some errors identified into the first edition of the “Catalogue permanent de l’entomofaune, 7: Orthoptera” (DEFAUT, SAR-DET & BRAUD, 2009) are corrected here.

Keywords. Atlas of distribution, France, Orthoptera.

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Bernard DEFAUT — La pratique de l’entomocénotique. 1. Elaboration du système syntaxono-mique. Pages 77-91.

Résumé. Dans cette première partie, la méthode d’étude « entomocénotique » des peuplements orthoptériques est exposée de manière détaillée : collecte des données sur le terrain, traitement de ces données, présentation des résultats.

Mots clés. Méthodologie entomocénotique ; synusies orthoptériques.

Abstract. In this first part, a method for studying the ortopterical communities is explained: collecting of field data, processing of those data, presentation of results.

Key Words. Entomocenotical methodology; orthopterical communities.

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Bernard DEFAUT — La pratique de l’entomocénotique. 2. Application à la gestion des milieux. Pages 93-101.

Résumé. La méthode d’étude « entomocénotique » des peuplements orthoptériques a été exposée de manière détaillée dans la première partie de ce travail (DEFAUT, 2010). Dans cette seconde partie est envisagée son application à la gestion des milieux naturels, notamment à travers l’utilisation d’indices propres à l’entomocénotique.

Mots clés. Entomocénotique ; gestion des milieux naturels.

Abstract. A method for studying the ortopterical communities has been explained in the first part of this work (DEFAUT, 2010). In this second part its application to the management of natural environments is considered, especially by using some indices specific to this method.

Key Words. Entomocenotic ; management of natural environment.

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Samira BOUKLI HACENE & Karima HASSAINE — Bioécologie des peuplements de Coléoptères des milieux salés et humides de l’Ouest algérien. Pages 103-109.

Résumé. Vingt-deux espèces de Coléoptères trouvent gîte et couvert dans les micromilieux des marais salés et humides en périphérie de la Sebkha d’Oran. Un modèle d’organisation du peuplement est proposé, s’appuyant sur une ségrégation spatiale en entités fonction-nelles, composées de deux à trois espèces inféodées à des groupements végétaux. Douze espèces, dont cinq espèces halophiles, sont in-féodées au groupement végétal à Suaeda fruticosa, situé dans les points les plus hauts, fortement salés et sujets à des submersions tem-poraires. Les espèces halophiles Emphanes cf. ascillaris, Pogonus chalceus, Notaphus cf. varius, Tachyporus pusillus, Philonthus con-cinnus et l’espèce hydrophile Enochrus (Lumetus) bicolor sont cantonnées dans le groupement à Salicornia fruticosa, à submersion semi-permanente. Les espèces à plasticité écologique importante, sont Sibinia primita, Lixus linearis, Mygera sp., Microlestes abeillei, Amblystomus metallescens et Anthicus coniceps.

Mots clés : Milieu salé, Coléoptères, organisation spatiale, halophytes, Sebkha d’Oran, Algérie.

Abstact. Twenty two species of Coleopters find lodging and covered in the micro mediums ones of the marshes salted and wet in pe-riphery of Oran’s Sebkha An example of organization of the settlement is established according to the space segregation which leads to subdivide this one in functional entity made up of two to three species pledged with vegetable groupings which are associated for them. Twelve species whose five halophilous species are pledged with the grouping with Suaeda fruticosa, located in the highest points, strongly salted and prone to temporary immersions. The species halophilous Emphanes cf. ascillaris, Pogonus chalceus, Notaphus cf. varius, Tachyporus pusillus, Philonthus concinnus and absorbent Enochrus (Lumetus) bicolor, are billeted in the grouping with Sali-cornia fruticosa, semi-permanent immersion. The species with significant ecological plasticity are Sibinia primita, Lixus linearis, Mygera sp., Microlestes abeillei, Amblystomus metallescens and Anthicus coniceps

Key words: Salted medium, Coleopters, Organization of the guilds, Halophytes, Oran’s Sebkha, Algeria.

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Bernard DEFAUT — Présentation synthétique des synusies orthoptériques de France. 1. Les synusies du bioclimat méditerranéen (Oedipodetalia charpentierii). Pages 111–116.

Résumé. Une mise au point est faite sur les 5 synusies et groupements d’Orthoptères décrits dans le bioclimat méditerranéen subhumide de France, dont 3 sont nouveaux.

Mots clés. Bioclimat méditerranéen subhumide ; entomocénotique ; synusies orthoptériques.

Abstract. A development is made about the 5 orthopteric communities described in the subhumid mediterranean bioclimate from France, of which 3 are new.

Keywords. Entomocenotic; subhumid mediterranean bioclimate; orthopteric communities.

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Bernard DEFAUT — Présentation synthétique des synusies orthoptériques de France. 2. Les synusies du bioclimat subméditerranéen tempéré (Chorthippetalia binotati). Pages 117-122.

Résumé. Les 4 alliances orthoptériques et 21 synusies ou groupements décrits jusque là dans le bioclimat subméditerranéen tempéré de France sont présentés de manière synthétique.

Mots clés. Bioclimat subméditerranéen tempéré ; entomocénotique ; synusies orthoptériques.

Abstract. A development is made about the four orthopteric alliances and the twenty one communities in the temperate Submediterrane-an bioclimate in France.

Keywords. Entomocenotic; orthopteric communities; temperate Submediterranean bioclimate.

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Bernard DEFAUT — Présentation synthétique des synusies orthoptériques de France. 3. Les synusies subméditer-ranéennes alticoles des Pyrénées orientales (Ephippigeretalia cunii). Pages 123-125.

Résumé. Une mise au point est faite sur les 5 synusies orthoptériques décrites dans les bioclimats subméditerranéens frais et froid des Pyrénées orientales.

Mots clés. Bioclimat subméditerranéen frais ; bioclimat subméditerranéen froid ; entomocénotique ; synusies orthoptériques.

Abstract. A development is made about the 5 orthopteric communities in fresh and cold Submediterranean bioclimates from the Eastern Pyrenees.

Keywords. Entomocenotic; fresh to cold Submediterranean bioclimate; orthopteric communities.

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Tome 15 (2010).

Études.

Bernard DEFAUT — Eléments pour la Faune de France des Caelifères : 6. A propos de Tetrix nutans Hagenbach, 1822 (Caelifera, Tetrigidae). Pages 5-7.

Résumé. 1). Même avec le recul, la suppression du vocable « Tetrix nutans Hagenbach 1822 » (opinion 1103 du 28 II 1978) paraît jus-tifiée, car l’épithète nutans peut désigner aussi bien Tetrix undulata (Sowerby 1806) que Tetrix tenuicornis (Sahlberg 1891), voire même (mais moins probablement) Tetrix bipunctata (L. 1758) ou Tetrix kraussi Saulcy 1888. 2). Je ne connais pas de vocable dispo-nible pour désigner l’hypothétique sous-espèce méridionale de Tetrix tenuicornis (autrefois nommée « nutans ») ; il vaut mieux attendre que la réalité taxonomique de cette sous-espèce soit confirmée avant de forger un vocable neuf.

Mots clés. Tetrix nutans Hagenbach 1822 ; Tetrix tenuicornis (Sahlberg 1891).

Abstract. 1) Even with hindsight, the suppression of the word « Tetrix nutans Hagenbach 1822 » (opinion 1103 from 28 II 1978) seems justified, because the species-group name nutans can refer as well to Tetrix undulata (Sowerby 1806) as to Tetrix tenuicornis (Sahlberg 1891), even (but less probably) to Tetrix bipunctata (L. 1758) or to Tetrix kraussi Saulcy 1888. 2). I do not know some available word for the hypothetical Southern subspecies of Tetrix tenuicornis (formerly named « nutans »); it is probably better to wait that the taxonomi-cal reality of this subspecies is confirmed before forging a new word.

Keywords. Tetrix nutans Hagenbach 1822; Tetrix tenuicornis (Sahlberg 1891).

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Bernard DEFAUT — Eléments pour la Faune de France des Caelifères : 7. A propos de Podisma pedestris (L., 1758) et des taxons apparentés, en France (Caelifera, Acrididae, Melanoplinae). Pages 9-16.

Résumé. Depuis une quarantaine d’années, des recherches chromosomiques ont été conduites en France sur des taxons du genre Po-disma, à la suite des travaux fondateurs de JOHN & HEWITT (1970) et HEWITT & JOHN (1972). Ils ont mis en évidence l’existence d’une race chromosomique méridionale dans l’aire de Podisma dechambrei Leproux in CHOPARD (1952) (Alpes méridionales), tandis que le Podisma « pedestris » des Pyrénées s’est révélé appartenir à une race chromosomique encore nouvelle. Mais la traduction morpholo-gique de ces modifications chromosomiques n’a pas été étudiée, et la signification taxonomique de ces entités reste inconnue : simples variétés chromosomiques, ou bien sous-espèces géographiques, ou bien espèces valides ? Finalement, il apparaît nécessaire de réviser le genre Podisma en Europe occidentale, au moins.

Mots clés. Podisma dechambrei Leproux in CHOPARD (1952) ; Podisma pedestris (L., 1758) ; races chromosomiques ; Acrididae.

Abstract. Since some 40 years, chromosomal researches were conducted in France on the genus Podisma, from the founding works of JOHN & HEWITT (1970) and HEWITT & JOHN (1972). They have highlighted the existence of a southern chromosomal race in the area of Podisma dechambrei Leproux in CHOPARD (1952) (Southern Alps), while the Podisma « pedestris » from the Pyrenees has proved be-long to a yet new chromosomal race. But the morphological consequences of these chromosomal changes have not been studied, and the taxonomical status of these entities remains unknown: simple chromosomal varieties, or geographical subspecies, or valid species? Fi-nally, it appears necessary to revise the genus Podisma in the whole Western Europe, at least.

Keywords. Podisma dechambrei Leproux in CHOPARD (1952); Podisma pedestris (L., 1758); chromosomal races; Acrididae.

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Jean-Louis PRATZ & Roger CLOUPEAU — Liste rouge commentée des Orthoptères de la région Centre. Pages 17-33.

Résumé : cet article propose une Liste Rouge des Orthoptères menacés de la région Centre. Il s’inscrit dans un vaste programme décidé par Nature Centre (fédération des associations de protection de la nature en région Centre) visant à établir des Listes Rouges des espèces et des milieux menacés dans cette région.
Le processus de l’élaboration de cette liste en suivant la méthode et les critères de l’UICN est décrit. Il en résulte que sur les 68 espèces d’Orthoptères autochtones (y compris la Mante religieuse et le Phasme commun) recensées depuis un peu plus d’un siècle dans cette ré-gion, 2 sont éteintes, 7 sont en danger critique d’extinction, 2 sont en danger et 10 sont vulnérables. Il s’y ajoute 5 espèces quasi mena-cées et à surveiller (liste orange). Un commentaire est donné pour chacune de ces espèces.

Mots clés : Orthoptera ; Liste rouge régionale ; catégories et critères ; région Centre ; UICN.

Abstract: this article provides a Red List of threatened Orthopteran species of the Region Centre. It is part of a comprehensive pro-gramme decided by Nature Centre (Region Centre conservation associations Federation) to establish Red Lists species and communities threatened in this region.
Describes the process of developing this list by following the method and the IUCN criteria. It follows on 68 species of indigenous Or-thoptera (including the Praying Mantis and French Stick Insect) identified from a little over a century in this region, 2 are extinct, 7 are critical endangered, 2 are endangered and 10 are vulnerable. It is adds 5 near threatened species and monitor (orange list). A comment is given for each of these species.

Keywords: Orthoptera; UICN Red List; categories and criteria; Region Centre.

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Bernard DEFAUT — Présentation synthétique des synusies orthoptériques de France. 4. Les synusies du bioclimat collinéen (Roeselianetea roeselii). Pages 35-38.

Résumé. Une mise au point est faite sur les 3 alliances et les 13 synusies ou groupements d’Orthoptères en bioclimat collinéen.

Mots clés. Bioclimat collinéen ; entomocénotique ; synusies orthoptériques.

Abstract. A development is made about the 3 orthopteric alliances and the 13 communities in hillean bioclimate.

Keywords. Entomocenotic; hillean bioclimate; orthopteric communities.

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Bernard DEFAUT — Présentation synthétique des synusies orthoptériques de France. 5. Les synusies eurosibé-riennes boréo-montagnardes, boréo-subalpines et arctico-alpines (Chorthippetea apricarii et Podismetea pedestris). Pages 39-45.

Résumé. Une mise au point est faite sur les 12 synusies et groupements d’Orthoptères décrits en bioclimats boréo-montagnard, boréo-subalpin et arctico-alpin, dans les Pyrénées centrales et occidentales, avec description d’un nouveau groupement.

Mots clés. Bioclimat arctico-alpin ; bioclimat boréo-montagnard ; bioclimat boréo-subalpin ; entomocénotique ; synusies orthoptériques.

Abstract. A development is made about the 12 orthopteric communities described in mountaineer, subalpine and alpine bioclimates, into the Western and central Pyrenees, with the description of a new community.

Keywords. Entomocenotic; alpine bioclimate; mountaineer bioclimate; subalpine bioclimate; orthopteric communities.

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Bernard DEFAUT & David MORICHON — Etude des synusies orthoptériques dans les milieux ouverts et semi-ouverts de la réserve naturelle de Conat (F-66500). Pages 47-96.

Résumé. Soixante relevés orthoptériques effectués sur le territoire communal de Conat (dont cinquante-et-un dans la réserve naturelle), et deux effectués sur la commune limitrophe de Serdinya (France, Pyrénées-Orientales) ont permis d’identifier cinquante-six espèces (quarante-deux dans la réserve naturelle), dont trois ont une très forte valeur patrimoniale : Antaxius chopardi, Celes v. variabilis et Ste-nobothrus grammicus. Neuf synusies (et groupements) ont été reconnues au cours de cette étude, dont six sont décrites ici pour la pre-mière fois. Des paramètres cénotiques ont été établis pour chaque relevé constitutif des synusies : nombre d’espèces, indice de similitude et indice d’originalité, qui ont permis de comparer l’état de santé actuel des milieux ; ils permettront à l’avenir d’apprécier l’impact des modes de gestion.

Mots clés. Conat, espèces patrimoniales, gestion, orthoptérocénoses, orthoptéroclimatologie, Pyrénées-Orientales, réserve naturelle.

Abstract. Sixty Orthoptériques samplings carried out on the communal territory of Conat (including fifty and one in the natural re-serve), and two carried out on the neighbouring commune of Serdinya (France, Pyrénées-Orientales), allowing to identify fifty six spe-cies (forty two in the natural reserve), of which three have a very strong patrimonial value: Antaxius chopardi, Celes v. variabilis and Stenobothrus grammicus. Nine communities have been recognized, of which six are described here for the first time. Cenotic parame-ters were established for each sampling: number of species, similarity index and originality index, allowing to compare the current health status of the studied environments; they will make possible in future to assess the impact of management.

Key Words. Conat, Management, orthopterocoenosis, orthopteroclimatology, patrimonial species, Pyrénées-Orientales, nature reserve.

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Tome 16 (2011).

Études.

Alexander A. BENEDIKTOV — Taxonomie et bioacoustique des criquets du genre Sphingonotus Fieber, 1852 (Or-thoptera, Acrididae, Oedipodinae). Pages 5-15.

Résumé. Un nouveau sous-genre du genre Sphingonotus Fieb., Parasphingonotus Benediktov & Husemann, subgen. n., est décrit. Le vocable Neosphingonotus Benediktov, 1998, stat. n., originellement supposé de rang générique, est sorti du statut de synonyme et réta-bli au rang sous-générique. De nouveaux synonymes sont établis pour deux espèces et une sous-espèce : S. eurasius eurasius Mistshenko, 1936 = S. beybienkoi percomis Steinmann, 1968, syn. n. = S. tenuipennis secundus Steinmann, 1968, syn. n. ; S. macula-tus maculatus Uvarov, 1925 = S. maculatus culpatus Steinmann, 1968, syn. n. Les signaux acoustiques du chant de cour de S. coeru-lipes djakonovi Mistsh. sont décrits.

Mots clés. Acrididae, homonymie, Neosphingonotus, nouveau sous-genre, Orthoptera, Parasphingonotus, signaux acoustiques, Sphin-gonotus, synonymie.

Abstract. A new subgenus of the genus Sphingonotus Fieb., Parasphingonotus Benediktov et Husemann, subgen. n. is described. The name Neosphingonotus Benediktov, 1998, stat. n. originally supposed as generic one is resurrected from synonyms as a subgener-ic name. New synonyms for two species and one subspecies are established: S. eurasius eurasius Mistshenko, 1936 = S. beybienkoi percomis Steinmann, 1968, syn. n. = S. tenuipennis secundus Steinmann, 1968, syn. n.; S. maculatus maculatus Uvarov, 1925 = S. maculatus culpatus Steinmann, 1968, syn. n. Courtship signals of S. coerulipes djakonovi Mistsh. are described.

Keywords. Acoustical signals, Acrididae, homonymy, Neosphingonotus, new subgenus, Orthoptera, Parasphingonotus, Sphingono-tus, synonymy

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Bernard DEFAUT — Révision préliminaire des Chorthippus du groupe binotatus (Charpentier, 1825) (Caelifera, Acrididae, Gomphocerinae). Pages 17-54.

Résumé. Une étude s’appuyant sur des considérations morphologiques, biométriques, éthologiques et chorologiques, et conduites sur 271 échantillons mâles et 252 échantillons femelles, provenant de France continentale, Espagne, Portugal et Maroc, a abouti aux conclu-sions suivantes : 1) Le complexe Chorthippus groupe binotatus comprend au moins deux espèces : C. binotatus (Charpentier 1825), taxon macroptère présent en Ibérie (jusqu’à 2 700 m dans le Sud), en France (surtout en plaine mais jusqu’à 1 300 m dans les Pyrénées-Atlantiques) et au Maroc (à 1 500 m dans le Moyen-Atlas septentrional), et C. saulcyi (Krauss 1888), statut nouveau, taxon microptère qui occupe les montagnes françaises (Pyrénées, Alpes et peut-être Cévennes). 2) La ssp. nominative C. binotatus binotatus (Charpentier, 1825) occupe toute la péninsule Ibérique et monte jusqu’à au moins 2 200 m en Sierra Nevada et à 2 000 m en Sierra de la Demanda. Elle est peut-être remplacée par une ssp. particulière en Sierra Nevada à partir de 2 500 m, et c’est peut-être une autre ssp. qui vit sur le territoire français et dans les pré-Pyrénées ibériques. Elle est assurément représentée par la sous-espèce C. binotatus atlasi Defaut 1987 dans le Moyen-Atlas septentrional (Maroc), taxon qui mériterait peut-être d’être élevé au rang d’espèce. 3) La ssp. nominative Chorthippus saulcyi saulcyi (Krauss, 1888), combinaison nouvelle, occupe à peu près tout le département français des Pyrénées-Orientales et la majeure partie des Pyrénées catalanes ibériques, en altitude. Elle est remplacée par Chorthippus saulcyi (Krauss 1888) moralesi Uvarov 1954, combinaison nouvelle, dans la partie NW des Pyrénées catalanes, la Cerdagne franco-espagnole et les Pyrénées aragonaises. Sur le versant français des Pyrénées la ssp. nominative est remplacée par Chorthippus saulcyi (Krauss 1888) vicdessossi Defaut, ssp. nouvelle, depuis les Pyrénées ariégeoises occidentales jusque dans la RN de Néouvielle (Hautes-Pyrénées), au moins. Dans les Alpes on rencontre Chorthippus saulcyi (Krauss 1888), ssp. daimei (Azam 1893), combinaison nouvelle. 4). C’est à titre tout à fait provisoire que le taxon microptère cévenol est rattaché ici à C. saulcyi : Chorthippus saulcyi (Krauss 1888) algoaldensis Chopard 1952, combinaison nouvelle, car plusieurs éléments incitent à y voir une ssp. microptère de Chorthippus binotatus, tandis qu’avec d’autres on pourrait en faire une espèce à part entière. 5) La parapatrie apparente des trois sous-espèces pyrénéennes de Chorthippus saulcyi (C. s. saulcyi, C. s. vicdessossi et C. s. moralesi) est problématique ; pour aller plus loin dans la compréhension taxonomique il sera nécessaire d’étudier soigneusement les zones de contact, et de compléter par une étude biométrique approfondie et par une étude du comportement acoustique, voire par une étude de biologie moléculaire, études qu’il faudrait étendre aussi aux formes présentes dans les Alpes et dans les Cévennes.

Mots clés. Biométrie ; Chorthippus groupe binotatus (Charpentier, 1825) ; comportement acoustique ; morphologie..

Abstract. A study based on morphological, biometrical, behavioural and chorological considerations, and conducted on 271 male and 252 female samples from continental France, Spain, Portugal and Morocco, led to the following conclusions: 1) the complex Chorthip-pus group binotatus includes at least two species : C. binotatus (Charpentier 1825), which is a macropterous taxon living in Iberia (up to 2 700 m in the South), France (above all in plain, but up to 1 300 m in the Pyrénées-Atlantiques) and Morocco (at 1 500 m in the Northern Middle Atlas), and C. saulcyi (Krauss 1888), new status, a micropterous taxon occupying the French mountains (Pyrenees, Alps and maybe Cevennes). 2) The nominative subspecies C. binotatus binotatus (Charpentier, 1825) occupies all the Iberian Peninsula, and climbs up to at least 2 200 m in the Sierra Nevada and to 2 000 m in the Sierra de la Demanda. Perhaps it is replaced by another subspecies in Sierra Nevada above 2 500 m, and perhaps it is another subspecies who lives on the French territory and in the Iberian pre-Pyrenees. C. binotatus is surely represented by the subspecies C. binotatus atlasi Defaut 1987 in the Northern Middle-Atlas (Mo-rocco), taxon which perhaps can to be elevated to the rank of species. 3) The nominative subspecies Chorthippus saulcyi saulcyi (Krauss, 1888), new combination occupies almost all of the French Department of Pyrénées-Orientales and the major part of the Iberian Catalan Pyrenees, in altitude. It is replaced by Chorthippus saulcyi (Krauss 1888) moralesi Uvarov, 1954, new combination in the NW of the Catalan Pyrenees, the French and Spanish Cerdagne and the Aragonese Pyrenees. On the French side of the Pyrenees the nominative subspecies is replaced by Chorthippus saulcyi (Krauss 1888) vicdessossi Defaut, ssp. new, since the boundary betwwen Aude and Ariège depratments up to natural reserve of Néouvielle (Hautes-Pyrénées), at least. Chorthippus saulcyi (Krauss 1888) daimei (Azam 1893), new combination is found in the Alps. 4) The cevenol micropterous taxon is attached here to C. saulcyi : Chorthippus saulcyi (Krauss 1888) algoaldensis Chopard 1952, new combination, but this is entirely provisional because several elements lead to see a micropterous subspecies of Chorthippus binotatus, while others elements could make it a valid species. 5) The apparent parapatry of the three Pyrenean subspecies of Chorthippus saulcyi (C. s. saulcyi, C. s. vicdessossi and C. s. moralesi) is problematic; for further taxonomic understanding it will be necessary to carefully study the contact zones, and to complete by a biometric study and a study of acoustic behavior, or even a study of molecular biology, studies should be extended also to the forms of the Alps and Cevennes

Keywords. Biometry; Chorthippus group binotatus (Charpentier, 1825); acoustic behaviour; morphology.

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Eric SARDET — Étude sur la variabilité morphologique de Tetrix undulata (Sowerby, 1806) et réhabilitation de la sous-espèce gavoyi Saulcy, in Azam, 1893 (Orthoptera, Caelifera, Tetrigoidea, Tetrigidae). Pages 55-64.

Résumé. A partir d’une étude morphométrique sur des spécimens de Tetrix undulata (Sowerby, 1806) de France, la validité de la sous-espèce Tetrix undulata gavoyi Saulcy, in Azam, 1893 est reconnue. Le locus typicus se trouve sur la commune d’Entragues (Alpes-de-Haute-Provence). La sous-espèce gavoyi se caractérise par des mensurations plus faibles que Tetrix undulata, et par la longueur du fé-mur postérieur proportionnellement plus court, critère discriminant pour séparer les deux sous-espèces. La sous-espèce gavoyi se dis-tingue également par son écologie, strictement hygrophile et plus thermophile que T. u. undulata, en outre, elle se trouve exclusivement sur calcaire. Sa distribution en France se limite aux domaines biogéographiques méditerranéen et subméditerranéens. Les résultats de cette étude montrent également une grande variabilité de T. u. undulata dans les Pyrénées (et aussi en Espagne), qui mériterait une étude morphométriques plus approfondie (matériel insuffisant) pour préciser son statut taxonomique. La distribution de gavoyi/undulata dans l’ouest et le sud-ouest demanderait également une étude plus précise (matériel insuffisant).

Mots clés. Tetrix undulata gavoyi Saulcy, in AZAM, 1893, sous-espèce valide du sud de la France ; étude morphométrique, écologie et distribution en France.

Zusammenfassung. Auf Grundlage einer biometrischen Untersuchung von Individuen von Tetrix undulata (Sowerby, 1806) aus Frankreich, wird der Status der Unterart Tetrix undulata gavoyi Saulcy, in Azam, 1893 bestätigt. Der locus typicus findet sich in der Gemeinde Entragues (Alpes-de-Haute-Provence). Die Unterart gavoyi ist durch geringere Maße im Vergleich zu Tetrix undulata ge-kennzeichnet, sowie durch die Länge des Postfemurs, der proportionell kürzer ist und das unterscheidende Kriterium ist, um die beiden Unterarten zu unterscheiden. Die Unterart gavoyi unterscheidet sich auch durch ihre Ökologie, da sie stark hygrophil und thermophiler als T. u. undulata ist. Weiters findet sich gavoyi nur auf Kalk und die Verbreitung in Frankreich beschränkt sich auf den mediterranen und submediterranen Raum. Die Ergebnisse dieser Untersuchungen weisen zusätzlich auf eine große Variabilität von T. u. undulata in den Pyrenäen (und auch in Spanien) hin, welche weitere Untersuchungen notwendig macht (vorliegendes Material unzureichend), um den taxonomischen Status zu klären. Die Verbreitung der nicht zuordenbaren Tiere gavoyi/undulata im Westen und Südwesten erfordert ebenfalls weitere Untersuchungen, da das derzeit vorliegende Material unzureichend ist.

Keywords. Tetrix undulata gavoyi Saulcy, in AZAM, 1893, Bestätigung# der Unterart in Südfrankreich, Biometrie, Ökologie und Ver-breitung in Frankreich

Abstract. Based on a biometric study of individuals of Tetrix undulata (Sowerby, 1806) of France, the validity of the subspecies Tetrix undulata gavoyi Saulcy, in Azam, 1893 is confirmed. The locus typicus is found in the municipality of Entragues (Alpes-de-Haute-Provence). The subspecies gavoyi is characterised by its measures, which are smaller in comparison to T. undulata. In addition, the postfemur is smaller and porportionally shorter, which is the key criteria to separate the two subspecies. The subspecies gavoyi can also be distinguished by its ecology, as it is highly hygrophile and more thermophile than T. u. undulata. Moreover, it is found only in lime-stone regions and its distribution in France is limited within two biogeographical region, i.e. the Mediterranean and Submediterranean region. The results of this study show also the great variability of T. u. undulata in the Pyrenees as well as in Spain. Therefore further biometric studies (available material insufficient) are necessary for precising the taxonomical status. The distribution of unclassified in-dividues gavoyi/undulata in the West and Southwest needs also further inquiries, because the available material is insufficient.

Keywords. Tetrix undulata gavoyi Saulcy, in AZAM, 1893, subspecies confirmed in Southern France, biometrics, ecology and distribu-tion in France.

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Stéphane JAULIN, Bernard DEFAUT & Stéphane PUISSANT — Proposition d’une méthodologie unifiée pour les listes d’espèces déterminantes d’Ensifères et de Caelifères. Application cartographique exhaustive aux régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon (France). Pages 65-144.

Résumé. Une méthodologie unifiée est mise au point pour l’élaboration des listes d’espèces déterminantes d’Orthoptères. A la suite de quoi les listes des Ensifères et Caelifères déterminants en Midi-Pyrénées et en Languedoc-Roussillon, établies respectivement par DE-FAUT 2003 et par PUISSANT 2008 (2007), sont révisées, en tenant compte aussi des connaissances chorologiques récentes. La nouvelle liste est illustrée par une carte de répartition en couleurs pour chaque taxon.

Mots clés. Cartes de répartition ; espèces déterminantes ; France ; Languedoc-Roussillon ; méthodologie ; Midi-Pyrénées.

Abstract. A unified methodology is developed for the elaboration of lists of “determinative” Orthoptera species. Then the lists of de-terminative Ensifera and Caelifera in Midi-Pyrénées and Languedoc-Roussillon, established respectively by DEFAUT 2003 and PUIS-SANT 2008 (2007), are reviewed, taking account also of the recent chorological knowledge. The new list is illustrated by a colour distri-bution map for each taxon.

Keywords. Distribution maps; « determinative » species; France; Languedoc-Roussillon; methodology; Midi-Pyrénées.

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Tome 17 (2012).

Études.

Bernard DEFAUT, David MORICHON, Didier MORIN & Stéphane PUISSANT — Locusta cinerascens (Fabricius), espèce distincte de Locusta migratoria L. (Caelifera, Acrididae, Locustinae). Pages 5-7.

Résumé. Locusta migratoria Linné et Gryllus cinerascens Fabricius sont sympatriques sur le littoral languedocien, et ils ont des carac-téristiques morphologiques suffisamment différentes pour que l’on doive les considérer comme des espèces distinctes : Locusta migra-toria L., 1758 (en France méditerranéenne c’est la ssp. nominative) et Locusta cinerascens (Fabricius, 1781) statut nouveau. Par ail-leurs il est démontré que ces deux espèces ont une écologie différente qui les empêche d’être syntopiques : Locusta migratoria migrato-ria ne se rencontre que dans les dépressions littorales un peu humides, alors que Locusta cinerascens se reproduit et vit dans des bio-topes plus secs.

Mots clés. Littoral languedocien ; Locusta migratoria migratoria Linnaeus (1758) ; Locusta cinerascens (Fabricius, 1781), stat. nov.

Abstract. Locusta migratoria Linnaeus and Gryllus cinerascens Fabricius are sympatric in the Languedoc coast, and they have suffi-ciently different morphological characteristics that should be considered as distinct species: Locusta migratoria l., 1758 (in Mediterrane-an France it is the nominative ssp.) and Locusta cinerascens (Fabricius, 1781) new status. Also it is shown that these two species have a different ecology which prevents them being syntopic: Locusta migratoria migratoria occurs only in a little wet coastal depres-sions, then Locusta cinerascens breeds and lives in dryer biotopes.

Keywords. Languedoc coast; Locusta migratoria migratoria Linnaeus (1758); Locusta cinerascens (Fabricius, 1781), stat. nov.

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Bernard DEFAUT — Note sur une petite série d’Aiolopus récoltée au Qatar (Caelifera, Acrididae, Locustinae). Pages 9-13.

Résumé. Des douze exemplaires d’Aiolopus récoltés par le personnel de l’INRA de 2001 à 2009, sept mâles (sur huit) et les quatre fe-melles sont assignables à Aiolopus puissanti Defaut 2005 (peut-être une sous-espèce un peu particulière, à organes du vol proportion-nellement plutôt moins allongés). Les caractéristiques du huitième mâle le rapprochent nettement d’Aiolopus thalassinus (Fabricius, 1781) ; mais il faudrait disposer d’un matériel beaucoup plus abondant pour savoir s’il ne s’agit que d’un exemplaire aberrant d’Aiolopus puissanti ou d’un taxon réellement différent.

Mots clés. Aiolopus puissanti Defaut, 2005 ; Aiolopus thalassinus (Fabricius, 1781) ; Qatar.

Abstract. Among the twelve samples of Aiolopus collected by the staff of INRA from 2001 to 2009, seven males (out of eight) and four females may be identified as Aiolopus puissanti Defaut 2005 (perhaps a somewhat particular subspecies, with organs of the flight proportionately rather less elongated). By its biometrical characteristics the eighth male seems related to Aiolopus thalassinus (Fabricius, 1781); but it would be necessary to have a material much more abundant to know if it is only an aberrant sample of Aiolopus puissanti or a really different taxon.

Keywords. Aiolopus puissanti Defaut, 2005 ; Aiolopus thalassinus (Fabricius, 1781) ; Qatar.

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Bernard DEFAUT — Implications taxonomiques et nomenclaturales de publications récentes en phylogénie moléculaire : 1. Les Gomphocerinae de France (Orthoptera, Acrididae). Pages 15-20.

Résumé. Des travaux de phylogénie moléculaires récents et concordants imposent des rapprochements taxonomiques nouveaux. En particulier on doit désormais considérer les « Chorthippus » du groupe parallelus comme relevant d’un genre nouveau, plus proche des genres Omocestus et Stenobothrus que du genre Chorthippus : Pseudochorthippus gen. nov. Un autre changement important est d’ordre nomenclatural : les genres Glyptobothrus Chopard 1952 et Gomphocerippus Roberts 1941 sont synonymes, ce dernier ayant priorité.

Mots clefs. Nomenclature ; phylogénie moléculaire ; Pseudochorthippus gen. nov. ; taxonomie.

Abstract. Recent and concordant molecular phylogeny works impose new taxonomic relationships. Particularly, the species of the « Chorthippus » group parallelus must now be considered as belonging to a new genus, closer to Omocestus and Stenobothrus than to Chorthippus: Pseudochorthippus gen. nov. Another significant change is nomenclatural: Glyptobothrus Chopard 1952 and Gompho-cerippus Roberts 1941 are synonymous, the latter having priority.

Keywords. Nomenclature; molecular phylogeny; Pseudochorthippus gen. nov. ; Taxonomy.

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Bernard DEFAUT — Biométrie des types des Caelifères de France (Orthoptera). 1. Définition des paramètres mesurés. 2. Men-surations chez les Tridactylidae, Tetrigidae, Pyrgomorphidae, Pamphagidae et Acrididae Calliptaminae. Pages 21-56.

Résumé. Des mensurations significatives ont été effectuées sur des types porte-nom (à défaut, sur des topotypes) des Caelifères de la faune de France, principalement pour des taxons dont la localité type est située sur notre territoire national. Des lectotypes ont été dé-signes pour quelques taxons du genre Calliptamus. Des photographiess des types porte-nom et de leurs étiquettes sont présentées.
Les groupes taxonomiques concernés dans ce premier article sont énumérés dans le titre (et dans les mots clés).

Mots clés. Acrididae Calliptaminae ; biométrie ; Pamphagidae ; Pyrgomorphidae ; Tetrigidae ; topotypes ; Tridactylidae ; types porte-nom.

Abstract. Significant measurements were performed about name-bearing types (or, alternatively, about topotypic specimens) of the French grasshoppers (Caelifera), mainly for taxa whose the type locality is located on the national territory. Lectotypes are fixed for some taxa of the genus Calliptamus. Photos of name-bearing types and of their labels are showed.
The taxonomic groups covered in this first article are listed in the title (and in the keywords).

Keywords. Acrididae Calliptaminae ; biometry ; name-bearing types ; Pamphagidae ; Pyrgomorphidae ; Tetrigidae ; topotypic speci-mens ; Tridactylidae.

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Christian RUST, Laurent SCHWEBEL (†) & Eric SARDET — Modicogryllus frontalis (Fieber, 1844), espèce nouvelle en France (Orthoptera, Gryllidae). Pages 57-62.

Résumé. En 2011, Modicogryllus frontalis a été découvert dans une gravière en Alsace (commune d’Eguisheim, Haut-Rhin [68]) et constitue la première mention certaine pour la France, faisant suite à plusieurs mentions erronées. Cette localité est en continuité géogra-phique directe avec les populations allemandes outre-rhin. Les hypothèses sur son arrivée probablement récente en Alsace sont discu-tées, notamment à partir d’individus macroptères.

Mots-clés. Modicogryllus frontalis, Alsace, nouvelle espèce en France, gravière, macroptérisme.

Abstract. First confimed record in France of Modicogryllus frontalis. The species has been found in 2011 in a gravel pit in Alsace (municipality of Eguisheim, Haut-Rhin [68]). This location is close to the known ones on the german side of the Rhine river. The likely recent appearance in Alsace is discussed, especially the possible colonization through macropterous individuals.

Key words. Modicogryllus frontalis, Alsace, first record in France, gravel pit, macropterism

Zusammenfassung. Modicogryllus frontalis wurde 2011 zum ersten Mal sicher für Frankreich nachgewiesen. Der Fundort liegt im Elsass in einer Kiesgrube (Gemeinde Eguisheim, Haut-Rhin [68]). Der Fundort befindet sich in nächster Nähe zu den bekannten Vor-kommen auf der deutschen Rheinseite. Das wahrscheinlich erst vor kurzem erfolgte Auftreten im Elsass wird diskutiert, vor allem die mögliche Besiedlung durch makroptere Individuen.

Key words. Modicogryllus frontalis, Elsass, Erstnachweis in Frankreich, Kiesgrube, Langflügeligkeit

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David MORICHON — Contribution à la connaissance des Orthoptéroïdes du Val de Galbe (Pyrénées-Orientales). Pages 63-67.

Résumé. Le Val de Galbe héberge un peuplement orthoptérique de caractère eurosibérien, ce qui est insolite dans un département où les endémiques catalans sont habituellement bien représentés. Ici non seulement ceux-ci sont absents, mais deux espèces de caractère euro-sibérien prononcé sont bien présents : Miramella alpina subsp. subalpina (Fischer, 1850) et Chrysochraon dispar subsp. dispar (Ger-mar, 1834), alors qu’elles sont rares ailleurs dans le département.

Mots clés. Faune eurosibérienne ; Orthoptéroïdes ; Pyrénées-Orientales ; Val de Galbe.

Abstract. The Val de Galbe hosts an orthopteric fauna with eurosiberian character, which is unusual in his Department where the cata-lan endemic taxa are usually well represented. Here not only the catalan endemic taxa are absent, but two species with eurosiberian pro-nounced character are present: Miramella alpina subsp. subalpina (Fischer, 1850) and Chrysochraon dispar subsp. dispar (Germar, 1834) (they are rare elsewhere in the Department).

Keywords. Eurosiberian fauna ; Orthopteroids ; Pyrénées-Orientales ; Val de Galbe.

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Hélène MAUREL (†) & Bernard DEFAUT — Roger PASQUIER (1901 – 1973) et le laboratoire de zoologie de l’Institut national agronomique d’Alger entre 1930 et 1973. Pages 69-87.

Avertissement (par Bernard DEFAUT). L’exposé qui suit a été reconstitué par mes soins à partir des récits détaillés que m’a confiés Hélène MAUREL de 2005 à 2007, principalement en 2006, et dont la plus grande partie a été enregistrée. Je les ai complétés avec la docu-mentation bibliographique qu’elle m’a léguée, et j’ai inséré des illustrations issues de sa collection personnelle. Egalement j’ai glané des renseignements sur internet. Dès l’origine Hélène m’avait proposé de cosigner ; j’avais d’abord refusé, estimant que ma contribution concernerait surtout la mise en forme et serait donc marginale. Mais comme la version finale a été passablement augmentée et qu’Hélène ne l’a pas relue, je préfère aujourd’hui ajouter ma signature pour le cas où il se trouverait dans ce nouveau texte des éléments qu’elle n’aurait pas approuvés. Cependant il s’agit bien, pour l’essentiel, de ses propres souvenirs, mes apports personnels ayant été aussi neutres que possible. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai conservé le style originel d’Hélène à la première personne.

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Tome 18 (2013).

Études.

Bernard DEFAUT — Biométrie des types des Caelifères de France (Orthoptera). 3. Mensurations chez les Acridi-dae Melanoplinae et Locustinae. Pages 5-44.

Résumé. Des mensurations significatives ont été effectuées sur des types porte-noms (ou, à défaut, sur des topotypes) des Melanopli-nae et Locustinae de la faune de France (Caelifera, Acrididae), principalement les taxons dont la localité type est située sur notre territoire national. Les localités types, les types porte-noms et les séries types ont été précisés dans la mesure du possible ; quelques lectotypes ont été désignés, après justification. Les photos présentées en annexe faciliteront la reconnaissance des types porte-nom dans les collections publiques.

Mots clés. Acrididae, Locustinae, Melanoplinae ; biométrie ; localités types, topotypes ; types porte-noms.

Abstract. Significant measurements were made on name-bearing types (or, alternatively, about some topotypic specimens) of the French grasshoppers Melanoplinae and Locustinae (Caelifera, Acrididae), mainly for taxa whose the type locality is located on the na-tional territory. Type localities, name-bearing types and type series were specified as far as possible; some lectotypes were designated, after justification. Photos in the annex will facilitate the recognition of type specimens in the public collections.

Keywords. Acrididae; biometry; Locustinae; Melanoplinae; name-bearing types; topotypic specimens; type localities.

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Bernard DEFAUT, David MORICHON, Didier MORIN & Stéphane PUISSANT — L’étude de phylogénie moléculaire réalisée par MA & al. (2012) sur le Criquet migrateur : nouvelles conclusions taxonomiques (Caelifera, Acrididae, Locustinae). Pages 45-56.

Résumé. I. En revisitant dans une optique taxonomique nouvelle l’étude de phylogénie moléculaire réalisée par MA & al. (2012) sur le Criquet migrateur, il nous apparaît que les deux grandes « lignées » mises en évidence par les auteurs sont compatibles avec un statut d’espèces valides : Locusta migratoria L. 1758 au Nord, et Locusta cinerascens (F., 1781) au Sud ; notre interprétation découle de la répartition très largement parapatrique des deux lignées sur la carte qui illustre le texte, doublée d’une sympatrie locale (indiquée à Nar-bonne par les auteurs), ainsi que de la monophylie des deux clades et de leur haute différenciation génétique. Nous avions abouti à une conclusion identique dans un travail exactement contemporain (DEFAUT & al., 2012), en nous appuyant sur les caractéristiques morpho-logiques et les exigences écologiques des deux taxons, associées à une stricte sympatrie sur environ 80 km de littoral languedocien, entre Gruissan (Aude) et le Grau-du-Roi (Gard), ainsi que sur le littoral oriental de Haute-Corse.
IIa. Ceci étant admis, au moins certaines des sous-espèces reconnues autrefois chez le Criquet migrateur sont compatibles avec le phylo-gramme et les réseaux d’haplotypes, et il semble même nécessaire d’en ajouter quelques autres : 1) après désignation d’un néotype res-treignant la localité type originelle, la sous-espèce nominative L. m. migratoria L. correspondra soit au taxon qui, au plan génétique, semble particulier au Nord-Est de la Chine, soit au taxon plus occidental (de la Mongolie occidentale à l’Europe centrale) ; bien entendu il faudra trouver un nom nouveau pour l’autre taxon, si la réalité des deux sous-espèces est confirmée par la morphologie. 2) Selon l’hypothèse vraisemblable de REMAUDIERE (1948) c’est le taxon précédent (le plus occidental) qui a établi des populations permanentes sur le littoral languedocien et en Corse, échantillonnées par les auteurs à Narbonne (d’après leur carte, mais cet échantillonnage n’apparait pas du tout sur le phylogramme et pas clairement sur les réseaux d’haplotypes). 3) L. m. gallica Remaudière 1947, est présent dans l’Ouest de la France, et peut-être aussi autrefois plus au nord jusqu’en Allemagne septentrionale. 4) D’après le phylogramme et le réseau d’haplotypes concerné une autre sous-espèce est vraisemblable dans le Sichuan (centre de la Chine), qu’il faudrait la justifier morphologiquement. 5) Un taxon tibétain autonome, dépendant de L. migratoria, apparaît nettement sur le réseau d’haplotypes ; il ne nous est pas possible actuellement de savoir s’il s’agit de L. tibetensis Chen 1963, ou d’un taxon nouveau. 6) Enfin, L. m. rossica Uva-rov & Zolotarevsky 1929, dont la localité type est en Russie d’Europe, mais qui a été supposée présente bien plus loin vers l’ouest, n’a peut-être pas été échantillonnée dans le cadre de cette étude.
IIb. Pour Locusta cinerascens aussi plusieurs sous-espèces sont possibles. 1) Le taxon malgache L. cinerascens F., ssp. capito (Saus-sure, 1884), nouvelle combinaison est fortement individualisé sur le phylogramme (les populations comoriennes, non étudiées par les auteurs, relèvent peut-être d’une sous-espèce distincte, d’après la littérature). 2) Locusta cinerascens (F., 1781), ssp. manilensis (Meyen, 1835), nouvelle combinaison (Philippines, Indonésie et Chine méridionale) et Locusta cinerascens (F., 1781), ssp. australis (Saussure, 1884), nouvelle combinaison (archipel des Tonga et possiblement Australie et Nouvelle Zélande) ne sont pas nettement sé-parés sur le phylogramme et sur le réseau d’haplotypes ; mais cela ne prouve nullement que ces taxons ne soient pas valides (voir TRE-WICK, 2008) ; 3) Locusta cinerascens (F., 1781), ssp. cinerascens, taxon non grégariapte du pourtour méditerranéen, et Locusta cine-rascens (F., 1781), ssp. migratorioides (Reiche & Fairmaire, 1849), nouvelle combinaison, taxon grégariapte purement africain (au sud du Sahara), ne sont pas, eux non plus, nettement séparés l’un de l’autre sur le phylogramme ni sur le réseau d’haplotypes ; 4) la ssp. arabique de la littérature (non nommée) est associée à L. c. ssp. cinerascens / L. c. ssp. migratorioides sur le phylogramme, alors qu’elle l’est à la ssp. indienne de la littérature (non nommée) sur le réseau d’haplotypes ; ces changements d’association ne sont pas incompa-tibles avec un authentique statut de sous-espèce. 5) La sous-espèce indienne évoquée ci-dessus est rattachable également à L. cineras-cens : nouvelle combinaison ; elle est associée à la ssp. arabique sur le réseau d’haplotypes (comme déjà dit), mais à L. c. ssp. manilen-sis / L. c. ssp. australis sur le phylogramme. 6) Deux taxons tibétains rattachables à L. cinerascens sont nettement individualisés sur le phylogramme et sur le réseau d’haplotypes ; il est possible que l’un d’eux corresponde au taxon burmana Ramme, 1951.
IIc. Nous avons matérialisé, autant que faire se pouvait, l’extension de ces différentes sous-espèces sur la carte, sur le phylogramme et sur les réseaux d’haplotypes des auteurs (figures 1 à 3).
III. A l’évidence il serait nécessaire d’entreprendre maintenant une révision générale des sous-espèces du Criquet Migrateur (sensu la-to), en associant intimement, cette fois, biométrie, éthologie, écologie et données moléculaires.

Mots-clefs. Criquet migrateur ; Locusta migratoria L. ; Locusta cinerascens (F.) ; nouvelle combinaison (comb. nov.) ; parapatrie ; sous-espèces ; répartition géographique ; sympatrie ; taxonomie.

Abstract. I. The results of the phylogeographic study carried out by MA & al. (2012) on the migratory locust tend to support our views on the fact that the two main lineages highlighted by the authors may be compatible with a valid species status (Locusta migratoria L. 1758 to the North and Locusta cinerascens (F., 1781) to the South). Our interpretation arises from the overall parapatric distribution of the two lineages on the map, which illustrates the text, coupled with a local sympatry (indicated in Narbonne by the authors), as well as their reciprocal monophyly associated with a high level of genetic differentiation. We had already come to the same conclusion in a pre-vious study (DEFAUT & al., 2012), based on morphological and ecological characteristics of the two taxa, associated with a strict sym-patry on about 80 km in Languedocian littoral, from Gruissan (Aude) to Le Grau-du-Roi (Gard), as well as the Eastern littoral in Haute-Corse.
IIa. Interestingly, some of the subspecies admitted in the past for the migratory locust Locusta migratoria are compatible with groups inferred in the phylogeographic analyses: 1) after designation of a neotype restricting the original type locality, the nominotypical sub-species L. m. migratoria L. 1758, possibly corresponds to the lineage that seems specific to the northeast of China or to a lineage that is distributed from the Western Mongolia to Central Europe. 2) According to the hypothesis of REMAUDIÈRE (1948), the latter lineage has likely established permanent populations in France (on the Languedoc coast and the Corsica coast) 3) L. m. gallica Remaudière 1947, is present in Western France. In addition several lineages that are highlighted in the molecular analyses need further ecological and mor-phological treatment as they may correspond to extant subspecies, such L. tibetensis Chen, 1963 for specimens sampled in the Tibet Re-gion. .
IIb. For Locusta cinerascens, it is also possible to tentatively assign several subspecies. 1) The Malagasy taxon L. cinerascens F., ssp capito (Saussure, 1884), new combination is highly individualized on the phylogram.. 2) Locusta cinerascens (F., 1781), ssp. ma-nilensis (Meyen, 1835), new combination (Philippines, Indonesia and Southern China) and Locusta cinerascens (F., 1781), ssp. australis (Saussure, 1884), new combination (archipelago of Tonga, and possibly Australia and New Zealand) are not clearly differ-entiated on the phylogram nor on the haplotypes network; but this does not prove at all that these taxa are not valid (see TREWICK, 2008); 3) Locusta cinerascens (F., 1781), ssp. cinerascens, a taxon non-gregarious from the Mediterranean region, and Locusta cin-erascens (F., 1781), ssp. migratorioides (Reiche & Fairmaire, 1849), new combination, a gregarious purely African taxon (at the South of Sahara), are not clearly separated one from other on the phylogram nor on the haplotypes network; 4) the not named Arabic subspecies from the literature is associated with L. c. ssp. cinerascens / L. c. ssp. migratorioides on the phylogram, and to the not named Indian subspecies from the literature; those changes in the association are not incompatible with authentic subspecific status. 5) The above Indian subspecies is related also to L. cinerascens: new combination; it is associated to the Arabian subspecies on the hap-lotypes network (as already said), but to L. cinerascens ssp. manilensis / L. cinerascens ssp. australis on the phylogram. 6) Two Tibet-an taxa related to L. cinerascens are clearly individualized on the phylogram and on the haplotypes network; perhaps one of them is the taxon burmana Ramme, 1951.
IIc. To summarize our views we have figured all the corresponding subspecies on the map, the phylogram and the haplotypes networks of the authors (figures 1 to 3).
III. It seems to us that more comprehensive studies on subspecies of the migratory locust (sensu lato) are required in order to clarify the status of the lineages that are suggested by the molecular analyses.

Keywords. Geographical distribution; Locusta migratoria L.; Locusta cinerascens (F.); migratory locust; new combination (comb. nov.); parapatry; subspecies; sympatry; taxonomy.

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Bernard DEFAUT — Note nomenclaturale sur Omocestus « petraeus » (Brisout, « 1855 ») (Caelifera). Pages 57-58.

Résumé. L’épithète spécifique originale « petrœum », dans Acridium petrœum Brisout, a été corrigé en « petraeus » ou bien en « petræus » au moins dès 1861. Mais ce remplacement du « o » par un « a » est une émendation injustifiée au regard du CINZ (article 32.5.1). D’autre part la date de publication de la description originale est 1856, et non 1855 comme souvent admis. Le nom complet de l’espèce est donc : Omocestus petroeus (Brisout de Barneville, 1856).

Mots clés. Émendation injustifiée ; nomenclature ; Omocestus petraeus ; Omocestus petroeus.

Abstract. The original specific epithet « petrœum », in Acridium petrœum Brisout, has been corrected « petraeus » or « petræus ». But this replacement of the « o » by an « a » is an unjustified emendation for the ICZN (article 32.5.1). On the other hand the date of publication of the original description is 1856, and not 1855 as often accepted. The full name of the species is therefore: Omocestus petroeus (Brisout de Barneville, 1856).

Keywords. Omocestus petraeus; Omocestus petroeus; nomenclature; unjustified emendation.

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Quentin DELORME — Éléments d’écologie et de répartition d’une espèce endémique peu connue : Amedegnatiana vicheti (Delmas & Rambier, 1950) (Orthoptera : Tettigoniidae, Tettigoniinae). Pages 59-65.

Résumé. Espèce unique en son genre, Amedegnatiana vicheti (Delmas & Rambier, 1950) est endémique de certains massifs calcaires de l’Ouest du Languedoc. Depuis sa découverte en 1946, elle n’était connue que de très peu de stations et son écologie était quasiment mé-connue. Sa relative rareté et le manque de connaissances sur cette espèce ont motivé la réalisation d’intenses prospections en 2011 et 2012. Ces dernières ont permis de la rechercher sur des stations historiques ainsi que de déterminer de nouvelles stations. Des relevés de végétation ont été effectués sur chaque station afin de caractériser son habitat et identifier les facteurs écologiques influençant sa réparti-tion. Des observations comportementales ont été réalisées afin de préciser le rythme d’activité journalier et d’étudier les stridulations. Cette espèce se répartit actuellement en deux populations bien distinctes, l’une sur le massif des Corbières et l’autre sur la partie méri-dionale du plateau du Larzac où elles occupent des milieux similaires mais présentant des facteurs écologiques différents. A. vicheti est une espèce méditerranéenne caractéristique des pelouses thermophiles et parcours substeppiques. Cet orthoptère précoce montre des dif-férences phénologiques liées à des variations d’altitude et d’exposition. Son activité est essentiellement diurne, mais des stridulations nocturnes, à structure distincte, ont été observées. L’état de conservation des populations est actuellement assez difficile à évaluer en rai-son du manque de données anciennes. Néanmoins, le caractère endémique de cette espèce sténoèce, et sa répartition très restreinte en font une espèce particulièrement vulnérable. De plus, d’importantes menaces ont pu être identifiées au cours de cette étude, en particulier la récurrence des incendies, la fermeture des milieux et divers projets d’aménagement montrant la nécessité .de mesures de gestion et de protection des populations.

Mots clés. Amedegnatiana vicheti, Corbières, Larzac, répartition, écologie.

Abstract. Amedegnatiana vicheti, unique species of its genus, is an endemic species from calcareous mountains of Languedoc region. Since its discovery in 1946, it was just recorded from few localities and its ecology was almost unknown. The scarcity of this species and the lack of knowledge about its ecology and repartition, bring me to carry out prospections during 2011 and 2012. Historical sta-tions were first prospected and news stations were searched. On each station, vegetation structure and composition were recorded in or-der to determine the habitat and identify the ecological factors that influence its distribution. Behavior’s observations were undertaken to determine the daily activity cycle and to record stridulations. This species is distributed in two populations, one in the Corbières upland and the other on the limestone plateau of Larzac. It attends the same habitat but its distribution is conditioned by different ecological fac-tor. A.vicheti is a Mediterranean species typical of thermophile scratched vegetation. This precocious ensifera show phenologicals differ-ences due to altitude variation and exposition. Its activity is mostly diurnal but nocturnal stridulations were recorded. Differences be-tween nocturnal and diurnal stridulations had been recorded. Currently, as it lacks historical data, it’s difficult to establish the popula-tion’s conservation state. However, it’s an endemic species with a very restricted range and a high degree of specialization. That gives it a high degree of vulnerability. Moreover important threats had been identified during this study especially the recurrence of wood fire, the diminution of open habitats, and the augmentation of land settlement project. Management and protection of populations is currently required for long term preservation.

Keywords. Amedegnatiana vicheti, Corbières, Larzac, repartition, ecology.

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Bernard DEFAUT — Étude orthoptérique dans les milieux ouverts de la réserve de chasse du causse Comtal (F-12000, la Loubière) : rapport final de 2012. Pages 67-97.

Résumé. En septembre 2008 un relevé orthoptérique a été effectué dans vingt-huit stations de la réserve de chasse du causse Comtal (France, Aveyron, commune de La Loubière). Vingt-quatre espèces au total ont été identifiées, dont quatre ont une certaine valeur patri-moniale, au moins dans le contexte local (Gampsocleis glabra, Decticus verrucivorus, Stenobothrus nigromaculatus et Pseudochor-thippus p. parallelus). Deux synusies (= communautés) ont été caractérisées, l’une typique des pelouses mésoxériques en fonds de do-line ou dans des dépressions topographiques (Euchorthippetum elegantuli : onze stations), l’autre typique des pelouses écorchées, xé-riques, à la surface du causse (Omocestetum petraeae : dix-sept stations). Ces synusies sont intégrées à un synsystème hiérarchisé, dont les unités constitutives sont repérées faunistiquement, écologiquement et bioclimatiquement. Des paramètres cénotiques ont été éta-blis pour toutes les stations de chaque synusie : nombre d’espèces, indice de similitude, indice d’originalité, densité cénotique, équitabi-lité (ou régularité) ; ils ont permis de comparer l’état de santé des milieux correspondants en 2008.
Les mêmes vingt-huit stations ont été ré-inventoriées en 2010 et en 2012, exactement à la même époque (entre le 9 et le 18 septembre).
Il a été constaté en 2010 que les quatre espèces patrimoniales avaient disparu des lieux où elles avaient été vues en 2008, en partie à cause de la mise en culture d’une doline, en partie aussi, sans doute, à cause des conditions climatiques de 2010 et d’une pression de pâ-turage élevée. La comparaison des paramètres cénotiques en 2008 et 2010 montre que le couple « conditions climatiques » / « pression de pâturage » a été plutôt défavorable aux stations de la synusie mésoxérique, et plutôt favorable aux stations de la synusie xérique ; ce-pendant plusieurs stations de cette dernière synusie montrent aussi un certain appauvrissement, sans doute consécutif à un piétinement excessif par les troupeaux au printemps. À l’issue de la campagne de 2010 deux recommandations pratiques ont été émises pour les an-nées 2011 et 2012 : allègement général de la pression pastorale dans les stations de la synusie mésoxérique, allègement de cette même pression pastorale au printemps et en début d’été pour les stations de la synusie xérophile.
Lors de la prospection de 2012 les trois premières des quatre espèces patrimoniales citées plus haut ont été revues, mais fort discrète-ment, et généralement dans des stations où elles n’étaient pas notées en 2008. Si on met à part les deux dolines qui ont été mises en cul-ture (1785, 1788), et dont l’évolution très négative doit être considérée comme accidentelle, l’évolution des paramètres cénotiques entre 2008 et 2012 aboutit globalement à un bilan assez équilibré : l’évolution a été défavorable pour huit stations, à savoir deux stations de l’Euchorthippetum elegantuli (1796, 1800) et six stations de l’Omocestetum petraeae (1782, 1787, 1789, 1791, 1801, 1803), elle a été favorable pour six stations, à savoir trois stations de l’Euchorthippetum (1790, 17978, 1805) et trois stations de l’Omocestetum (1783, 1793, 1809), et elle a été assez indifférente pour douze stations, à savoir quatre stations de l’Euchorthippetum (1781, 1784, 1792, 1794) et huit stations de l’Omocestetum (1786, 1795, 1798, 1799, 1802, 1804, 1806, 1810).
Ce recul de quatre ans est peut-être insuffisant, et surtout il m’a manqué de connaitre la répartition géographique et l’intensité des fac-teurs qui ont provoqué l’amélioration ou la détérioration des peuplements orthoptériques (notamment le calendrier de pâturage et le char-gement en bétail). En l’état actuel de l’étude on peut recommander un allègement de la charge ovine dans la zone médiane (telle que des-sinée sur la figure 4) ; également un décalage temporel de la mise à l’herbe de printemps, de façon à éviter un piétinement intense entre le 15 avril et le 15 juillet, quand la majorité des orthoptères sont juvéniles. Il n’y aurait rien à changer fondamentalement à la gestion au nord et au sud, pour ce qui concerne la qualité des peuplements orthoptériques en milieu ouvert.

Cependant il apparaît nettement que l’Euchorthippetum est la synusie intéressante du causse : ses stations couvrent une surface totale infiniment moins étendue que l’autre synusie, elle renferme trois des quatre espèces patrimoniales de l’étude (Decticus v. verrucivorus, Gampsocleis glabra et Pseudochorthippus p. parallelus), et de surcroit elle est menacée par des mises en culture intempestives.
Je recommande donc de mettre en défens de mi-avril à mi-juillet la vaste doline 1790, ou au moins sa moitié occidentale qui, étant plus basse topographiquement, et donc moins sèche, est plus propice à la synusie ; une telle mise en défens empêchera le piétinement par le bétail pendant la période où la plupart des individus sont encore au stade larvaire. Il faudra ensuite contenir la pression de pâturage, de façon à maintenir sur des surfaces significatives (au moins 30 % de la parcelle) une hauteur de végétation herbacée supérieure ou égale à 30 ou 40 cm, favorable à l’installation et au maintien des espèces patrimoniales de la synusie. Cette doline servira alors de réservoir pour une recolonisation des autres stations de l’Euchorthippetum.

Mots clés. Decticus v. verrucivorus (L.) ; entomocénotique ; espèces patrimoniales ; Gampsocleis glabra (Herbst) ; gestion ; orthopté-rocénotique ; pression pastorale ; Stenobothrus nigromaculatus (Herrich-Schaeffer).

Abstract. In September 2008 an orthopterical inventory was conducted in twenty-eight places of the hunting reserve of the causse Comtal (France, Aveyron, La Loubière common) [Nota: a “causse” is a calcareous plateau]. Twenty-four species in total have been identified, of which four have a certain patrimonial value, at least in the local context (Gampsocleis glabra, Decticus verrucivorus, Ste-nobothrus nigromaculatus and Pseudochorthippus p. parallelus). Two synusies (= communities) have been characterized, of which one is typical of mesoxeric lawns in sinkholes and topographic depressions (Euchorthippetum elegantuli: Eleven stations), the other typical of xeric stony lawns on the surface of the causse (Omocestetum petraeae: seventeen stations). These synusies are integrated in-to a hierarchical, synsystem whose constitutive units are marked faunistically, environmentally and bioclimatically. Cenotical parameters were established for all stations of each synusy: number of species, similarity index, originality index, cenotic density, equitability; they were allowed to compare the health status of the stations in 2008.
The same twenty-eight places were re-inventoried in 2010 and 2012, exactly at the same time (between 9 and 18 September).
It was found in 2010 that the four patrimonial species had disappeared from the places where they were seen in 2008, in part due to the ploughing of a sinkhole, partly also, without doubt, because of bad climate conditions from 2010 and of high grazing pressure. Compar-ison of cenotic parameters in 2008 and 2010 shows that the couple ‘weather’ / ‘grazing pressure’ was rather unfavourable for mesoxeric synusy, and tended to favour the xeric synusy. However several places of the xeric synusy also show some depletion, probably result-ing from an excessive trampling by cattle in the spring. At the end of the campaign of 2010 two recommendations have been issued for the years 2011 and 2012: general relief of the pastoral pressure in the places of the mesoxeric synusy, relief of the pastoral pressure in the spring and early summer in the places of the xeric synusy.
When prospecting for 2012 the first three of the four patrimonial species cited above have been viewed, but very quietly, and in places where they were not seen in 2008, generally. Putting aside the two sinkholes ploughed (1785, 1788), and whose the very negative evo-lution must be considered as accidental, the evolution of the cenotic parameters between 2008 and 2012 overall results in enough bal-ance: the evolution was unfavourable for eight stations, namely two stations of the Euchorthippetum elegantuli (1796, 1800) and six stations of the Omocestetum petraeae (1782, 1787, 1789, 1791, 1801, 1803), it has been positive for six stations, namely three sta-tions of the Euchorthippetum (1790, 17978, 1805) and three stations of the Omocestetum (1783, 1793, 1809), and it has been quite indifferent for twelve stations namely four of the Euchorthippetum (1781, 1784, 1792, 1794) and eight stations of the Omocestetum (1786, 1795, 1798, 1799, 1802, 1804, 1806, 1810).
This delay in four years is perhaps insufficient, and especially I lacked knowing the geographical distribution and the intensity of the factors that have caused improvement or deterioration of the orthopteric synusies (including the timing of grazing and the pastoral pres-sure). In the current state of the study one could recommend a relief of the ovine pressure in the middle zone (as drawn in figure 4); also a time-shift of the first spring grazing, so as to avoid intense stamping between April 15 and July 15, when the majority of the Orthop-tera are juveniles. It would not be necessary to change management in the North and South, with regard to the quality of orthopteric synusies.

However it is clear that the Euchorthippetum is the interesting synusy of the Causse: its places cover a total surface infinitely narrower than the other synusy, it contains three of the four patrimonial species of the study (Decticus verrucivorus, Gampsocleis glabra and Pseudochorthippus p. parallelus v.), and moreover it is threatened by ill-timed ploughings.
I therefore recommend to protect against grazing from mid-April to mid-July the large sinkhole 1790, or at least its Western half which, being lowest topographically, and therefore less arid, is more propitious to the synusy; such a grazing protection will prevent trampling by cattle during the period where most people are still in the larval stage. We will then have to contain grazing pressure, to maintain sig-nificant surfaces (at least 30 % of the sinkhole) a herbaceous vegetation height superior or equal to 30 or 40 cm, propitious to installation and maintenance of the patrimonial species. This sinkhole will then serve for a recolonization of the other places of the Euchorthip-petum synusy.

Key words. Decticus v. verrucivorus; entomocenotic; environmental management; orthopterocenotic; Gampsocleis glabra (Herbst); grazing pressure; patrimonial species; Stenobothrus nigromaculatus (Herrich-Schaeffer).

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François BETARD — Écologie et cénotique des peuplements d’Orthoptères des landes sèches du Haut-Bocage vendéen. Pages 99-118.

Résumé. L’étude des peuplements d’Orthoptères dans les landes sèches du nord-est de la Vendée a permis de recenser un total de trente et une espèces, dont dix présentent une valeur patrimoniale. Une analyse cénotique du peuplement dans son ensemble a permis de sépa-rer deux entités bien distinctes au plan synécologique, correspondant à deux nouvelles synusies : (i) le Chorthippo binotati – Ephippi-geretum diurni (nov.), associé aux fruticées atlantiques de type lande à ajoncs et bruyères, à recouvrement graminéen rare ou absent ; (ii) l’Aiolopo thalassini – Myrmeleotettigetum maculati (nov.) qui caractérise les pelouses frutescentes (ou pelouses-landes) riches en gra-minées, i.e. une formation intermédiaire entre les pelouses sèches silicicoles et les landes « vraies » dominées par les ligneux. Cette étude écologique et cénotique des peuplements d’Orthoptères apporte de nouvelles données sur la biodiversité des landes sèches atlantiques, utiles dans une perspective de gestion durable de ces milieux fragiles en régression.

Mots clés. Orthoptera, landes sèches européennes, entomocénotique, synusies orthoptériques, biodiversité, Vendée.

Abstract. The study of Orthoptera communities in dry heathlands of northeastern Vendée allowed inventorying a total of thirty one species, including ten species of high conservation value. A cenotic analysis of the orthopteran fauna led to distinguish two distinct groups, corresponding to new synusiae in the syntaxonomic system developed by B. Defaut: (i) the Chorthippo binotati – Ephippigere-tum diurni (nov.), which characterizes the Atlantic dry heaths rich in Fabacea and Ericacea; (ii) the Aiolopo thalassini – Myrmeleo-tettigetum maculati (nov.), which characterizes schrubby grasslands (or turf-moors), i.e. an intermediate vegetation type between dry si-liceous grasslands and “true” heaths dominated by ligneous plants. This ecological and cenotic study of Orthoptera communities finally brings new data on the biodiversity of Atlantic dry heaths, that are useful in a perspective of sustainable management of such declining, fragile environments.

Keywords. Orthoptera, European dry heaths, entomocenotics, orthopterical communities, biodiversity, Vendée.

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Brèves notes faunistiques

Kevin GURCEL – Un individu aux ailes jaune pâle chez Oedipoda c. caerulescens (Linnaeus, 1758) (Orthoptera, Caelifera). Pages 119-120.

Résumé. Découverte d’un individu d’une forme rare de l’Œdipode turquoise [Oedipoda caerulescens caerulescens (L.)] aux ailes de couleur jaune pâle, en Haute-Savoie (France).

Mots-clés. Orthoptera, Oedipoda c. caerulescens, forme à ailes jaunes.

Abstract. Discovery of a rare form of Blue winged grasshopper [Oedipoda caerulescens caerulescens (L.)] with pale yellow wings, in Haute-Savoie (France).

Keywords. Orthoptera, Oedipoda c. caerulescens, yellow wings.

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François Bétard – Observations récentes (2011-2012) d’Orthoptères rares ou peu communs en Vendée intérieure (Orthopte-ra : Ensifera, Caelifera). Pages 121-125.

Résumé. Des prospections orthoptériques effectuées en 2011 et 2012 en Vendée intérieure ont permis la découverte de plusieurs es-pèces rares ou peu communes dans ce département et, plus largement, en région Pays de la Loire. Ces données récentes incluent la dé-couverte d’une nouvelle espèce pour la Vendée, Aiolopus strepens, mais aussi celle de nouvelles stations pour plusieurs espèces remar-quables comme Conocephalus dorsalis et Chorthippus b. binotatus, récemment retenues comme espèces TVB dans le schéma régional de cohérence écologique. Trois espèces de Tetrigidae, rares ou peu documentées dans la région, sont confirmées en Vendée grâce à la découverte de nouvelles stations. L’expansion vers le Nord de certaines espèces d’affinités subméditerranéennes, aujourd’hui présentes en Vendée intérieure, permet d’évoquer brièvement les conséquences probables du réchauffement climatique sur la biogéographie des Orthoptères.

Mots clés. Orthoptera, faunistique, biogéographie, réchauffement climatique, Vendée.

Abstract. Orthopterical surveys conducted in 2011 and 2012 in extra-littoral Vendée (NW France) allowed to discover several rare or uncommon species for this department and, more broadly, for the Pays de la Loire region. The new data include the discovery of a new species of Orthoptera in Vendée, Aiolopus strepens, as well as new locations for several striking species, such as Conocephalus dorsa-lis and Chorthippus b. binotatus, which were recently identified as “TVB species” in the regional scheme of ecological coherence. Three species of Tetrigidae, poorly documented in the region, are confirmed in Vendée owing to the discovery of some new locations. The visible expansion of sub-Mediterranean species, today found at this latitude in Vendée, lets discuss the probable consequences of global warming on the biogeography of Orthoptera.

Keywords. Orthoptera, faunistics, biogeography, global warming, Vendée.

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Tome 19 (2014).

Études

Bernard DEFAUT — Biométrie des types des Caelifères de France (Orthoptera). 4. Mensurations chez les Acrididae Gompho-cerinae. 5. Corrections et suppléments. Pages 5-56.

Résumé. Des mensurations significatives ont été effectuées sur des types porte-noms (ou, à défaut, sur des topotypes) des Caelifères Gomphocerinae (Acrididae) de la faune de France, principalement les taxons dont la localité type est située sur notre territoire national. Les localités types, les types porte-noms et les séries types ont été précisés dans la mesure du possible ; quelques lectotypes ont été dési-gnés, après justification. Les photos présentées en annexe faciliteront la reconnaissance des types porte-nom dans les collections pu-bliques.

Mots clés. Acrididae, Gomphocerinae ; biométrie ; localités types, topotypes ; types porte-noms.

Abstract. Significant measurements were made on name-bearing types (or, alternatively, about the topotypic specimens) of the French grasshoppers Gomphocerinae (Oedipodinae, Acrididae), mainly for taxa whose the type locality is located on the national territory. Type localities, name-bearing types and type series were specified as far as possible; some lectotypes were designated, after justification. Pho-tos in the annex will facilitate the recognition of type specimens in the public collections.

Keywords. Acrididae; biometry; Gomphocerinae; name-bearing types; topotypic specimens; type localities.

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Bernard DEFAUT — Note rectificative sur le vocable Omocestus « petraeus » (Brisout, 1856) (Caelifera). Page 57.

Résumé. La correction de l’épithète spécifique « petraeus », dans Acridium petraeus (Brisout de Barneville, 1856) en « petroeus » par DEFAUT (2013) est infondée.

Mots clés. Nomenclature ; Omocestus petraeus ; Omocestus petroeus.

Abstract. The emendation of the specific epithet “petraeus”, into Acridium petraeus (Brisout de Barneville, 1856) in “petroeus” by DE-FAUT (2013) is erroneous.

Keywords. Omocestus petraeus; Omocestus petroeus; nomenclature.

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Bernard DEFAUT & Stéphane PUISSANT — Sur la difficulté de séparer Acrotylus insubricus (Scopoli, 1786) et Acrotylus patruelis (Herrich-Schaeffer, 1838) en Meseta marocaine occidentale (Acrididae, Locustinae). Pages 59-66.

Résumé. Malgré que l’échantillon statistique soit faible (37 ♂♂ et 26 ♀♀) on peut conclure de cette étude que les paramètres « bord postérieur du pronotum arrondi / subanguleux » et « lobules alaires maculés / non maculés » ne sont pas pertinents pour séparer les espèces patruelis et insubricus, aussi bien les ♂♂ que les ♀♀, du moins au Maroc nord-occidental ; pour les ♀♀ on doit ajouter à ces deux paramètres douteux celui de l’extension de la bande alaire sombre. D’autres paramètres nous ont paru également très douteux mais n’ont pas été réellement testés : dimensions et proportions des articles antennaires médians, dépassement du vertex en avant des yeux, longueur et forme de l’arolium des griffes tarsales. Finalement la séparation des deux espèces n’a été possible qu’en utilisant les paramètres « position de la bande alaire sombre », « importance du dépassement des genoux postérieurs par les tegmina » et, mais uniquement pour les ♂♂, « extension de la bande alaire sombre ».
Cependant et même avec ces caractères, quelques spécimens ne peuvent pas être attribués à l’une ou l’autre espèce. En fait, et compte tenu aussi des contradictions relevées dans la littérature, c’est tout le genre Acrotylus qui devrait être soigneusement révisé.

Mots clés. Acrotylus insubricus (Scopoli) ; Acrotylus patruelis (H.-S.) ; critères de détermination ; Maroc nord-occidental.

Abstract. Although the statistic sample is small (37 ♂♂ and 26 ♀♀) it can be concluded from this study that the parameters « posterior edge of the pronotum rounded / subangular » and « apical wing lobules maculate / no maculate” are not relevant to separate the species patruelis and insubricus, as well ♂♂ and the ♀♀. This is at least true in the North-Western Morocco. For the ♀♀ the extension of the dark wing bars is also doubtful. Other parameters have also appeared to us very doubtful but have not been really tested: dimensions and proportions of the median antennal segments, overflow of the vertex in front of the eyes, length and shape of the arolium of the tar-sal claws. Finally the separation of the two species was possible using only the parameters “position of the wing band dark”, “im-portance of the overcoming of the hind knees by the tegmina” and, but only for ♂♂, « extension of the wing band dark”. However, few specimens still can not be identified with these parameters.
In fact, and in light also of the inconsistencies in the literature, it is the whole Acrotylus genus which should be carefully reviewed.

Keywords. Acrotylus insubricus (Scopoli); Acrotylus patruelis (H.-S.); criteria for the identification; North-Western Morocco.

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Bernard DEFAUT — Note nomenclaturale : « Oedipodinae » ou « Locustinae » ? (Orthoptera, Acrididae). Pages 67-70.

Résumé. En 1944 la Commission Internationale de Nomenclature Zoologique a désigné l’espèce type du genre Locusta Linnaeus 1758 (Opinion 158) ; ce faisant elle a légitimé définitivement non seulement ce vocable du niveau genre dans son acception moderne, mais aussi tous les vocables du niveau famille qu’on peut construire sur lui. Il était donc logique que la demande faite à cette même Commis-sion par KEY en 1988 d’user de ses pleins pouvoirs pour imposer la préséance du vocable Oedipodinae Walker 1871 sur Locustinae Kirby 1825, n’ait pas abouti. Par ailleurs l’article 35.5 du CINZ ne permet nullement d’inverser la préséance dans ce cas précis, à cause de l’existence d’ouvrages antérieurs à 2000 qui ont utilisé « Locustinae », notamment HARZ (1975) et HOLST (1986).
En conséquence, et sauf erreur, l’article 23.1 du CINZ (Code International de Nomenclature Zoologique) nous oblige à utiliser Locusti-nae Kirby 1825, aussi longtemps que la Commission n’aura pas usé de ses pleins pouvoirs pour imposer un autre choix.

Mots clefs. Locustinae ; Oedipodinae ; nomenclature ; inversion de préséance.

Abstract. In 1944 the International Commission of Zoological Nomenclature designated the type species of Locusta Linnaeus, 1758 (Opinion 158); in so doing the Commission has legitimized definitely not only the word of genus level in its modern usage, but also all the words of family level that one can build on it. It was therefore logical that the request made to the Commission by KEY in 1988 to use its full powers to impose the precedence of the word Oedipodinae Walker 1871 over Locustinae Kirby 1825, has not worked out. In addition article 35.5 of the ICZN does not permit to reverse the precedence in this particular case, because of the existence of books previous to 2000 who used « Locustinae », including HARZ (1975) and HOLST (1986).
Consequently, and error excepted, the article 23.1 of the ICZN (International Code of Zoological Nomenclature) requires us to use Lo-custinae Kirby 1825, as long time as the Commission will not use its plenary power to impose another choice.

Keywords. Locustinae; Oedipodinae; nomenclature; reversal of precedence.

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Bernard DEFAUT — Une classification des Locustinae pour la Faune de France en voie d’achèvement (Orthoptera, Acridi-dae). Pages 71-76.

Résumé. L’analyse de travaux de phylogénie moléculaire récents, principalement celui de CHAPCO & CONTRERAS (2011), permet de proposer une classification supérieure actualisée pour les Locustinae de la faune de France. Pour l’essentiel les tribus et sous-tribus admises ici ont les suivantes : Locustini pour les genres Oedipoda, Psophus, Oedaleus, Locusta et Acrotylus ; Bryodemini / Bryo-demina pour le genre Celes ; Bryodemini / Sphingonotina pour le genre Sphingonotus ; Parapleurini pour les genres Mecostethus, Stethophyma, Aiolopus et Epacromius. La tribu Calephorini (pour le genre Calephorus) est maintenue, faute de mieux. Pas de tribu pour le moment pour le genre Paracinema. Synonymie nouvelle : Epacromiini Brunner von Wattenwyl 1893 est un synonyme invalide de Parapleurini Brunner von Wattenwyl 1893. Sous-tribus nouvelles : Sphingonotina Johnston 1956 (genre type : Sphingonotus Fie-ber 1853), et Bryodemina Bey-Bienko 1930 (genre type : Bryodema Fieber 1853).

Mots clefs. Locustinae de France ; phylogénie moléculaire ; taxonomie supérieure.

Abstract. Analysis of recent works about molecular phylogeny, mainly that from CHAPCO & CONTRERAS (2011), allows proposing a higher classification updated for the Locustinae of fauna from France. For the most part, accepted sub-tribes and tribes are the follow-ing: Locustini for the genera Oedipoda, Psophus, Oedaleus, Locusta and Acrotylus; Bryodemini / Bryodemina for the genus Celes; Bryodemini / Sphingonotina for the genus Sphingonotus; Parapleurini for the genus Mecostethus, Stethophyma, Aiolopus and Ep-acromius. The Calephorini tribe (for the genus Calephorus) is maintained, lack of a better. No tribe at the moment for the Paracinema genus. New synonymy: Epacromiini Brunner von Wattenwyl 1893 is an invalid synonym of Parapleurini Brunner von Wattenwyl 1893. New subtribes: Sphingonotina Johnston 1956 (type genus: Sphingonotus Fieber 1853), and Bryodemina Bey-Bienko 1930 (type genus: Bryodema Fieber 1853)

Keywords. Higher taxonomy; Locustinae from France; molecular phylogeny.

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Bernard DEFAUT, Sofiane BOUKLI & Lotfi MESLI — Nécessité d’une révision taxonomique du genre Calliptamus Serville au Maghreb (Orthoptera, Acrididae). Pages 77-79.

Résumé. La répartition géographique en Afrique du Nord et en Espagne des morphes (coloration, corpulence) de Calliptamus barbarus (Costa), localement associée à des comportements acoustiques particuliers, rend très douteuses certaines synonymisations proposées par JAGO (1963) dans sa révision du genre, par ailleurs infiniment utile. Il apparait aujourd’hui nécessaire de réviser la taxonomie du genre Calliptamus Serville notamment au Maghreb, en combinant l’étude des génitalias avec celle des variations morphologiques et biomé-triques (au moins). C’est ce qu’à commencé à faire l’un des auteurs (SB), dans le cadre d’une thèse préparée à l’Université de Tlemcen (Algérie), avec le concours de l’association Asinat.

Mots clés. Genre Calliptamus Serville ; Maghreb ; révision taxonomique ; thèse.

Abstract. Geographical distribution in North Africa and Spain of the morphs (colour, size) of Calliptamus barbarus (Costa), locally associated with particular acoustic behaviours, makes very doubtful some synonymisations proposed by JAGO (1963) in his revision of the genus, moreover infinitely useful. It appears now necessary to revise the taxonomy of the genus Calliptamus Serville particularly in Maghreb, by combining the study of the genitalia with the biometric and morphological variations (at least). In this way, one of the au-thors (SB) started a thesis at the University of Tlemcen (Algeria), with the assistance of the Asinat association.

Keywords. Genus Calliptamus Serville; Maghreb; taxonomic revision; thesis.

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Benoît DUHAZE & Sylvain BONIFAIT — Contribution à la connaissance des Orthoptères d’Aquitaine : nouvelles données et considérations écologiques (Ensifera et Caelifera). Pages 81-97.

Résumé. Depuis l’édition de l’atlas permanent des Orthoptères de France (DEFAUT & al., 2009) pour l’Union de l’Entomologie Fran-çaise (U.E.F.), la poursuite des prospections dans la région Aquitaine a permis d’apporter un certain nombre de nouveautés et de redé-couvertes départementales ou régionales, mais aussi de localiser de nouvelles stations d’espèces peu communes. L’Aquitaine compte à présent 102 taxons dont la présence actuelle est avérée, parmi lesquels 8 sont nouveaux. A l’échelle départementale, la Dordogne comp-tabilise désormais 63 taxons (+18 par rapport à l’atlas précédent) dont 7 sont nouveaux, la Gironde 68 (+13) dont 7 sont nouveaux, les Landes 65 (+5) dont 3 sont nouveaux, le Lot-et-Garonne 61 (+34) dont 24 sont nouveaux et les Pyrénées-Atlantiques 82 (+18) dont 10 sont nouveaux. Ainsi, la richesse spécifique du Lot-et-Garonne, présentée comme bien inférieure à celle des départements voisins, s’est avérée être équivalente suite à des prospections récentes. Par ailleurs, la découverte en Aquitaine de certaines espèces est une prolonga-tion logique de leur distribution connue ou bien une extension significative et plus surprenante de leur aire de répartition. Les nouvelles mentions permettent aussi de confirmer la présence d’espèces jugées dans l’atlas comme douteuses ou erronées, tandis qu’une autre con-sidérée comme présente semble être au contraire douteuse ou erronée en plaine. Enfin, plusieurs espèces géophiles classiquement asso-ciées aux milieux sableux littoraux dans l’Ouest de la France ont été découvertes en Lot-et-Garonne dans le massif des Landes de Gas-cogne.

Mots clés. Orthoptères, Aquitaine, Nouvelles données, Atlas, U.E.F., Écologie.

Abstract. Since the edition of the Orthoptera species atlas of France (DEFAUT & al., 2009) by the French Entomology Union, the sub-sequent surveys in the Aquitaine region resulted to numerous new mentions for some departments or the region. New stations of un-common species were identified. Aquitaine now hosts 102 Orthoptera taxa whose current occurrence is confirmed, and 8 of which are new. At the departmental level, the Dordogne now hosts 63 taxa (+18 compared to the previous atlas) of which 7 are new, Gironde 68 (+13) of which 7 are new, the Landes 65 (+5) of which 3 are new, Lot-et-Garonne 61 (+34) of which 24 are new and Pyrénées-Atlantiques 82 (+18) of which 10 are new. Thus, the Lot-et-Garonne specific richness thought to be as quite lower than the other de-partments appears in fact to be similar. In addition to that, the occurrence in Aquitaine of some new species is linked to a logical exten-sion of their previously known range or to a significative and sometimes surprising range extension. The new mentions also make it possible to confirm the actual presence of species previously thought to be doubtful or erroneous, while another regarded as present seems to be on the contrary doubtful or erroneous in lowlands. Lastly, several geophilic species usually associated with the litto-ral sandy habitats in the west of France were discovered in Lot-et-Garonne in the Landes de Gascogne.

Keywords. Orthoptera, Aquitaine, New data, Atlas, F.E.U., Ecology.

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Bernard DEFAUT — Évolution des connaissances portant sur la faune des Caelifères français (Orthoptera). Pages 99-112.

Résumé. L’évolution des connaissances sur la faune des Caelifères de France est rappelée dans ses grandes lignes et commentée, en in-sistant sur les auteurs et les ouvrages les plus importants : OLIVIER 1791, LATREILLE 1804, AUDINET SERVILLE 1838, BRISOUT de BARNEVILLE 1851, FINOT 1890, AZAM 1901, CHOPARD 1952, HARZ 1975, KRUSEMAN 1982, 1988, DEFAUT & alii 2009.

Mots clés. Évolution des connaissances ; Faune de France des Caelifera.

Abstract. Evolution of the knowledge of the Caelifera fauna from France is reminded, with emphasis about the most important authors and works: OLIVIER 1791, LATREILLE 1804, AUDINET SERVILLE 1838, BRISOUT de BARNEVILLE 1851, FINOT 1890, AZAM 1901, CHOPARD 1952, HARZ 1975, KRUSEMAN 1982, 1988, DEFAUT & alii 2009.

Keywords. Evolution of the knowledge ; fauna of Caelifera from France.

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Tome 20 (2015).

Études

Bernard DEFAUT — À propos du statut taxinomique d’Omocestus raymondi (Yersin, 1863) ssp. africanus Harz, 1970 (Acri-didae). Pages 5-14.

Résumé. La ssp. africanus Harz d’Omocestus raymondi (Yersin) a été élevée au rang d’espèce valide par inadvertance, apparemment. Cependant des caractéristiques éthologiques (cadence des accents de la stridulation ordinaire bien plus lente), morphologiques (ailes non ou peu obscurcies à l’apex) et biométriques (champ sous-costal du tegmen plus large, rapport longueur de la métazone / longueur de la prozone du pronotum plus élevé, etc.) désignent bien une espèce valide.

Abstract. The ssp. africanus Harz from Omocestus raymondi (Yersin) was elevated to the rank of valid species inadvertently, likely. However, some ethological characteristics (cadence of accents in the ordinary stridulation much slower), morphological characteristics (apex of the wings non- or little darkened) and biometric characteristics (subcostal field of the tegmen wider, ratio length of the metazona / length of the prozona of the pronotum higher, etc.) includes really a valid species.

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Éric SARDET, François DEHONDT & Frédéric MORA — Tetrix bipunctata (L., 1758) et Tetrix kraussi Saulcy, 1889 en France : répartition nationale, biométrie, écologie, statut et sympatrie (Orthoptera : Caelifera, Tetrigoidea, Tetrigidae). Pages 15 – 24.

Résumé. La position taxinomique de Tetrix kraussi Saulcy, 1889 a régulièrement évolué. Il a longtemps été considéré comme une simple forme ou une sous-espèce de Tetrix bipunctata (L., 1758), dont la distinction se base uniquement sur la longueur des ailes. Au-jourd’hui, Tetrix kraussi est considéré comme une bonne espèce par la plupart des auteurs, en raison de sa distribution sympatrique avec Tetrix bipunctata. Une synthèse des connaissances est proposée pour la France : distribution (à partir des données contrôlées), écologie et étude morphométrique. A partir de ces résultats, il apparaît que ces deux taxons possèdent une écologie proche et une relative stabilité morphologique à l’exception de quelques individus intermédiaires localisés dans le massif des Alpes. Les deux taxons sont régulière-ment trouvés en sympatrie, mais rarement en syntopie, et, dans ce dernier cas, les effectifs sont toujours très déséquilibrés en faveur de Tetrix kraussi. Un mécanisme d’exclusion des deux taxons semble conduire à une ségrégation spatiale. A partir de ce constat, le statut taxinomique est discuté et confronté avec de récents travaux éthologiques sur les Tetrigidae. Deux axes assez contradictoires se déga-gent en fonction des auteurs. (1) Un premier groupe d’auteurs a mis en évidence une communication complexe basée sur des signaux vibratoires et visuels (de 5 types). Selon eux, il s’agit d’une signature spécifique forte, permettant le rapprochement des partenaires d’une même espèce. (2) D’autres auteurs mettent en évidence une grande confusion sexuelle chez les Tetrix, ne permettant pas une dis-tinction interspécifique, invalidant le postulat précédant. En outre, cette confusion sexuelle nécessite la mise en place de mécanismes d’isolement pour limiter une trop grande perte d’énergie reproductive. Cette dernière théorie semble s’appliquer dans le cas précis de Tetrix kraussi et de Tetrix bipunctata, où une ségrégation spatiale est constatée quand les deux taxons se trouvent en sympatrie. Ce constat conforte le rang spécifique de ces deux taxons, dont la divergence génétique est probablement récente et peut-être toujours en cours.

Abstract. The taxonomic rank of Tetrix kraussi Saulcy, 1889 regularly evolved. It was regarded for a long time as a simple form or a subspecies of Tetrix bipunctata (L., 1758), whose distinction is strictly based on the length of wings. Today, Tetrix kraussi is consid-ered as a good species by most of the authors, because of its sympatric distribution with Tetrix bipunctata. A synthesis of the knowledge is proposed for France : distribution (based on the checked data), ecology and morphometric study. From these results, it seems that these two taxa have a very close ecology and a relative morphological stability with the exception of some intermediate indi-viduals located in the massif of the Alps. Both taxa are regularly found in sympatry, but rarely in syntopy, and, in this last case, popula-tion numbers are always very unbalanced in favour of Tetrix kraussi. A mechanism of exclusion between those two taxa seems to lead to a spatial segregation. Based on that observation, the taxinomic status is discussed and confronted with recent ethological works on Tetrigidae. Two rather contradictory trends emerge for to the authors. (1) A first group of authors highlighted a complex communication based on vibratory and visual signals (of 5 types). According to them, this is a strong specific signature, which allows the clustering of the breeding individuals of the same species. (2) On the other hand, some authors highlight a big sexual confusion to Tetrix, that does not allow interspecific distinction, invalidating the preceding postulate. Besides, this sexual confusion requires the implementation of mechanisms of isolation to limit the loss of reproductive energy. This last theory seems to be applied in the precise case of Tetrix kraussi and Tetrix bipunctata, for which a spatial segregation is observed when both taxa are found in sympatric situation. This report consoli-dates the specific rank of those taxa, whose genetic difference is maybe probably recent and still ongoing.

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Bernard DEFAUT — Gomphocerippus binotatus armoricanus, sous-espèce nouvelle de France (Acrididae, Gomphocerinae). Pages 25-26.

Résumé. La sous-espèce essentiellement française Gomphocerippus binotatus (Charpentier, 1825) armoricanus ssp. nov., évoquée an-térieurement par DEFAUT (2011) et surtout par DEFAUT & MORICHON (2015) est décrite ici. Elle se sépare de la sous-espèce nominative surtout par les tegmina du mâle dépassant moins longuement les fémurs postérieurs au repos.

Abstract. The mainly French subspecies Gomphocerippus binotatus (Charpentier, 1825) armoricanus ssp. nov., mentioned previously by DEFAUT (2011) and especially by DEFAUT & MORICHON (2015), is described here. It separates from nominative subspecies especial-ly by the tegmina of males exceeding least postfemora.

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Florian DORE, Laurent DEBORDES & Isabelle BADENHAUSSER — Les orthoptères boréo-montagnards et une espèce sud-européenne en Deux-Sèvres : état des connaissances. Pages 27-32.

Résumé. La mise en place d’un atlas régional sur les orthoptères en Poitou-Charentes et l’accentuation des efforts menés depuis 2010 sur ce groupe ont permis en Deux-Sèvres d’améliorer considérablement notre connaissance sur certaines espèces. Le statut de Decticus verrucivorus, Oedipoda germanica et Stenobothrus stigmaticus est précisé ici. Si la situation des deux premières est précaire, celle de Stenobothrus stigmaticus est moins préoccupante que nous le pensions. Toutefois, ces espèces méritent toute notre attention du fait no-tamment de la disparition et de la fragmentation de leurs habitats.

Abstract. Our knowledge of Orthoptera in the department of Deux-Sèvres has been improved since the start of an Orthoptera atlas in the Poitou-Charentes region in 2010 and also because intense surveys have been conducted during this period. The conservation status of Decticus verrucivorus, Oedipoda germanica and Stenobothrus stigmaticus is specified here. If the status of D. verrucivorus and O. germanica is highly vulnerable, it is less critical than expected for S. stigmaticus. However, the surveys of these species are necessary because habitat loss and fragmentation is still increasing in the department of Deux-Sèvres.

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Xavier HOUARD, Serge GADOUM, Florence MERLET, Alexandre MARI, Gérard Chr. LUQUET, Nicolas FLAMANT, Sébastien SI-BLET, Nicolas MOULIN, Julie BRAUD & Guillaume LARREGLE — Synthèse de nouveaux éléments concernant la région Île-de-France pour la mise à jour du « Catalogue permanent de l’entomofaune. Série nationale, fascicule 7. Orthoptera : Ensifera et Caelifera (édité par l’U.E.F. en février 2009). Pages 33-45.

Résumé. Le présent article de synthèse fait état de 87 propositions de modification concernant la mise à jour de l’Atlas UEF des Or-thoptères pour la région Île-de-France. Il reprend la typologie employée dans la première édition et permet ainsi de constater la nette amé-lioration des connaissances orthoptérologiques déployée depuis les années 2010 sur le territoire francilien

Abstract. This review article is proposing 87 amendments concerning the update of the UEF Atlas of Orthoptera for the Île-de-France region. It uses the typology from the first edition and thus reveals a marked improvement in Orthoptera knowledge since the 2010s in the Paris area.

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François DUSOULIER — Découverte d’un spécimen historique de Conocephalus conocephalus (L., 1767) en France continen-tale (Orthoptera : Tettigoniidae). Pages 47-50.

Résumé. Conocephalus conocephalus (Linnaeus, 1767) est une sauterelle méconnue et considérée comme disparue de la faune de France continentale. Il en existait une seule observation faite en 1896 à Fréjus (Var). L’examen d’une collection d’histoire naturelle de la seconde moitié du XXe siècle a permis de découvrir un spécimen provenant du département des Alpes-Maritimes. Ce spécimen permet d’appuyer l’indigénat de l’espèce en France continentale, de repousser la date de son éventuelle extinction et enfin, d’orienter des pros-pections en vue de la redécouvrir dans les milieux favorables

Abstract. Conocephalus conocephalus (Linnaeus, 1767) is a poorly-known species of katydid that has been considered as an extinct species in mainland France. The only observation of this species was made in Fréjus (Department of Var) in 1896. The examination of a natural history collection from the second half of the twentieth century allowed the discovery of a specimen from the Alpes-Maritimes department. This specimen supports several hypotheses: 1. The consideration that this species is native to mainland France; 2. The post-poning of its eventual date of extinction; 3. The need for specific surveys in order to rediscover this species in favorable habitats.

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François DEHONDT — Première ébauche du bilan stationnel d’une espèce de criquet en danger critique d’extinction en Franche-Comté, Stenobothrus stigmaticus (Rambur, 1838). Pages 51-59.

Résumé. La mise en évidence du niveau des menaces qui pèsent sur Stenobothrus stigmaticus (Rambur, 1838) en Franche-Comté a in-cité l’auteur à revisiter systématiquement ses stations régionales pour préciser sa répartition et commencer à analyser son déterminisme et les causes de sa régression. Ce travail se veut préparatoire d’un bilan stationnel qui devrait rendre possible sa préservation en Franche-Comté.

Abstract. The highlighting of the level of the threats which weigh on Stenobothrus stigmaticus (Rambur, 1838) in Franche-Comté in-cited the author to revisit systematically its regional stations to specify its distribution and begin to analyze its determinism and the caus-es of its regression.

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Yoan BRAUD & Christian ROESTI — Une nouvelle sauterelle introduite et acclimatée dans le Sud de la France : Isophya rectipennis Brunner von Wattenwyl, 1878 (Orthoptera : Tettigoniidae, Phaneropterinae). Pages 61-67.

Résumé. Isophya rectipennis est une sauterelle répartie en Europe orientale et en Anatolie, et signalée pour la première fois en France. Restreinte à des habitats rudéraux du bassin d’Aix-en-Provence, elle a de toute évidence été introduite. Les critères d’identification mor-phologique et acoustique sont donnés, ainsi qu’une cartographie des stations répertoriées et quelques observations étho-écologiques.

Abstract. Isophya rectipennis, an East-European and Anatolian bushcricket, is recorded for the first time in France. Restricted to rude-ral or disturbed habitats in Aix-en-Provence basin, its presence there is obviously due to an introduction. Morphological and acoustical identification criteria, localizations of records and few ecological and behavior remarks are given.

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Yoan BRAUD, Christian ROESTI & François DUSOULIER — Oecanthus dulcisonans Gorochov, 1993 (Orthoptera : Gryllidae, Oecanthinae) : un nouveau grillon pour la faune de France continentale et la Corse. Pages 69-71.

Résumé. Le grillon Oecanthus dulcisonans a été décrit assez récemment, et sa distribution dans l’aire méditerranéenne est encore mal connue. Sa présence contemporaine et historique en France (départements du Var et de Haute-Corse) est désormais établie. Les critères d’identification morphologique et acoustique sont rappelés et précisés.

Abstract. The tree-cricket Oecanthus dulcisonans was described in 1993, however its Mediterranean distribution remains poorly known. The contemporary and historical presence of the species in France (departments of Var and Haute-Corse) is now established. Morphological and acoustical identification criteria are given and specified.

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Bernard DEFAUT & David MORICHON — Une nouvelle synusie orthoptérique en ombrée de deux quiés calcaires dans le Haut-Sabarthès (F-09400). Pages 73-82.

Résumé. Une synusie nouvelle est décrite en milieu ouvert, qui relève des Nemobiea / etea sylvestris : le Gomphocerippo vagantis – Isophyetum pyrenaeae nov. Cette synusie de l’ombrée des quiés du Calamès et du Soudour est non seulement nouvelle, mais elle se révèle extrêmement originale par rapport à toutes celles qui ont été décrites jusqu’à présent (soixante-et-une), y compris sur les quiés du Tarasconnais (six). Son intérêt patrimonial est fortement renforcé par le fait qu’elle est hébergée par quatre habitats d’intérêt communautaire, dont le plus impliqué est même prioritaire.

Abstract. A new synusia is described in open middle, which belongs to Nemobiea / etea sylvestris: the Gomphocerippo vagantis – Isophyetum pyrenaeae nov. This synusia from the North-facing slope of the mounts Calamès and Soudour is not only new, but it is ex-tremely original compared to all those who have been described so far in general (sixty-one), including about the mounts near Tarascon (six). His interest is strongly strengthened because it is hosted by four habitats of strong environmental interest, of which the most im-plied is even priority.

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François BETARD — Les peuplements d’Orthoptères des prairies humides du Haut-Bocage vendéen et de la Gâtine poitevine. Étude entomocénotique. Pages 83-95.

Résumé. L’étude des peuplements d’Orthoptères dans les prairies humides du Haut-Bocage vendéen et de la Gâtine poitevine a conduit à recenser 26 espèces, dont 22 sont plus particulièrement associées aux prairies pâturées mésohygrophiles. L’analyse cénotique du peu-plement a permis d’individualiser une nouvelle synusie – le Stethophymetum grossae (nov.) – dans laquelle Stethophyma grossum, Co-nocephalus dorsalis et Uromenus rugosicollis font figure d’espèces caractéristiques. Alors que les prairies humides atlantiques sont des habitats en forte régression un peu partout en France, cette étude insiste ici sur l’importance du mode de gestion par pâturage extensif dans le maintien de la biodiversité et de l’intérêt patrimonial de ces milieux prairiaux en domaine bocager.

Abstract. The study of Orthoptera communities in wet meadows of southeast Armorican Massif allowed inventorying a total of 26 species, including 22 species specifically associated with mesohygrophilous grasslands grazed by cattle. A cenotic analysis of the or-thopteran fauna led to individualize a new synusia – the Stethophymetum grossae (nov.) – in which Stethophyma grossum, Conocepha-lus dorsalis and Uromenus rugosicollis are characteristic species. While Atlantic wet meadows are declining habitats in Western France, this study highlights the importance of extensive grazing management in the maintenance of biodiversity and the heritage value of these grassland environments in a grove landscape matrix.

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Bernard DEFAUT — Nouvelles considérations sur les phytoclimats du Maroc. Application au Maroc oriental. Pages 97 – 106.

Résumé. La méthode bioclimatique préconisée repose sur le principe d’une correspondance étroite entre la végétation, définie phytoso-ciologiquement, et les phytoclimats. Une comparaison avec la méthode des botanistes de l’IMEP est développée, puis les interprétations phytoclimatiques antérieures de l’auteur sont actualisées pour le Maroc oriental (surtout sud-oriental).

Abstract. The recommended bioclimatic approach is based on the principle of a close correspondence between vegetation, defined phy-tosociolocally, and phytoclimates. A comparison is outlined with the method of the botanists from IMEP, then previous phytoclimatics interpretations of the author are updated for the Eastern Morocco (especially South-Eastern).

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Tome 21 (2016).

Études

Bernard DEFAUT & Hafeda BENMAMMAR-HASNAOUI — Pré-inventaire des Orthoptéroïdes des monts de Tlemcen (Algérie nord-occidentale) (Orthoptera, Mantodea, Phasmida) Pages 5 – 33.

Résumé. Nous présentons une liste commentée des soixante-trois espèces d’orthoptères que nous avons rencontrées de 2009 à 2015 dans soixante-seize localités des monts de Tlemcen et ses environs immédiats, liste augmentée des vingt-trois espèces qui y ont été ci-tées, parfois à tort, dans les travaux d’autres auteurs. Cinq espèces semblent mentionnées ici pour la première fois dans les monts de Tlemcen sensu stricto (dont Sphingonotus finotianus), une espèce l’est dans la dépression de Maghnia-Remchi (Rivetina baetica te-nuidentata), sept espèces dans les Hautes-Plaines steppiques (dont Platycleis albopunctata maura et Eunapiodes g. granosus), deux espèces dans les monts de Tlemcen sensu lato, c’est à dire incluant la dépression de Maghnia et les Hautes-Plaines (dont Phaneroptera nana et Paraeuryparyphes quadridentatus), et onze espèces dans la wilaya de Tlemcen (dont Eyprepocnemis p. plorans, Heteracris adspersa, Heteracris minuta, Sphingonotus savignyi, Sphingonotus tricinctus, Omocestus lucasii et Gomphocerippus vagans africa-nus). A cela il faut peut-être ajouter une espèce nouvelle pour l’Algérie : le phasme cf. Maransis koenigi, mais la détermination n’est pas sûre (exemplaire juvénile).

Abstract. We present an annotated list of sixty-three Orthoptera species we noted from year 2009 to 2015 in seventy-six localities in the Tlemcen mountains and its immediate surroundings, increased with twenty-three species that have been cited, sometimes wrongly, in works of other authors. Five species seem mentioned here for the first time in the mountains of Tlemcen sensu stricto (with for example Sphingonotus finotianus), one species is in the depression of Maghnia-Remchi (Rivetina baetica tenuidentata), seven species in the steppic High Plains (with Platycleis albopunctata maura and Eunapiodes g. granosus), two species in the mountains of Tlemcen sensu lato,. i.e. including depression of Maghnia and High Plains (with Phaneroptera nana and Paraeuryparyphes quadridentatus), and ten species in the wilaya of Tlemcen (with Eyprepocnemis p. plorans, Heteracris adspersa, Heteracris minuta, Sphingonotus savignyi, Sphingonotus tricinctus, Omocestus lucasii and Gomphocerippus vagans africanus). Maybe one must to add a new species for Algeria: the stick insect cf. Maransis koenigi, but the determination is not sure (sample juvenile).

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Benoît DUHAZE & Sylvain BONIFAIT — Découverte d’Omocestus raymondi (Yersin, 1863) en Dordogne (24) (Orthoptera, Acrididae). Pages 35-36.

Résumé. Les auteurs signalent la découverte d’une petite population d’Omocestus raymondi en Dordogne, sur un éboulis calcaire.

Abstract. The authors report the discovery of a small Omocestus raymondi population on a calcareous scree, in Dordogne.

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Pierre GRISVARD — Premières mentions d’Eugryllodes pipiens (Dufour, 1820) (Orthoptera, Gryllidae), Barbitistes serricauda (Fabricius, 1794) et Meconema meridionale Costa, 1860 (Orthoptera, Tettigoniidae) dans le département de l’Aude (11). Pages 37-39.

Résumé. Des inventaires faunistiques réalisés en septembre 2014 dans l’Aude ont permis de trouver Eugryllodes pipiens et Barbitistes serricauda dans les Hautes Corbières (Fourtou), ainsi que Meconema meridionale dans la montagne Noire (Fontiers-Cabardès). Ces données sont les premières mentions pour ce département. L’Aude est un département qui possède de nombreuses potentialités, mais dont les connaissances départementales sont encore à améliorer pour plusieurs taxons patrimoniaux.

Abstract. Faunistic inventories, carried out in September 2014 in Aude, allowed to find Eugryllodes pipiens and Barbitistes serricauda in Hautes Corbières (Fourtou), and Meconema meridionale in montagne Noire (Fontiers-Cabardès). These are new data in Aude. This department offers many potentialities, but the knowledge for several patrimonial species in Aude is still to be improved.

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Laurent PELOZUELO, Aurélien COSTES & Thomas STALLING — Première mention du grand Fourmigril, Myrmecophilus ae-quispina Chopard, 1923, dans le département de l’Ardèche (Orthoptera, Myrmecophilidae). Pages 41-43.

Résumé. Les Myrmécophiles sont des grillons méconnus. Leur petite taille et leur vie au contact des fourmis les rendant peu accessibles aux naturalistes, il est rare de les observer et la distribution géographique des différentes espèces reste à préciser. Cet article rapporte la première mention du Grand Fourmigril, Myrmecophilus aequispina en Ardèche dans une colonie de Camponotus cruentatus. Il s’agit de la donnée la plus septentrionale connue pour cette espèce.

Abstract. Ant-loving crickets are poorly known. Due to their small size and their hidden way-of life observations are scarces and con-sequently geographical distribution of the different species still to be fixed. We report the first observation of Myrmecophilus aequispina in Ardèche department. Three individuals were collected and identified from an Camponotus cruentatus ant colony. This is the northest observation known for this mediterranean ant-loving cricket species.

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Bernard DEFAUT — Révision de la division syntaxinomique eurosibérienne Pseudochorthippea paralleli Defaut 1994, avec la description de quatre synusies nouvelles. Pages 45-55.

Résumé. La classe Podismetea pedestris, qui regroupe les synusies de l’étage orthoptérique arctico-alpin, est élevée au rang de divi-sion, Podismea pedestris, parce que les espèces caractéristiques de la division eurosibérienne Pseudochorthippea paralleli y sont sous-représentées. D’autre part une nouvelle division, Stethophymea grossi, est créée au détriment des Pseudochorthippea paralleli pour regrouper les synusies les plus humides des étages collinéen à subalpin d’Europe occidentale, sur la base notamment d’une ACP pratiquée sur 202 relevés hyperhumides, humides, mésohumides et mésoxériques. Un schéma syntaxinomique de ces trois divisions est proposé, détaillé jusqu’au rang de l’alliance. Pour finir sont évoquées cinq synusies dépendant des Stethophymea grossi, dont quatre sont nouvelles.

Abstract. Podismetea pedestris class, which includes the synusies from the Arctic-Alpine orthopteric belt, is elevated to the rank of division, Podismea pedestris, because the characteristic species of the Eurosiberian division Pseudochorthippea paralleli are un-derrepresented. On the other hand a new division, Stethophymea grossi, is created at the expense of the Pseudochorthippea paralleli to consolidate synusies wettest from eurosiberian belts of Western Europe, including a PCA performed on 202 samplings. A syntaxi-nomic scheme of these three divisions is proposed, detailed up to the rank of the alliance. Finally five synusies from Stethophymea grossi are mentioned, four of which are new.

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Bernard DEFAUT & David MORICHON — Etude des synusies orthoptériques dans les milieux ouverts et semi-ouverts de la réserve naturelle de Nohèdes (F-66500). Pages 57-143.

Résumé. Cent-trente-huit relevés orthoptériques effectués sur le territoire communal de Nohèdes (dont cent-douze dans la réserve natu-relle), trois relevés effectués sur la commune limitrophe d’Olette et deux relevés sur celle de Sansa (France, Pyrénées-Orientales) sont à l’origine de l’identification de soixante-cinq espèces (soixante dans la réserve naturelle de Nohèdes), dont au moins quatre ont une forte valeur patrimoniale : Sepiana sepium, Bicolorana bicolor, Chrysochraon dispar et Pseudochorthippus erythropus. Quatorze synusies (et groupements) ont été reconnues au cours de cette étude, dont onze sont décrites ici pour la première fois. Des paramètres cénotiques ont été établis pour chaque relevé constitutif des synusies : nombre d’espèces, indice de similitude et indice d’originalité, qui ont permis de comparer l’état de santé actuel des milieux ; ils permettront à l’avenir d’apprécier l’impact des modes de gestion.

Abstract. One hundred and thirty-eight Orthopteric samplings carried out on the communal territory of Conat (including hundred-twelve in the natural reserve), three samplings on the adjacent commune of Olette and two samplings on that of Sansa (France, Pyré-nées-Orientales), allowed to identify sixty-five species (sixty in the natural reserve), of which three have a strong patrimonial value: Se-piana sepium, Bicolorana bicolor, Chrysochraon dispar and Pseudochorthippus erythropus. Fourteen communities have been recog-nized, of which eleven are described here for the first time. Cenotic parameters were established for each sampling: number of species, similarity index and originality index, allowing to compare the current health status of the studied environments; they will make possible in future to assess the impact of management.

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Tome 22 (2017).

Études

Bernard DEFAUT — Notes de lecture phylogénétiques sur les Orthoptères Pages 5 – 33.

Résumé. Trois travaux de phylogénie moléculaires récents sont analysés et commentés. Du premier travail, ZHANG & al. (2013), il res-sort qu’il est difficile de trouver des marqueurs moléculaires et une méthode de construction des phylogrammes tout à fait convaincants. Parmi les douze phylogrammes proposés, les deux qui semblent les plus probants s’appuient, l’un sur le gène mitochondrial NADH, l’autre sur les combinés ribosomiques rRNA(C), tous deux étant construits avec la méthode bayésienne. Par ailleurs le niveau de bran-chement de la famille Pamphagidae dans l’arbre phylogénétique des Caelifera reste, pour moi, indécis : soit en position basale dans la superfamille Acridoidea, soit formant avec les Pyrgomorphidae une superfamille spéciale, les Pamphagoidea. Du second travail, NATTIER & al. (2011), je retiens une incertitude quant à l’âge relatif d’apparition des tribus Ramburiellini, Dociostaurini et Arcypte-rini ; également que Myrmeleotettix maculatus, « Stenobothrus » stigmaticus, « Omocestus » minutus et « Omocestus » minutissimus se révèlent génétiquement très proches les uns des autres, de même que les genres (ou sous-genres) Gomphocerus, Stauroderus et Alti-chorthippus. Le troisième travail, BUGROV & al. (2006), montre l’existence de sous-clades distincts au sein du clade Chrysochraonti-ni, le genre Euthystira étant en position basale, le genre Chrysochraon en position médiane et le genre Podismopsis en position sommi-tale.

Abstract. Three recent molecular phylogeny works are analysed and commented. The first work, ZHANG & al. (2013), shows the diffi-culty to find appropriate molecular markers and a truly convincing method to build phylogenetic trees. Among the twelve phylogenetic trees proposed, the two most convincing are constructed one from the NADH mitochondrial gene, the other from the combined riboso-mal rRNA (C) dataset, both being built with the Bayesian method. Moreover the branching level of the Pamphagidae family into the phylogenetic tree remains, for me, undecided: either a basal position in the Acridoidea superfamily, or forming with Pyrgomorphidae a special superfamily, Pamphagoidea. From the second work, NATTIER & al. (2011), I retain an uncertainty concerning the relative age of appearance of the tribes Ramburiellini, Dociostaurini, and Arcypterini; also that Myrmeleotettix maculatus, « Stenobothrus » stig-maticus, « Omocestus » minutus and « Omocestus » minutissimus turn out to be genetically very close to each other, as well as the gen-era (or subgenera) Gomphocerus, Stauroderus and Altichorthippus. The third work, BUGROV & al. (2006), shows distinct subclades within Chrysochraontini, the genus Euthystira being in basal position, the genus Chrysochraon in mid-position and the genus Podis-mopsis in the upper position.

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Bernard DEFAUT — Notes de lecture taxinomique sur le genre Calliptamus Serville (Orthoptera, Acrididae). Pages 15 – 19.

Résumé. Deux travaux taxinomiques récents portant sur le genre Calliptamus Serville en Algérie sont présentés et commentés. Dans le premier travail, SOFRANE & al. (2015) exposent les résultats d’une étude biochimique (cuticulaire), moléculaire (gène COI) et morpho-logique sur « le genre Calliptamus en Algérie » (en réalité elle a été menée uniquement sur des exemplaires de la région de Sétif). Leur conclusion est que, comme l’avait écrit JAGO en 1963, seules deux espèces seraient présentes en Algérie : C. barbarus et C. wattenwylianus. Mais l’identification de la seconde espèce, au moins, est problématique.
Le second travail expose une étude moléculaire réalisée par ROUIBAH & al. (2016) sur deux formes morphologiques présentes vers Jijel (forme petite, à trois taches fémorales internes) et à Ksar El Boukhari (grande forme, à une seule tache fémorale interne) ; ces deux mêmes formes ( ?) ont été étudiées antérieurement en Espagne par une équipe partiellement différente. La conclusion principale des au-teurs (extraordinairement prudente !) est que les données moléculaires ne permettent pas de considérer ces formes comme deux espèces, ni même comme deux entités taxinomiques en voie de spéciation, et cela malgré les nettes différences morphologiques et éthologiques constatées. Mais cette conclusion est assurément problématique.

Abstract. Two recent taxonomic works about the genus Calliptamus Serville in Algeria are presented and commented. In the first work, SOFRANE & al. (2015) expose the results of a biochemical (cuticular), molecular (COI) and morphological study about genus Callip-tamus in Algeria (in reality it was conducted only on samples from the region of Sétif). Their conclusion is that, as JAGO had written in 1963, only two species are present in Algeria: C. barbarus and C. wattenwylianus. But the identification of the second species, at least, is problematic.
The second work exposes a molecular study by ROUIBAH & al. (2016) about two morphological forms present to Jijel (small form, with three internal femoral spots) and Ksar El Boukhari (large form, with a single spot femoral); these same two forms (?) have been studied previously in Spain by another team. The main conclusion of the authors (extraordinarily cautious!) is that the molecular data do not al-low to consider these forms as two species, nor even as taxonomic entities experiencing a speciation process, and this despite the clear morphological and ethological differences found. But this conclusion is certainly problematic.

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Bernard DEFAUT — Révision taxinomique des Orthoptères du Maghreb. 1. Espèces et sous-espèces du genre Pyr-gomorpha Serville (Caelifera, Pyrgomorphidae). Pages 21 – 69.

Résumé. Une étude biométrique portant sur 56 paramètres morphologiques chez 243 exemplaires ♀♀ d’Afrique du Nord et de France aboutit à une nouvelle vision du genre Pyrgomorpha en Afrique du Nord. Trois grands groupes taxinomiques sont distingués. 1) Le groupe des taxons étroitement liés à P. lepineyi Chopard, dont les particularités morphologiques sont affirmées, et qui comprend quatre sous-espèces : P. l. lepineyi sur le Haut-Atlas occidental et centre-occidental, P. l. montigena Chopard sur le Moyen Atlas, P. l. keith-kevani ssp. nov. dans la partie sud-ouest du Moyen Atlas et sur le Haut Atlas centre-oriental, et P. l. morini ssp. nov. sur le causse d’El Hajeb. 2) Le groupe des taxons brachyptères, comprenant trois espèces ; d’abord P. maruxina Bolívar stat. nov., avec deux sous-espèces :P. m. maruxina stat. nov. à basse altitude dans le Maroc sud-occidental, de Tan-Tan à Essaouira (ou Safi) et P. m. tizintesti ssp. nov. à altitude moyenne sur le Haut Atlas occidental ; ensuite P. tricarinata Bolívar, avec trois sous-espèces : P. t. procera Bolívar stat. nov. au Maroc atlantique depuis Oualidia (ou Safi), jusqu’à Mohammedia, P. t. zaeriana Defaut comb. nov., de Mo-hammedia à Rabat (vers l’est jusqu’à El Kansera) et P. t. tricarinata stat. nov. dans le Maroc nord-atlantique, de Kenitra à Moulay-Bousselham ; enfin P. a. agarena Bolívar, localisée au Maroc nord-atlantique, depuis Ksar el Kebir jusqu’au littoral tangérois. 3) Le groupe des taxons isoptères, avec deux espèces ; d’abord deux autres sous-espèces de P. agarena Bolívar : P. a. vosseleri Uvarov stat. nov, largement répandu en Algérie (surtout au nord des Hautes Plaines), bien présent aussi au Maroc (notamment dans les massifs montagneux), et P. a. subconica ssp. nov. en Meseta côtière, de Salé à Kenitra (ou Ben Mansour) ; et P. tereticornis (Brullé) stat. nov. avec deux sous-espèces : P. t. tereticornis comb. nov. au nord du Sahara et P. t. cognata Krauss stat. nov., comb. nov. au sud du Sahara.
On doit mettre à part P. agarena miniata Bolívar stat. nov., du Haut Atlas centre-occidental (pays Glaoua), trop mal connu (même ses statuts de microptérie et de brachyptérie sont indécis).
Les paramètres biométriques le plus souvent efficaces pour séparer les taxons sont notamment les proportions des fémurs postérieurs, la longueur relative des antennes, la largeur absolue et la largeur relative de l’espace mésosternal, l’importance relative du dépassement des ailes au repos par les tegmina, la longueur relative des tegmina, les proportions du processus « vertex + fovéoles temporales » en avant des yeux, la longueur de l’œil relativement à l’espace interoculaire et au sillon sous-oculaire, la largeur maximale du vertex.
Une étude moléculaire de topotypes serait maintenant souhaitable, pour vérifier notamment les relations taxinomiques entre P. conica (Olivier) (dont la ssp. nominative semble absente du Maghreb), P. agarena agarena, P. agarena vosseleri (peut-être une espèce auto-nome), P. agarena subconica (do) et P. agarena miniata.

Abstract. A biometric study of 56 morphological parameters in 243 ♀♀ samples from North Africa and France leads to a new vision of the genus Pyrgomorpha in North Africa. Three main taxonomic groups are distinguished. 1) The closely related taxa of P. lepineyi Chopard group, whose morphological characteristics are strong, and which includes four subspecies: P. l. lepineyi on the Western and Central-Western High-Atlas, P. l. montigena Chopard on the Middle Atlas, P. l. keithkevani ssp. nov. in the southwestern part of the Middle Atlas and on Center-Eastern High Atlas, and P. l. morini ssp. nov. on the El Hajeb limestone plateau. 2) The brachypterous taxa group, including three species; first P. maruxina Bolívar stat. nov., with two subspecies: P. m. maruxina stat. nov. at low altitude in the South-Western Morocco, from Tan-Tan up to Essaouira (or Safi) and P. m.. tizintesti ssp. nov. at medium altitude on the Western High Atlas; then P. tricarinata Bolívar, with three subspecies: P. t. procera Bolívar stat. nov. to the Atlantic Morocco since Oualidia (or Safi), up to Mohammedia, P. t. zaeriana Defaut comb. nov., from Mohammedia up to Rabat (towards East up to El Kansera) and P. t. tricarinata stat. nov. in the North Atlantic Morocco, from Kenitra up to Moulay-Bousselham; finally P. a. agarena Bolívar is lo-cated in the North-Atlantic Morocco from Ksar el Kebir up to the Tangier coast. 3) the isopterous taxa group, with two species; first two other subspecies of P. agarena Bolívar: P. a. vosseleri Uvarov stat. nov., widespread in Algeria (especially at North of High Plains), present also in Morocco (notably in mountain ranges), and P. subconica ssp. nov. in coastal Meseta, from Salé up to Kenitra (or Ben Mansour); and P. tereticornis (Brullé) stat. nov. with two subspecies: P. t. tereticornis comb. nov. at north of Sahara and P. t. cogna-ta Krauss stat. nov., comb. nov. at south of Sahara.
P. agarena miniata Bolívar stat. nov., from Central-Western High Atlas (country Glaoua), is too poorly known (even its micropteric and brachypteric statutes are undecided)
The biometric parameters most often effective to separate the taxa are proportions of the hind femurs, relative length of the antenna, ab-solute and relative width of mesosternal space, relative importance of overcoming of the wings by tegmina, relative length of the tegmi-na, proportions of the process “vertex + temporal foveoles” in front of the eyes, relative length of the eye and maximum width of the vertex.
Now, a molecular study of topotypes would be desirable, to check such taxonomic relationships especially between P. conica (Olivier) (whose nominative subspecies seems absent from Maghreb), P. agarena agarena, P. agarena vosseleri (perhaps an independent spe-cies), P. agarena subconica (perhaps an independent species) and P. agarena miniata.

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Bernard DEFAUT — Révision taxinomique des Orthoptères du Maghreb. 2. Espèces et sous-espèces du genre Cal-liptamus Serville (Orthoptera, Acrididae). Pages 71 – 84.

Résumé. Une étude portant sur trente-deux caractères morphologiques chez soixante-neuf exemplaires ♂♂ algériens (ouest et centre du pays) de Calliptamus gr. barbarus / deserticola permet d’élever Calliptamus deserticola (Vosseler, 1902) au rang d’espèce valide : sta-tut nouveau. C. deserticola est présent en Algérie au moins depuis le Nord du pays jusque dans l’Atlas saharien ; C. barbarus ne semble pas dépasser les monts de Tlemcen vers le sud. Les deux espèces ont été trouvées ensemble dans un petit nombre de stations.
Par ailleurs Calliptamus okbaensis (Kheil, 1915) est très proche de Calliptamus wattenwylianus par son habitus trapu, par les bords des tegmina convergents (non parallèles) et par la position du pallium distante de l’apex de la plaque sous-génitale. Cependant les tegmina sont un peu plus allongés en Algérie qu’en Europe relativement au pronotum et aux fémurs postérieurs, ce qui justifie le statut de sous-espèce : statut nouveau.
D’autre part, le taxon Calliptamus montanus Chopard 1937, considéré comme synonyme de C. barbarus (Costa) depuis la révision de JAGO (1963), est élevé au rang d’espèce valide, sur des arguments morphologiques et altimétrique : statut nouveau.
Finalement le statut taxinomique de « Calliptamus barbarus var. pallidipes » Ramme, 1943, est questionné mais non résolu : variété de C. barbarus, ou bien sous-espèce de C. barbarus, ou bien espèce autonome ?

Abstract. A study on thirty-two morphological characters at sixty-nine Algerians ♂♂ samples (West and Center of the country) of Cal-liptamus gr. barbarus / deserticola allows elevating Calliptamus deserticola (Vosseler, 1902) to the status of valid species: new status. C. deserticola is present in Algeria since the North of the country at least until in the Saharan Atlas; C. barbarus does not seem to ex-ceed the Tlemcen Mountains towards the South. The two species were found together in some localities.
Besides, Calliptamus okbaensis (Kheil, 1915) is very close to Calliptamus wattenwylianus by its thickset habitus, by the edges of the tegmina convergent (no parallels) and by the position of pallium distant from the apex of the subgenital plate. However tegmina are a bit more elongated in Algeria than in Europe relatively to the pronotum and to the pronotum, which justifies the status of subspecies: new status.
On the other hand, the taxon Calliptamus montanus Chopard 1937, regarded as a synonym of C. barbarus (Costa) since the revision of JAGO (1963), is raised to the status of valid species on morphological and altimetrical arguments: new status
Finally the taxonomic problem of “Calliptamus barbarus var. pallidipes” Ramme, 1943, is asked but unsolved: variety of C. barbarus, or subspecies of C. barbarus, or independent species?

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Bernard DEFAUT — Aiolopus strepens (Latreille, 1804) ssp. alexandrei, nouveau taxon pour l’Afrique du Nord et la Corse. (Orthoptera, Acrididae). Pages 85 – 93.

Résumé. L’étude biométrique de quatre-vingt-sept exemplaires ♂♂ d’Aiolopus strepens a montré que cette espèce est représentée au Maroc, en Algérie, en Corse et en Sardaigne par une sous-espèce particulière : Aiolopus strepens (Latreille) ssp. alexandrei, nov. Elle se distingue de la sous-espèce nominative de France continentale par ses dimensions plus fortes (principalement œil et pronotum, égale-ment cerque, fémur postérieur et tibia postérieur) et par les fémurs postérieurs plus élancés. D’autres paramètres sont également signifi-catifs, notamment le rapport longueur de l’œil / longueur du sillon sous-oculaire, qui est plus élevé.

Abstract. Biometric study of eighty-seven samples ♂♂ of Aiolopus strepens showed that this species is represented in the Morocco, Algeria, Corsica and Sardinia by a particular subspecies: Aiolopus strepens (Latreille) ssp. alexandrei, nov. It differs from the nomi-native subspecies from continental France by its stronger dimensions (mainly eye and pronotum, also cerque, postfemur and posttibia) and more slender postfemurs. Other parameters are also significant, including the ratio length of eye / length of sub-ocular furrow, which is higher.

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Candice PEGHEON & David MORICHON — Prospections orthoptériques de la presqu’île des Dosses (espace naturel sensible 66-86, Pyrénées-Orientales) (Orthoptera, Acrididae). Pages 95 – 98.

Résumé. Un site naturel littoral des Pyrénées-Orientales a fait l’objet d’un inventaire orthoptérique répété à cinq années de distance. Quinze taxons ont été inventoriés.

Abstract. The peninsula of Les Dosses is a natural coastal site belonging to the departmental council of the Pyrénées-Orientales. It was the object of a repeated orthopteric inventory at five years of distance. Fifteen taxa were inventoried.

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Vincent DERREUMAUX, Stéphane BENCE, Yoan BRAUD & Jérôme BRICHARD — Contribution à la connaissance de l’orthoptérofaune du Vaucluse : taxons récemment découverts ou redécouverts. Pages 99 – 106.

Résumé. Le présent article présente 15 taxons jusqu’alors pas ou peu connus du département. Ces découvertes sont pour partie issues de prospections menées dans le but d’établir une liste commentée des Orthoptères du Vaucluse. Les travaux de recherche de données existantes et les échanges d’informations avec des collègues naturalistes ou entomologistes ont permis d’ajouter d’autres découvertes ré-centes non publiées.

Abstract. This article deals with 15 taxa previously not or little known from Vaucluse. Part of these discoveries result from targetted surveys carried out with the aim to establish an annoted checklist of Orthoptera of the Vaucluse. Other recent unpublished findings have been added due to searches for existing data and information exchanges with local naturalists and entomologists.

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Serge GADOUM — Suivi scientifique des Orthoptères suite à l’extension du Parc d’Activités « Les Portes du Vexin » à Ennery (Val d’Oise) : bilan au terme de cinq années (Orthoptera, Mantodea). Pages 107 – 126.

Résumé. Sur le périmètre du site d’extension de la Zone d’aménagement concerté (ZAC) de la commune d’Ennery (Val-d’Oise), une prairie a été maintenue à titre conservatoire et deux bassins ont été aménagés avec des semis de prairies mésohygrophile et mésophile afin de maintenir la Decticelle bariolée (Roeseliana roeselii) et le Criquet marginé (Chorthippus albomarginatus). Un suivi des Orthop-tères y est mis en place depuis 2008. Neuf espèces de fort intérêt patrimonial ont été recensées de 2008 à 2013, sur un total de vingt es-pèces. Dix-sept espèces d’Orthoptères dont huit espèces d’Orthoptères de « fort intérêt patrimonial » ont été recensées en 2013. Bien que l’espèce soit toujours présente, le maintien pérenne du Criquet marginé ne semble pas encore acquis ; la Decticelle bariolée est ab-sente de la prairie bordant l’allée de platanes mais reste encore bien présente ailleurs la ZAC. L’avancement des aménagements et le type de gestion instaurée devraient permettre en 2017 de conclure plus nettement sur le succès ou non des mesures mises en place pour le maintien de ces espèces.

Abstract. In the extension site of the joint development zone of Ennery (Val-d’Oise), a meadow has been maintained as a precautionary measure and two basins have been built and seeded with mesohygrophilic and mesophilic meadows in order to maintain Roesel’s bush-cricket and the Lesser marsh grasshopper. A monitoring of orthoptera species takes place since 2008. From a total of twenty species identified from 2008 to 2013, nine species of strong heritage interest were recorded. Seventeen species of orthoptera including eight species of strong heritage interest were identified in 2013. Although the Lesser marsh grasshopper is still present, the permanent maintenance of this species seems not yet ac-quired; Roesel’s Bush-cricket is absent from the meadow bordering the alley of plane trees but is still present elsewhere. The development advance and the type of introduced management should allow in 2017 to conclude more clearly on the success or failure of the measures implemented for the maintenance of these species.

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Bernard DEFAUT — Etude entomocénotique des milieux ouverts du parc national de Tlemcen et de ses environs (Algérie nord-occidentale). Pages 127 – 169.

Résumé. Soixante-seize relevés orthoptérocénotiques ont été effectués en 2009, 2010 et 2015 principalement sur les monts de Tlemcen, accessoirement dans la dépression de Remchi et sur les Hautes Plaines qui les bordent au nord et au sud, respectivement. Cela a permis de recenser soixante-trois espèces (soixante impliquées dans des synusies), dont huit ont une valeur patrimoniale, et dix synusies ou groupements, tous nouveaux. Des paramètres cénotiques ont été établis pour chaque relevé constitutif des synusies : nombre d’espèces, indice de similitude et indice d’originalité, qui permettront de suivre l’évolution de l’état de santé des milieux, et d’apprécier le bien-fondé des modes de gestion.

Abstract. Seventy-six Orthopteric samplings were carried out on 2009, 2010, and 2015, mainly over the mountains of Tlemcen, inci-dentally in the depression of Remchi and on the High Plains that border them at North and South, respectively. This allowed to identify sixty-three species (sixty are involved in the synusies), eight have a heritage value, and ten synusies or groupings, all new. Cenotic pa-rameters were established for each sampling constituting the synusies: number of species, similarity index and originality index, allow-ing to follow the evolution of the state of health of habitats, and to appreciate the merits of management methods.

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Brèves notes

Luc BELENGUIER — Découverte de Tylopsis lilifolia (Fabricius, 1793) en Auvergne (Ensifera, Tettigoniidae). Pages 171 – 172.

Résumé. L’auteur rapporte la découverte de Tylopsis lilifolia en Auvergne.

Abstract. The author reports the discovery of Tylopsis lilifolia in Auvergne region.

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Tome 23 (2018).

Études

Bernard DEFAUT — Biométrie des types des Caelifères du Maghreb (Orthoptera). 1. Mensurations chez les Pyr-gomorphidae. Pages 5 – 34.

Résumé. Des mensurations significatives ont été effectuées sur des types porte-nom de Caelifères du Maghreb (à défaut sur des para-types, des paralectotypes, ou même de simples topotypes), principalement pour des taxons dont la localité type est située sur le territoire marocain ou algérien et dont des exemplaires types sont au MNHN de Paris (parfois au MNCN de Madrid). Les localités types, la na-ture des types porte-nom et la composition des séries types ont été précisées dans la mesure du possible. Les photos présentées en an-nexe faciliteront la reconnaissance des types porte-nom dans les collections publiques.
Ce premier article concerne les types de la famille Pyrgomorphidae.

Abstract. Significant measurements were performed on name-bearing types (or alternatively on paratypes, paralectotypes or even sim-ple topotypic specimens) of Maghreb’s grasshoppers, mainly for taxa whose type locality is located on Moroccan or Algerian territory and whose name-bearing types are at the MNHN in Paris (sometimes at the MNCN in Madrid). Type localities, name types and type se-ries are identified as far as possible. Photos in the annex will facilitate recognition of the name-bearing types in public collections.
This first article is about types of Pyrgomorphidae family.

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Seyed Hossein HODJAT, Mehdi TORK, Marjan SEIEDY & Bernard DEFAUT. A taxonomic review of recorded spe-cies of Caelifera (Orthoptera) in Iran. Pages 35 – 75.

Résumé. Le but de cette étude est de fournir une liste taxinomique des plus de 350 Caelifera recensés en Iran, avec indication de leur Localité type, de la nature de leur type porte-nom, et de leur répartition connue en Iran. Ils sont classés en près de 110 genres, 33 tribus, 20 sous-familles, 6 familles, 4 superfamilles et 3 infraordres (Acrididea, Tetrigidea and Tridactylidae). Les familles présentes en Iran sont les Acrididae MacLeay 1821, les Pyrgomorphidae Brunner von Wattenwyl 1893, les Dericorythidae Jacobson & Bianchi 1902, les Pamphagidae Burmeister 1840, et les Tetrigidae Rambur 1838. La sous-famille Hemiacridinae Dirsh 1956 (Acrididae) est repré-sentée seulement par Hieroglyphus (= Miramia) perpolita Uvarov 1933, dans le Sud-Est de l’Iran. La tribu Parapleurini Brunner von Wattenwyl 1893 a été ajoutée à cette liste ; les Mecostethini Hebard 1924 et les Epacromiini Brunner von Wattenwyl 1893 sont consi-dérés ici comme des synonymes plus jeunes des Parapleurini. Le vocable Chorthippini Shumakov 1963 est un synonyme plus jeune de Gomphocerini Fieber 1853. Le genre Gomphocerippus Roberts 1941 (synonyme plus récent : Glyptobothrus Chopard 1952), dont les espèces ont les carène prozonales anguleuses, est un genre à part entière au sein des Gomphocerini. L’endémisme est fort : 24 genres sont endémiques en Iran (Acrididae : 15, Dericorythidae : 5, Pamphagidae : 4).
Une clef est proposée pour identifier les taxons de rang supérieur.

Abstract. The goal of this study is to provide a taxonomic list for more than 350 species of Iranian Caelifera, with indication of their type locality, of the nature of their name-bearing type, and of their known distribution in Iran. They are classified in near 110 genera, 37 tribes, 20 subfamilies, 6 families, 4 superfamilies and 3 infraorders (Acrididea, Tetrigidea and Tridactylidae). Families present in Iran are Acrididae MacLeay 1821, Pyrgomorphidae Brunner von Wattenwyl 1893, Dericorythidae Jacobson & Bianchi 1902, Pam-phagidae Burmeister 1840, Tetrigidae Rambur 1838 and Tridactylidae Brullé, 1836. The subfamily Hemiacridinae Dirsh 1956 (Acrididae) is represented only by Hieroglyphus (= Miramia) perpolita Uvarov 1933, in the South-East of Iran. The tribe Parapleu-rini Brunner von Wattenwyl 1893 has been added to this list; Mecostethini Hebard 1924 and Epacromiini Brunner von Wattenwyl 1893 are considered here as younger synonyms of Parapleurini. Chorthippini Shumakov 1963 is younger synonym of Gompho-cerini Fieber 1853. Genus Gomphocerippus Roberts 1941 (junior synonym: Glyptobothrus Chopard 1952), whose species have angu-lar prozonal carinas, is a separate genus Gomphocerini. Endemism is high: 24 genus are endemic in Iran (Acrididae: 15, Dericory-thidae: 5, Pamphagidae: 4).
A key is proposed to identify upper taxa of Iranian Acrididea.

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Bernard DEFAUT — Notes de lectures phylogénétiques sur les Orthoptères. 2. L’étude de HAWLITSCHEK & al. (2016) sur les code-barres ADN des Caelifères d’Europe centrale. Pages 77 – 82.

Résumé. Le phylogramme de HAWLITSCHEK & al. (2016) concerne les Orthoptères d’Europe centrale : Ensifères et Caelifères ; mais il est analysé ici uniquement pour ce qui se rapporte aux Caelifères. Ce phylogramme s’appuie sur le seul gène CO1, et il doit donc être pris avec précaution pour la taxinomie de niveau supérieur au genre, comme le soulignent les auteurs eux-mêmes. 1. Néanmoins on peut s’étonner du regroupement, sur un même sous-clade, de quatre sous-familles de l’ancienne famille « Catantopidae », et s’interroger sur sa signification taxinomique. 2. Contrairement à ce qu’on observait sur le phylogramme de CHAPCO & CONTRERAS (2011), construit sur cinq gènes mitochondriaux, l’Acridinae Acrida ungarica et les Locustinae (= Oedipodinae) Acrotylus insubricus, Mecostethus para-pleurus et Stethophyma grossum sont étrangement associés au sous-clade Gomphocerinae ; cela n’est pas du tout en accord avec la morphologie des espèces concernées. 3. La disposition interne des branches du sous-clade Locustinae suggère l’existence soit de deux tribus (Parapleurini et Locustini), soit de trois tribus (Parapleurini, Locustini et Oedipodini). J’avais déduit du phylogramme de CHAPCO & CONTRERAS (2011), qui montrait une association différente des genres, l’existence de trois tribus : Parapleurini, Locustini et Bryodemini. 4. Comme il est habituel sur les phylogrammes, mais contrairement à ce que suggère la morphologie, « Stenobothrus » stigmaticus est associé à des espèces du genre Myrmeleotettix. 5. Il apparaît clairement, une fois de plus, que l’ancien genre Chorthippus doit être démembré en trois genres distincts (qui ne peuvent pas être des sous-genres du genre Chorthippus !) : Chorthippus Fieber (es-pèce type : C. albomarginatus), Gomphocerippus Roberts (espèce type : G. rufus) et Pseudochorthippus Defaut (espèce type : P. parallelus).

Abstract. The phylogram of HAWLITSCHEK & al. (2016) concerns the Orthoptera of Central Europe: Ensifera and Caelifera; but it is analysed here only for what relates to Caelifera. This phylogram relies on the single CO1 gene, and therefore it must be taken with pre-caution for the taxonomic level upper to species, as underline it the authors themselves. 1. Nevertheless we can wonder for the grouping, on a same subclade, of four subfamilies of the old family “Catantopidae”, and question about its taxonomic meaning. 2. Contrary to what we observed on the phylogram of CHAPCO & CONTRERAS (2011), built from five mitochondrial genes, the Acridinae Acrida un-garica and the Locustinae (= Oedipodinae) Acrotylus insubricus, Mecostethus parapleurus and Stethophyma grossum are strangely associated into the Gomphocerinae subclade. This is not at all in agreement with the morphology of the concerned species. 3. The in-ternal arrangement of the branches of the subclade Locustinae suggests existence either of two tribes (Parapleurini and Locustini), which showed a different association of the genus, the existence of three tribes: Parapleurini, Locustini and Oedipodini. 4. As is usu-al on the phylograms, but contrary to what suggests certain morphological traits, ‘Stenobothrus » stigmaticus is associated with species of the genus Myrmeleotettix. 5. It appears clearly, once more, that the old genus Chorthippus must be dismembered into three distinct genus (which cannot be subgenus of genus Chorthippus!): Chorthippus Fieber (type species: C. albomarginatus), Gomphocerippus Roberts (species type: G. rufus) and Pseudochorthippus (type species: P. parallelus).

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Bernard DEFAUT — Notes de lectures phylogénétiques sur les Orthoptères. 3. L’étude de MOUSSI & al. (2018) sur les code-barres ADN des Caelifera Locustinae de la région de Biskra (Algérie). Pages 83 – 90.

Résumé. Le phylogramme établi et commenté par les auteurs concerne une cinquantaine de taxons de rang sous-spécifique relevant des Locustinae (= Oedipodinae), dont trente-trois sont présents au Maghreb, au moins potentiellement. Les auteurs ont généré eux-mêmes 47 séquences du gène mitochondrial CO1 pour 22 espèces récoltées en Algérie ; ils ont emprunté à Genbank les séquences des autres espèces. Leur but principal est d’initier une base de données des codes-barres de la wilaya de Biskra. Ils ont aussi mis en évidence une espèce nouvelle pour la science en Algérie, dont le genre n’a pas encore pu être précisé, ainsi qu’une nouvelle espèce d’Acrotylus sur l’île de Cos (Crête).
Comme il est habituel dans les études de ce type, les auteurs n’utilisent malheureusement pas les notions classiques d’espèce type, de lo-calité type, etc., pour leurs argumentations taxinomiques ; d’où des conclusions qui prêtent parfois à discussion, par exemple concernant le genre Vosseleriana, ou l’espèce identifiée comme Aiolopus tamulus, ou les sous-espèces d’Acrotylus insubricus et d’Oedipoda mi-niata, etc.

Abstract. The phylogram established and reviewed by the authors concerns about 50 subspecific taxa of Locustinae (= Oedipodinae), of which thirty-three are present in Maghreb, at least potentially. The authors have generated themselves 47 sequences of the mitochon-drial CO1 gene for 22 species sampled in Algeria; they borrowed to Genbank the sequences of other species. Their main purpose is to initiate a database of barcoding of the Biskra Wilaya. They have also highlighted a species newfor science in Algeria, whose gender has not yet been specified, as well as a new species of Acrotylus on the island of Cos (Crete).
As it is usual in such studies, unfortunately the authors do not use the classical notions of type species, type locality, etc., for their taxo-nomic arguments; and their conclusions lend sometimes to discussion, for example for the Vosseleriana genus, or for species identified as Aiolopus tamulus, or for subspecies of Acrotylus insubricus and of Oedipoda miniata, etc.

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Bernard DEFAUT — Notes de lectures taxinomique la thèse de Víctor Noguerales (2017) sur le complexe Gom-phocerippus binotatus / saulcyi (Caelifera, Acrididae). Pages 91 – 94.

Résumé. La thèse de Víctor NOGUERALES (2017) contient notamment une révision taxinomique du complexe Gomphocerippus binota-tus / saulcyi basée sur la morphologie (biométrie classique et géométrie morphométrique), et sur des données génétiques : polymor-phisme nucléotidique (SNP), gène mitochondrial CO1 et dix-huit marqueurs microsatellites nucléaires, qui sont analysés par une suite complète d’outils d’analyse bayésienne. L’auteur confirme les principales conclusions de ma révision taxinomique de 2011 (2015) : il met en évidence deux clades phylogénétiques, qu’il rapporte l’un à Gomphocerippus groupe binotatus, et qui comprend les entités bino-tatus (Charpentier), atlasi (Defaut) et armoricanus Defaut, et l’autre à Gomphocerippus groupe saulcyi, avec les entités saulcyi (Krauss), algoaldensis (Chopard), daimei (Azam), moralesi (Uvarov) et vicdessossi (Defaut). Il élève au rang d’espèce ces huit taxons élémentaires, que je considérais en 2011 à un rang sous-spécifique ; cependant il a indiqué postérieurement (NOGUERALES, 2018a) que ce nouveau schéma taxinomique devait être considéré comme une hypothèse de travail, nécessitant une vérification par un échantillon-nage génétique plus large. A un niveau clairement infra-spécifique il caractérise deux races génétiques chez G. binotatus et deux races génétiques chez G. armoricanus, qui devront être confirmées morphologiquement.

Abstract. The thesis of Victor Noguerales (2017) includes a taxonomic revision of the Gomphocerippus binotatus / saulcyi complex, based on morphology (classical biometric and morphometric geometry), and on genetic data: single nucleotide polymorphism (SNP), CO1 mitochondrial gene and eighteen nuclear microsatellite markers, which are analyzed by a comprehensive suite of Bayesian analysis tools. The author confirms the conclusions of my taxonomic revision of 2011 (2015): it highlights two main phylogenetic clades, related to Gomphocerippus group binotatus, and which includes the entities binotatus (Charpentier), atlasi (Defaut ) and armoricanus Defaut, and with Gomphocerippus group saulcyi, which consists of saulcyi (Krauss), algoaldensis (Chopard), daimei (Azam), moralesi (Uva-rov) and vicdessossi (Defaut). He elevates these eight elementary taxa to the rank of valid species, which I considered in 2011 to a sub-specific rank; however he indicated later (NOGUERALES, 2018) that this new taxonomic scheme must be considered as a working hy-pothesis, requiring a check by a broader genetic sampling. At a clearly infra-specific level he characterizes two genetic races in G. binotatus and two genetic races in G. armoricanus, which will have to be morphologically confirmed.

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Bernard DEFAUT — Compléments à la révision taxinomique du genre Pyrgomorpha au Maghreb (Defaut, 2017) (Caelifera, Pyrgomorphidae). Pages 95 – 99.

Résumé. L’auteur apporte des précisions sur la localité type de Pyrgomorpha lepineyi, et sur les caractéristiques biométriques de P. t. tereticornis, de P. t. cognata et de P. agarena vosseleri.

Abstract. The author brings some accuracies about the type locality of Pyrgomorpha lepineyi, and about the biometrical characteristics of P. t. tereticornis, P. t. cognata and P. agarena vosseleri.

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Guy-Noël YOU & Florian DORE — Observations récentes d’Aiolopus strepens (Latreille, 1804) dans le Massif armoricain deux-sévrien (Orthoptera, Caelifera, Acrididae, Locustinae). Pages 101 – 105.

Résumé. Aiolopus strepens est un criquet thermophile à répartition méridionale qui affectionne une large gamme de milieux dans le Sud de la France. Jusqu’en 2010, il est considéré rare en Deux-Sèvres et non connu du Massif armoricain. Depuis, la mise en place d’un atlas régional en Poitou-Charentes a suscité un certain engouement. Aiolopus strepens est désormais connu du Sud des Deux-Sèvres, où il est assez commun, au Nord, où il est plus rare. Suite à nos constats, nous pouvons probablement avancer que l’espèce s’est installée sur des sites où elle n’était pas connue avant 2016. Ceci met en avant une expansion actuelle de l’espèce vers le nord de la France comme en témoigne les observations dans d’autres départements.

Abstract. Aiolopus strepens is a thermophilic grasshopper with southern distribution occupying a wide range of habitats in the South of France. Until 2010, this species is considered rare in Deux-Sèvres and unknown in the Armorican massif. Since then, the establishment of a regional atlas of Orthoptera in Poitou-Charentes has generated a certain enthusiasm. Aiolopus strepens is now known quite com-mon in Southern Deux-Sèvres and rarer to the North. Following our observations, we can probably say that the species has colonized sites where it was not present before 2016. This highlights an expansion of Aiolopus strepens to northern France as evidenced by the observations in other departments.

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Jean MAURETTE — Le genre Polysarcus dans les Pyrénées et plus particulièrement en Ariège (Ensifera, Tettigo-niidae, Phaneropterinae). Pages 107 – 110.

Résumé. Des données inédites sur la présence du genre Polysarcus en Ariège sont présentées et discutées.

Abstract. Unpublished data on the presence of the genus Polysarcus in Ariège are presented and discussed.

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Luc BELENGUIER, Thibault BRUGEROLLE & Romain RIOLS — Contribution à la connaissance des Orthoptères d’Auvergne : bilan des découvertes issues de deux saisons de prospections (2016/2017) (Ensifera et Caelifera). Pages 111 – 116.

Résumé. L’actualisation de la liste rouge des Orthoptères d’Auvergne (BOITIER, 2017) a permis de publier l’état des connaissances acquises sur les orthoptères en Auvergne. Les données prises en compte pour l’actualisation de cette liste rouge régionale ont été récol-tées entre le 1erjanvier 1990 et le 31 décembre 2015. Dans le sillon de ce travail, des prospections réalisées en 2016 et 2017 en Auvergne ont permis d’améliorer de manière notable les connaissances et d’apporter un certain nombre de découvertes départementales ou régio-nales, mais aussi de localiser de nouvelles stations d’espèces peu communes ou considérées comme menacées dans la liste rouge de 2017.
Cet article présente les données recueillies en 2016 et 2017 en Auvergne qui constituent des premières mentions départementales voire régionales.
L’effort de prospection fourni en 2016 et 2017 porte à 84 le nombre de taxons composant l’orthoptérofaune auvergnate. À l’échelle dé-partementale, l’Allier comptabilise à présent 64 taxons (2 espèces nouvelles et la confirmation de populations pour Dociostaurus genei genei), le Cantal compte, après ces prospections 2016/2017, 74 taxons (5 espèces nouvelles), devenant le département auvergnat avec le plus grand nombre de taxons connus, et la Haute-Loire présente alors 68 taxons (5 espèces nouvelles). Le Puy-de-Dôme, département auvergnat où la pression d’observation pour les orthoptères est la plus forte, n’a pas vu son nombre d’espèces connues augmenter et ac-cueille toujours 73 espèces.

Abstract. The update of the Red List of Orthoptera of Auvergne (BOITIER, 2017) has made it possible to publish the state of knowledge acquired on Orthoptera in Auvergne. The data taken into account for updating this regional red list were collected between 1 January 1990 and 31 December 2015. In the wake of this work, surveys conducted in 2016 and 2017 in Auvergne improve notably the knowledge and bring a number of departmental or regional discoveries, and new stations of rare species or considered as threatened in the red list of 2017 was located.
This article presents the data collected in 2016 and 2017 in Auvergne which constitute the first departmental or even regional mentions.
The prospecting effort brings to 84 the number of taxa composing the Orthoptera fauna of Auvergne. At the departmental level, Allier now accounts for 64 taxa (2 new species and confirmation of populations for Dociostaurus genei genei), Cantal counts, after these sur-veys 2016/2017, 74 taxa (5 new species), becoming the department of Auvergne with the largest number of known taxa, and the Haute-Loire then hosts 68 taxa (5 new species). Puy-de-Dôme, department of Auvergne where the observation pressure is highest for Orthop-tera, has not seen its number of known species increase and still has 73 species.

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Bernard DEFAUT — Redéfinition de synusies orthoptériques modifiées après leur description. Pages 117 – 133.

Résumé. La nouvelle composition faunistique ou syntaxinomique de plusieurs orthoptérocénoses est présentée et commentée : Cono-cephaletum dorsalis Defaut 1999, Conocephalo dorsalis – Stethophymetum Defaut & Stallegger 2008, groupement à Conocephalus fuscus Defaut 2001, groupement à Chorthippus albomarginatus et Conocephalus fuscus nov., Chorthippetum dorsati sensu Defaut 1999, groupement à Stethophyma grossum et Isophya pyrenaea Defaut 1999a, Chorthippo albomarginati – Paracinemetum bisigna-tae Defaut 1994, groupement à Chorthippus albomarginatus Defaut 1994, groupement à Chorthippus albomarginatus et Eumodico-gryllus bordigalensis nov., groupement à Chorthippus albomarginatus et Stethophyma grossum nov., Pezottetigi giornae – Zeune-rianetum abbreviatae Defaut 2002, Metriopteretum buyssonii Defaut 1994, Euthystiretum brachypteri Defaut 2004, Gomphoceri-dietum brevipennis Defaut 1994.

Abstract. The new faunal or syntaxonomic composition of several orthopterocenosis is presented and discussed: Conocephaletum dorsalis Defaut 1999, Conocephalo dorsalis – Stethophymetum Defaut & Stallegger 2008, grouping to Conocephalus fuscus Defaut 2001, grouping to Chorthippus albomarginatus and Conocephalus fuscus nov., Chorthippetum dorsati sensu Defaut 1999, grouping to Stethophyma grossum and Isophya pyrenaea Defaut 1999a, Chorthippo albomarginati – Paracinemetum bisignatae Defaut 1994, grouping to Chorthippus albomarginatus Defaut 1994, group to Chorthippus albomarginatus and Eumodicogryllus bordigalensis nov., grouping to Chorthippus albomarginatus and Stethophyma grossum nov., Pezottetigi giornae – Zeunerianetum abbreviatae De-faut 2002, Metriopteretum buyssonii Defaut 1994, Euthystiretum brachypteri Defaut 2004, Gomphoceridietum brevipennis Defaut 1994

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François BETARD — Une nouvelle synusie des prairies humides dans le Marais poitevin. Implications biogéogra-phiques et entomocénotiques Pages 135 – 147.

Résumé. Une nouvelle synusie orthoptérique – le Mecostetho parapleuri–Paracinemetum bisignatae nov. – est décrite dans le Marais poitevin, une des grandes zones humides de la façade atlantique française. Relevant de la nouvelle division Stethophymea grossi Defaut 2016, cette synusie occupe plus spécifiquement des prairies inondables par crue de débordement et/ou engorgement hivernal dans le Ma-rais « mouillé » bocager, où le mode de gestion dominant des parcelles demeure un pâturage bovin à caractère extensif. Alors que les synusies hygrophiles à mésohygrophiles du Bocage vendéen, typiques des plaines septentrionales, appartiennent désormais au Cono-cephaletalia dorsalis Defaut 1999, celles du Marais poitevin marquent une rupture biogéographique très nette par leur rattachement au Mecostethetalia parapleuri Defaut 2016 typique des plaines méridionales en bioclimat collinéen.

Abstract. A new orthopterical synusia – the Mecostetho parapleuri–Paracinemetum bisignatae nov. – is described in the Marais Poi-tevin, one of the great wetlands of the French Atlantic coast. In the new division Stethophymea grossi Defaut 2016, this orthopteran community occupies more specifically flooding meadows in the “Marais mouillé bocager”, where the dominant management mode of the plots remains a bovine pasture with an extensive character. Whereas the hygrophilous and mesohygrophilous synusies of the “Bo-cage Vendéen”, typical of the northern plains, appear to be related to the Conocephaletalia dorsalis Defaut 1999, those of the “Marais Poitevin” mark a very clear biogeographic break with unequivocal rattachment to Mecostethetalia parapleuri Defaut 2016 typical of the southern plains in the collinean bioclimate.

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Bernard DEFAUT & Alexandre FRANÇOIS — Evaluations densitaires des Orthoptères en moyenne-Moulouya (Maroc oriental) (Ensifera, Caelifera, Mantodea). Pages 149 – 168.

Résumé. Les comptages à vue permettent d’obtenir des pourcentages d’espèces dans un milieu et à une période donnés, ainsi que des indices horaires d’abondance par espèce, et toutes espèces confondues. Les indices horaires d’abondance peuvent eux-mêmes être con-vertis en densités vraies si on a établi auparavant un abaque de conversion, au moyen de comptages prolongés au cadre toilé ou au cadre métallique plat. Les pourcentages d’espèces obtenus par comptage à vue sont en principe valables quelque soit l’opérateur ; au contraire, chaque opérateur doit mettre au point son propre abaque de conversion des indices horaires d’abondance en densités vraies.
Les comptages à vue destinés à évaluer la ressource en Orthoptères devront durer au moins 40’ (voire 80’) dans des conditions densi-taires basses (10 à 50 individus par 100 m²) ; la durée reste à préciser dans des conditions densitaires élevées, telles que 800 individus par 100 m² : peut-être plus de 90’. L’étalonnage des comptages à vue devra s’appuyer sur des comptages au cadre de 3 m² suffisamment prolongés pour que la densité cénotique et la densité des espèces dominantes soient stabilisées. Pour obtenir cette stabilisation il faudrait peut-être entre 300 et 400 jeters de cadre dans des conditions densitaires très basses, c’est-à-dire de l’ordre de 5 à 10 individus par 100 m², entre 160 et 200 jeters pour des densités de l’ordre de 20 à 50 individus par 100 m², mais seulement une quinzaine de jeters dans des conditions de densité élevées, de l’ordre de 800 individus par 100 m². L’utilisation du cadre plat (très léger et maniable) en remplacement du cadre toilé est possible dans les steppes où le pourcentage de sol nu est élevé (> 70%) et où la densité orthoptérique est faible (< 50 individus / 100 m²) ; dans des circonstances contraires il faut utiliser le cadre toilé.

Abstract. The countings at sight allow obtaining the percentages of species in an given environment and period, as well as abundance hourly indices by species, and all species together. Abundance hourly indices can themselves be converted into true densities if we es-tablished previously an abacus of conversion, using extendend countings with a linen frame or with a flat metallic frame. The percent-ages of species obtained by countings at sight are in principle valid regardless of the operator; on the contrary, each operator must devel-op its own abacus of conversion of abundance hourly indices into true densities.
The countings at sight intended to evaluate the resource in Orthoptera will have to last at least 40′ (even 80′) in low densitaire conditions (10 to 50 individuals per 100 m²); the duration remains to be specify in conditions high densitaire conditions, such as 800 individuals per 100 m²: maybe more than 90′. The calibration of the countings at sight will have to rely on countings with frame of 3 m², sufficiently extended so that the cenotic density and the density of the dominant species are stabilized. To obtain this stabilization it would be neces-sary maybe between 300 and 400 throwings of frame in conditions of very low densities, i.e. in the order from 5 to 10 individuals per 100 m², between 160 and 200 throwings for densities in the range of 20-50 individuals per 100 m², but only about fifteen throwings in high density conditions, of the order of 800 individuals per 100 m². The use of a flat frame (very light and handy) in place of the linen frame is possible in steles where the percentage of bare ground is raised (> 70%) and where the orthopteric density is low (50 individu-als per 100 m²); in opposite circumstances it is necessary to use the linen frame.

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Tome 24 (2019).

Études

Bernard DEFAUT & Víctor NOGUERALES — Révision taxinomique de la super-espèce Gomphocerippus binotatus (Charpentier). Pages 5 – 27.

Résumé. La présente étude s’appuie sur des travaux antérieurs des auteurs (DEFAUT 2011 et 2015, NOGUERALES 2017, NOGUE-RALES & al. 2016, 2017, 2018a, 2018b), complétés ici par une étude biométrique supplémentaire, portant à 46 paramètres primaires (contre 43 en chez DEFAUT 2001) mesurés ou appréciés sur 151 ♂♂ (62 ♂♂ chez DEFAUT 2011), et à 42 paramètres primaires (36 chez DEFAUT 2011) mesurés ou appréciés sur 168 ♀♀ (73 ♀♀ chez DEFAUT 2011). Il apparait que Gomphocerippus binotatus et G. armo-ricanus sont des espèces distinctes, dont la divergence initiale remonterait à l’interglaciaire Günz-Mindel.
Ces deux espèces ont chacune plusieurs sous-espèces : G. binotatus binotatus dans le Nord et le Centre de l’Ibérie, G. binotatus ibericus nov. dans le Sud et l’Est de l’Ibérie, G. binotatus beticus nov. en Sierra Nevada à partir de 2 000 m, G. armoricanus armori-canus dans l’Ouest, le Sud-Ouest et le Centre de la France, et G. armoricanus provincialis dans le Sud-Est de la France (et ponctuelle-ment dans les Pyrénées aragonaises).
Compte tenu d’une part de l’imprécision de la localité type de G. binotatus (« Portugal ») et d’autre part du fait que ses deux sous-espèces principales sont présentes au Portugal (l’une au Nord, l’autre au Sud), un néotype a dû être désigné, qui sera déposé au Mu-séum national de Sciences Naturelle (MNCN-CSIC), à Madrid (Espagne). La néolocalité type est sur la Serra da Estrela (Beira Alta, Portugal ; coordonnées précises dans le texte).

Resumen. Este estudio toma como punto de inicio los anteriores trabajos de los autores (DEFAUT 2011 et 2015, NOGUERALES 2017, NOGUERALES & al. 2016, 2017, 2018a, 2018b), los cuales se ven aquí complementados con un estudio biométrico adicional de 46 parámetros primarios (frente a los 43 considerados en DEFAUT 2001), medidos o apreciados en 151 ♂♂ (62 ♂♂ en DEFAUT 2011), y 42 parámetros primarios (36 en DEFAUT 2011) medidos o apreciados en 168 ♀♀ (♀♀ 73 en DEFAUT 2011). Este trabajo indica que Gomphocerippus binotatus y G. armoricanus son especies distintas, cuya divergencia se remontaría al periodo interglaciar Günz-Mindel.
Estas dos especies tienen varias subespecies: G. binotatus binotatus en el norte y el centro de Iberia, G. binotatus ibericus nov. en el sur y este de Iberia, G. binotatus beticus nov. en Sierra Nevada por encima de los 2 000 m de altitud, G. armoricanus armoricanus en el oeste, sudoeste y centro de Francia, y G. armoricanus provincialis en el sureste de Francia (y puntualmente en el Pirineo aragonés).
Teniendo en cuenta la imprecisión de la localidad tipo de G. binotatus (“Portugal”) y dado que sus dos principales subespecies están presentes en Portugal (una al norte, y otra al sur), un neotipo tuvo que ser designado, el cual será dado en el Museo Nacional de Cien-cias Naturales (MNCN-CSIC) en Madrid. La nueva localidad tipa está en Serra da Estrela (Beira Alta, Portugal; coordenadas precisas en el texto).

Abstract. This study is based on previous works from the authors (DEFAUT 2011 et 2015, NOGUERALES 2017, NOGUERALES & al. 2016, 2017, 2018a, 2018b), which are complemented here by an additional biometric study considering 46 primary parameters (com-pared to 43 in DEFAUT 2001) quantified in 151 ♂♂ (62 ♂♂ in DEFAUT 2011), and 42 primary parameters (36 in DEFAUT 2011) quanti-fied in 168 ♀♀ (73 ♀♀ in DEFAUT 2011). Our study shows that Gomphocerippus binotatus and G. armoricanus are distinct species, whose divergence dates back the Gunz-Mindel interglacial period.
Each of these two species each presents several subspecies, namely: G. binotatus binotatus in northern and center Iberia, G. binotatus ibericus nov. in southern and eastern Iberia, G. binotatus beticus nov. in Sierra Nevada above 2 000 m, G. armoricanus armoricanus in western, southwestern and center France, and G. armoricanus provincialis in southeastern France (and occasionally lo-cated in the Aragonese Pyrenees).
Because of the inaccuracy of the type locality of G. binotatus (“Portugal”) and given that its two main subspecies are distributed in Por-tugal (the one in the North, the other in the South), we considered a neotype had to be designated, which will be held by the National Museum of Natural Sciences (MNCN-CSIC) in Madrid (Spain). The new type locality is located in Serra da Estrela (Beira Alta, Portu-gal; specific coordinated are provided in the text).

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Vincent DERREUMAUX, Jérôme BRICHARD, Guillaume AUBIN, Mathilde DUSACQ, Stella MAUREL & Jean-Marin DESPREZ — Contribution à la connaissance de l’orthoptérofaune du Vaucluse : de nouvelles découvertes. Pages 29 – 36.

Résumé. Le présent article présente neuf taxons jusqu’alors pas ou peu connus du département. Ces découvertes sont pour partie issues de prospections menées dans le but d’établir un atlas des Orthoptères du Vaucluse. Les travaux de recherche de données existantes et les échanges d’informations avec des collègues naturalistes ou entomologistes ont permis d’ajouter d’autres découvertes récentes non publiées.

Abstract. This article deals with nine taxa previously not or little known from Vaucluse. Part of these discoveries result from tar-getted surveys carried out with the aim to establish an annoted checklist of Orthoptera of the Vaucluse. Other recent unpublished find-ings have been added due to searches for existing data and information exchanges with local naturalists and entomologists.

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Sylvain BONIFAIT — Quelques nouvelles données d’Orthoptères en Ariège (Orthoptera). Pages 39 – 40.

Résumé. Quelques observations récentes d’espèces peu communes en Ariège sont présentées, incluant la découverte en 2018 de Gryllomorpha dalmatina.

Abstract. Some new data of rare species from Ariège are discussed, including the discovery of Gryllomorpha dalmatina in 2018.

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Bernard DEFAUT — Révision du Platycleidetum albopunctatae Defaut 1994. Pages 41 – 49.

Résumé. La synusie Platycleidetum albopunctatae décrite en 1994 et révisée une première fois en 2002, est réexaminée à nouveau ici. Il en résulte qu’elle doit être décomposée en deux synusies distinctes, quoique affines : le Platycleidetum sensu stricto et le Pla-tycleido albopunctatae – Chorthippetum dorsati nov. ; la première, davantage xérophile, est transgressée par un cortège d’espèces eu-ryméditerranéenne, principalement Calliptamus barbarus ; la seconde possède en exclusivité l’espèce eurosibérienne Roeseliana roese-lii. D’autres différences moins importantes sont mises en évidence.

Abstract. The community Platycleidetum albopunctatae described in 1994 and revised once in 2002, is reviewed again here. Therefore, it must be broken down into two distinct, albeit refined communities: the Platycleidetum sensu stricto and the Platycleido al-bopunctatae – Chorthippetum dorsati nov.; the first one, more xerophilous, is overrun by eurymediterranean species, mainly Callip-tamus barbarus; the second one has exclusively the eurosiberian species Roeseliana roeselii. Other less important differences are high-lighted

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Bernard DEFAUT — Un nouveau système syntaxinomique pour les Orthoptères du Maghreb. Pages 51 – 69.

Résumé. En m’appuyant sur la distribution de 170 taxons orthoptériques dans 45 synusies (ou groupements) au Maroc et en Algé-rie, j’ai pu recomposer mon système syntaxinomique pour le Maghreb. Les paramètres utilisés sont surtout l’écologie stationnelle des habitats, la distribution géographique des taxons, leur valence bioclimatique et leur fréquence dans les synusies. Finalement, le synsys-tème euryméditerranéen pour le Maghreb et l’Europe occidentale comprend désormais 1 division, 3 classes, 6 ordres, 4 sous-ordres, etc., pour les synusies des milieux secs, et 1 division, 1 classe et 1 ordre pour les synusies des milieux humides.

Abstract. Using the distribution of 170 Orthopteric taxa in 45 synusies (or groupings) in the Morocco and Algeria, I was able to re-compose my syntaxonomic system for the Maghreb. The parameters used are essentially ecology of habitats, geographic distribution of the taxa, their bioclimatic valency and their frequency in the synusies. Ultimately, the eurymediterranean synsystem for Maghreb and Western Europe now includes 1 division, 3 classes, 6 orders, 4 suborders, etc., for the synusies of dry habitats, and 1 division, 1 class and 1 order for the synusies of wetlands.

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Bernard DEFAUT — Essai sur les synusies orthoptériques méditerranéennes de la France continentale et de la Corse. Pages 71 – 103.

Résumé. Quatre-vingt relevés orthoptériques ont été effectués de 1996 à 2013 en France continentale méditerranéenne, et trente-quatre relevés en Corse en 2005, dont vingt-quatre en plaine méditerranéenne et dix en montagne. Cela a permis de recenser huit synu-sies ou groupements en France continentale méditerranéenne, dont cinq sont nouveaux, et cinq en Corse méditerranéenne, tous nou-veaux.

Abstract. Eighty Orthopteric samplings were carried out from 1996 to 2013 in continental Mediterranean France, and thirty-four samplings in Corsica on 2005, including twenty-four in Mediterranean plain and ten in the mountains. This allowed identifying eight synusies or groupings in continental Mediterranean France, whose five of which are new, and five in Corsica Mediterranean, all new.